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11/06/2015

Chronique d'album: Judas Priest « Defenders of the faith » (30th anniversary edition)

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Judas Priest, Defenders of the faith (30th anniversary edition)

(Columbia, 2015)

1984 : le Heavy Metal traditionnel cartonne et connait son heure de gloire absolue. Iron Maiden, Dio, Def Leppard et Judas Priest remplissent les stades dans le monde entier et changent à jamais le visage du rock. Les groupes de Métal affluent de partout, en France même où les Satan Jokers, Attentat Rock, Warning et autres H Bomb montrent la vitalité du style dans un pays qui a pourtant souvent été à la traîne niveau Hard Rock et assimilés…  Judas Priest est alors l’un des groupes anglais les mieux établis dans le style. Il a déjà derrière lui une carrière de 15 années, 8 albums, un live, plusieurs tournées mondiales et des millions d’albums vendus en particulier British Steel (1980) et Screaming for vengeance (1982), réels monuments du genre qui ont littéralement cassé la baraque et permis au groupe de Birmingham de s’établir solidement aux Etats-Unis.

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Mais qu’est-ce qui démarque Judas Priest des autres à l’époque ? Plusieurs choses : son imagerie métal, motos, cuir et clous (du meilleur goût n'est-ce pas?); son chanteur, Rob Halford, capable de prouesses sonores rares et surtout le style très métallique des compositions portées par deux guitaristes virtuoses ainsi que par une section rythmique implacable. Voilà la formule qui a fait leur succès et que les Anglais réemploient sur ce neuvième album, à une époque où les artistes savaient montrer leur talent sur la durée… Defenders of the Faith fait quasiment aussi bien que ses prédécesseurs tout en démontrant la capacité des musiciens à jouer une musique encore plus agressive tout en conservant leur son si caractéristique : la mythique chanson « Freewheel Burning » en témoignera mieux qu’un long discours. Judas Priest ne manqua d’ailleurs jamais, dans sa longue carrière, de montrer aux jeunes groupes de Métal qu’il savait lui aussi durcir son style et jouer du quasi-Thrash  (voir l’excellent album de 1990 : Painkiller).




Defenders of the Faith remporte, dès sa sortie, un immense succès. Sur les dix titres, quasiment tous sont des « hits » en puissance et plusieurs restent à ce jour des grands classiques du groupe et même du Heavy Métal en général. C’est un album que j’affectionne particulièrement et que je sortirais directement avec le Live after death d’Iron Maiden si l’on me demandait une définition du Heavy Métal. Vous pouvez le redécouvrir maintenant dans cette belle édition de 3 CDs qui comprend, en plus de l’album en lui-même, un concert entier datant de la tournée qui suivit et qui fut enregistré dans la légendaire Long Beach Arena en mai 1984 (là où fut enregistré Live after death justement) . Le son est excellent, Priest aligne les "hits" et offre une prestation impeccable qui dut rester gravée dans la mémoire des milliers de personnes présentes ce soir-là, reprenant en cœur les refrains des titres les emblématiques des Anglais à l’image du célèbre « Breaking the law ». On aurait donc tort de se priver de cette édition anniversaire qui, pour un prix raisonnable, vous offre un grand classique du Métal qui n’a absolument pas vieilli et plus de deux heures de musique de qualité !

Rüdiger / C.N.C.

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