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26/05/2015

Chronique d'album: Sarpanitum "Blessed be my brothers"

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 Sarpanitum, Blessed be my brothers,

(Willowtip Records, 2015)

Vous l’avez sans doute remarqué, au CNC on aime beaucoup le metal, et plus particulièrement le black metal. Son « grand frère » le death, quant à lui, était jusqu’à présent un peu délaissé. Ce sous-genre, apparu à la fin des années 80’s, est à classer dans la catégorie « extrême » à l’instar du black metal, du thrash metal et du grindcore. Tempos endiablés ou monolithiques, guitares souvent accordées six pieds sous terre et vocaux d’outre-tombe sont au programme. Les thèmes abordés tournent en général autour de l’horreur, de la guerre et de Satan (pour changer !). Le deuxième album des anglais de Sarpanitum sort pour le coup des sentiers battus. Point de bidoche sanguinolente mais une plongée dantesque dans l’univers des croisades.

Formé en 2003, ce trio britannique réunit des musiciens aguerris, au niveau technique impressionnant. Après un premier album sorti en 2007 et un EP en 2011, les voici qui reviennent pour notre plus grand plaisir avec Blessed be my brothers. Pourvu d’une superbe pochette en total corrélation avec le sujet de l’album, ce deuxième LP fait très mal ! Prenez la brutalité du Morbid Angel période Fatal formulas to the flesh, ajoutez-y le côté épique et grandiloquent d’Emperor, le tout avec les guitares « cosmiques » de Mithras et vous aurez une petite idée de ce qui vous attend. Leon Macey, qui est également batteur chez leurs compatriotes de Mithras, ravage tout sur son passage, à grands coups de « blastbeats » et de double grosses caisses ; mais le bougre sait aussi baisser en intensité pour servir au mieux les morceaux. La voix de Tom Innocenti reste plutôt classique, voir banale mais fait bien le boulot. Elle s’intègre parfaitement dans l’ensemble et n’en fait pas trop, ne sonnant pas comme un brontosaure ayant mangé trop de fibres, comme cela peut être le cas chez certains groupes. Les guitares sont le point fort de cet opus. Des gros riffs typés death metal sont littéralement sublimés par des « leads » très mélodiques, parfois techniques mais toujours dans le ton, comme sur les morceaux Truth et Thy sermon lies forever tarnished. C’est un festival grandiose qui nous est offert, et cette débauche de leads et de solos, sans que cela en devienne indigeste, est la composante majeure de Sarpanitum, sa marque de fabrique. Quelques nappes de synthétiseur sont présentes tout au long de l’album. Malgré tout discrètes, elles contribuent à l’ambiance générale comme sur le morceau Malek Al-Inkitar.

Blessed be my brothers est un album homogène, compact. Composé de sept véritables morceaux et de trois interludes, ce second effort de Sarpanitum réussit un incroyable tour de force en mêlant une musique brutale et atmosphérique. Ce coup de bélier sonique apporte un petit souffle de fraicheur bienvenu dans la scène death metal. Ayant de grandes chances de finir en pole position des meilleurs albums du genre pour 2015, les fans du « metal de la mort » ne seront pas déçus. Quant aux néophytes, ces derniers pourront s’essayer à un style qui peut paraitre hermétique de prime abord grâce à une œuvre accessible par ses accroches mélodiques.

 

Donatien / C.N.C.

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