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12/04/2015

De la nécessité d'un retour vers le futur

De la nécessité d'un retour vers le futur

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Une chose est sûre dans la France de 2015 : la période 1939-1945 est tout sauf un point de détail. Les monomaniaques de tout poil, quels que soient leurs camps idéologiques, se révèlent, hélas, incapables de couper le cordon ombilical avec cette séquence historique douloureuse et complexe, quoique riche en enseignements, qui scella le sort de la Grande Europe que nous appelons de nos vœux. Nous n'avons pas vécu l’occupation Allemande, le rationnement, les bombardements ou le STO. Nous n'avons pas non plus le profil de ces Hommes à la volonté d’acier qui ont offert leurs vies pour une cause qui leur semblait noble et juste. Pourtant, force est de constater que nous avons l’impression que la Seconde Guerre mondiale n’a jamais été aussi présente soixante-dix ans après son terme. Soirées à thèmes sur Hitler et le Troisième Reich (mention spéciale à RMC Découverte), traque d’anciens nazis, réparations financières en tout genre, et dans un registre plus léger, le « revival » vestimentaire « nazi-friendly » dans certains pays asiatiques. Il faut croire que nous sommes, nous Européens, coincés dans une faille temporelle pour notre plus grand malheur…

Il est vrai qu’aux yeux du « système » cette plaie béante est du pain béni, une blessure dont il empêche la cicatrisation, de ses doigts crochus, par de multiples façons et pour de multiples raisons. L’une de ces raisons est évidemment le prétendu discrédit de toute politique patriotique, nationaliste et identitaire. Les persécutions antisémites et les théories raciales sont en réalité la meilleure arme du système en place qui résume grossièrement la Seconde Guerre mondiale à ces faits. D’une pierre, deux coups, elle jette l’opprobre sur la question identitaire, ce qui lui permet en même temps d’évacuer d’un revers de la main les questions et surtout les réponses vis-à-vis des problèmes économiques rencontrés à l’époque. Cette tactique bien rodée, dont la clef de voûte est indéniablement la Shoah, s’appuie sur un manichéisme primaire, malhonnête, drapé de censure, si bien que quiconque souhaitant rétablir quelques vérités sciemment omises, bien qu’animé d’une démarche honnête et sincère, sera accusé de sympathie pour la bête immonde. C’est qu’il y en a des choses à dire qui ne sont plus dites à nos compatriotes ! Evidemment un bon nombre d’entre eux n’ont même pas la volonté de démêler le vrai du faux, de se plonger dans la complexité passionnante des événements de la Seconde Guerre mondiale, notamment sur ce qui s’est passé à Vichy, à la Libération ou dans les camps. Y a pas besoin de se casser le cul à réfléchir quand on est cathodique.

Les réminiscences de l’ « omni-fascisme » dans la société française sont marginales et le système le sait. Son ennemi politique, le Front National, malgré ses défauts, incarne une opposition au projet mondialiste de par ses positions sur l’immigration et la finance internationale entre autre. Longtemps diabolisé à grand renforts de références historiques « nauséabondes » car issu du compromis des patriotes des années 70, il gagne inexorablement du terrain dans un pays en voie de déclassement et de dépérissement lent au point que la tactique de la diabolisation/front républicain/ni-ni a tendance à devenir inefficace. Bref le capital « fascist-credibility » du Front National est faible excepté pour quelques irréductibles gauchistes. C’est à ce moment-là que le « système » pose l’une de ses cartes les plus efficaces sur la table : les « fafs ».

« Héros » des reportages à sensations qui font peur à la ménagère de moins de 50 ans, gagne-pain des pseudos experts de l’extrême droite, ce sont les derniers recours que le  « système » utilise, un carré d’as puant le bluff à plein nez. Ressusciter la Waffen SS et la Wehrmacht relève de la nécromancie, et le système est très fort à ce jeu-là, grâce aux clichés ambulants qu'il a sous sa main invisible. Notre propos n’est pas d’englober tous les insoumis et les dissidents dans cette catégorie, mais un constat s’impose : nombreux sont ceux qui se coincent dans la période 1939-1945. Nostalgie d’une époque que nous n’avons pas connue, fantasmes de spectateurs se pensant être impuissants face au monde moderne ou réelle adhésion à des idéologies passées ? Sûrement un peu de tout ça…

Afficher un tel décorum, de telles références c’est tendre le bâton pour se faire battre, c’est incarner ce que le « système » attend. Il ne faut pas être ses épouvantails! Ne lui faisons pas ce cadeau ! Cela ne veut pas dire pour autant que nous devons renier des idées, nous devons au contraire assumer nos idées tout en étant flexible sur la stratégie. Nous sommes en milieu hostile et l'intelligence politique commande de s'adapter collectivement à notre environnement comme toute espèce souhaitant survivre.

La question des chambres à gaz n'est pas politique. Elle n'a donc rien à faire dans le débat public. Ce sont nos ennemis qui ont fait des chambres à gaz un débat public et c'est une attitude parfaitement réactionnaire que de rentrer dans ce débat.

L'objectif de la politique s'est de gérer la cité et de donner un cap historique à son peuple, c'est ce qui fait la différence entre Napoléon, Mussolini, Lénine et la petite politique. Il n'y a strictement aucun cap dans l'attitude et les propos de Jean-Marie Le Pen, il ne fait que s'enfermer dans un débat qu'adore le système. Débat qui est en outre bien loin des préoccupations des Français.

A ce titre, le problème du FN, ce n'est pas sa « dédiabolisation » sur la forme, déjà encouragée par Bruno Mégret dans les années 90, car c'est une condition nécessaire à toute prise de pouvoir électorale (ou non) et à toute action politique concrète et efficace dans le réel. Le problème, ce sont ses orientations sur le fond, ce qui est très différent. Or, lorsque des propos ou des attitudes provocatrices sont lâchées dans le débat public, ce n'est pas le fond qui est discuté, mais la forme. Ainsi, nous sommes en accord avec toute optique de « crédibilisation » sur la forme. A moins de vouloir être l'idiot utile du système, aucun militant sincère ne croit sérieusement qu'un calembour sur les chambres à gaz possède un quelconque intérêt politique, ni qu'il va permettre de construire, bâtir et fonder quelque chose de solide et durable.

Aussi c'est pourquoi nous pensons qu'il serait plutôt préférable de rentrer dans une « disputatio » avec le FN sur les idées (Franc / Euro, jacobinisme / fédéralisme, assimiliation / remigration, productivisme / écologie organique, etc...) et non sur des impasses (Pétain, chambre à gaz, etc...).

Enfin, il paraît fondamental de préciser qu'un cap générationnel doit être passé. La génération à laquelle nous appartenons pour la plupart (20-30 ans) doit imposer ses préoccupations et propositions dans le contexte de la mondialisation et non recycler le discours des générations passées (collaboration, décolonisation, anti-communisme, etc...).

En définitive, ce que nous définissons là c'est la capacité à être une avant-garde... L'extrême-droite regroupe globalement les perdants d'hier alors que nous voulons être les vainqueurs de demain.

« Le bâton et le serpent » comme le rappelle Boris Le Lay.

Donatien et Jean / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

Commentaires

la hache et le serpent d'ETA ;-)

Écrit par : EQUALIZER | 12/04/2015

La génération à laquelle vous appartenez a encore beaucoup à apprendre avant de prétendre imposer "ses" préoccupations ! Il n'y a d'ailleurs pas de cap générationnel à franchir ! Mais un cap idéologique, sans aucun doute. En outre, nous sommes d'abord des "héritiers" ! Nous avons donc d'abord un héritage à faire fructifier, à entretenir, une mémoire, une longue mémoire. Enfin si le "jeunisme" est dans l'air du temps, peut-être faut-il rappeler que cet air est vicié...

Les leçons de realpolitik ont toujours eu tendance à m'ennuyer et je ne suis pas le seul dans ce cas ! Bien qu'il ait commis une grave erreur en portant à la présidence du seul grand mouvement "national" d'après-guerre l'un des ses rejetons (et pas le plus brillant !), JMLP demeure un redoutable animal politique doublé d'un homme libre. Il force donc le respect par son mépris du Système et, naturellement, par son courage. Stérile, sa sortie ? Vous devriez en parler aux hommes du peuple, aux Français de sang... je vous assure que ses récentes "saillies" ne furent pas inutiles.

Quant au logiciel dont vous semblez moquer la pertinence, il est encore fort bien adapté au contexte et garde intact tout son pouvoir de séduction. Bien sûr, on peut toujours prétendre être un "militant moderne" et clamer son admiration pour les leçons de Machiavel. Après tout, pourquoi pas, vous n'êtes pas les premiers, loin s'en faut, mais malgré tout je préfère encore la figure du soldat "politique" "à l'ancienne". Non pas seulement par nostalgie, mais surtout parce que je méprise "la" politique. Le militant nationaliste radical ne "fait" pas de politique, c'est un religionnaire, pas un politicien.

Écrit par : Aryosophe | 13/04/2015

A propos du "logiciel" et du "contexte". Il n'est pas inutile de méditer cette réflexion de Maurice Bardèche... "faille temporelle" ou pas. Dans "Qu'est-ce que le fascisme", il prétend qu'il est impossible "... pour le fascisme de se développer hors des périodes de crise. Parce qu'il n'y a pas de principe fondamental. Parce qu'il n'y a pas de clientèle naturelle. Il est une solution héroïque : là où il n'y a pas d'occasion d'héroïsme, il dépérit."

Écrit par : Aryosophe | 13/04/2015

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