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09/04/2015

Insolubles équations…

Deux équations s’imposent régulièrement à mon esprit; jamais je ne parviens à y trouver la moindre solution. Sitôt que j’en trouve une, ma cervelle déraille, je fais la girouette, et me voilà reparti vers une autre issue…

Impossible pour moi, qui était un élève médiocre, de les exposer de manière «mathématiquement conforme». Faute de mieux, je vais les exposer à travers ces quelques lignes. Je sais par avance que beaucoup de lecteurs trouveront leurs propres solutions et parviendront à placer des concepts et autres termes sous les nombreux X

Je sais aussi qu’un nombre majeur de militants, toutes officines confondues, planchent sur les mêmes calculs savants...

 

1- L’équation de «l’intégration économique individuelle».

Nous aspirons tous, de manière avouée ou non, (cela est parfois mal perçu ou compris dans nos milieux) à une vie calme, stable. Même l’homme qui recherche le fracas et la bagarre a besoin d’un «foyer», d’un lieu où il peut se délasser avant de repartir au combat.

De plus, la plupart des hommes aspirent aussi, je le pense, à la perpétuation de leur lignée. Cela repose sur l’édification d’un foyer. Ce centre (qui rejoint le concept de Base Autonome Durable) n’est accessible aujourd’hui que par une bonne intégration dans le tissu économique.

Le temps de la ferme familiale ou de l’acquisition d’une terre gratuite en Argentine ou dans le Midwest est bien achevé… Ainsi, pour édifier quelque chose de «sérieux» est-il nécessaire d’accéder à l’emploi et à la «consommation»…

C’est alors que se pose le dilemme suivant:  

En œuvrant pour ma propre réussite, en mettant en mouvement mes énergies, notamment pour accéder à un meilleur niveau de vie tant pour moi que pour les miens, je sais pertinemment qu’une part majeure de ces dernières sera captée par toute une série d’intervenants.

Or ces intervenants jouent au quotidien contre moi, ma famille, mon peuple, ma patrie.

Pour faire gros ils veulent ma disparition, ni plus, ni moins.

Mon travail nourrit, par le biais d’une mécanique complexe, l’Etat, les collectivités, le tissu associatif, etc... Cela me donne certes accès à des routes bitumées, des soins gratuits, une instruction pour mes enfants, une police, des allocations… Mais cela signifie aussi plus de «vivre ensemble», plus d’organismes financiers subventionnés, plus de caméras, de flicage sur le web, de bobards médiatiques, de manipulations, d’ingénierie sociale, de ravages environnementaux, de «guerres en Irak»…

Mon travail rend le Système plus fort.

Loin de moi l’idée de me plaindre du taux des prélèvements obligatoires, cela n’est pas mon propos (même si on peut en discuter, la fiscalité est un vrai sujet de fond). Le propos est de montrer qu’en tentant de me sortir de la panade sociale par mon travail (en tant que salarié ou autre), je viens aussi nourrir et entretenir une machine qui est là pour me broyer…

Les classes moyennes, en cours de déclassement, sont les premiers artisans de cette mécanique. Plutôt que de perdre du «pouvoir d’achat» et un statut social, la plupart des employés sont prêts à travailler plus…

Nous pouvons donc très sérieusement nous poser la question de la sortie, tout au moins individuelle, du circuit… Or cette sortie entrainerait certainement une forme de précarisation, une mise au ban. Qui plus est dans une société où l’emploi se fait rare…

Récemment j’ai pu entendre une connaissance affirmer: «si l’ensemble des fafs de France se foutaient aux chômage ou au RSA, on coulerait le Système…». Loin d’être fin et applicable ce raisonnement a néanmoins certains mérites… 

Ainsi, si je travaille je nourris un monstre, mais si je refuse de travailler je cesse de me nourrir…

 

2- L’équation du «paradoxe électoral».

Le fameux «bon sens populaire» semble (enfin!!) s’installer durablement dans le paysage… les résultats électoraux, tout comme les manifestations monstres de l’année 2013 pour la défense des valeurs, révèlent une prise de conscience globale.

Cette prise de conscience n’est pourtant possible qu’en raison d’une détérioration globale des conditions de vie. Il est évident que si les mouvements patriotes engrangent de tels scores, c’est en raison de l’existence d’un chômage de masse, d’une présence extra-européenne de plus en plus urticante, d’un multiculturalisme invivable, d’une absence de volontarisme politique, d’une détérioration des services publics, etc…

C’est ce «retour au réel», qui poussent les citoyens à s’intéresser à des mesures et mouvements «réalistes».

Un paradoxe s’installe néanmoins. La prise du pouvoir ne peut passer que par une amplification de la crise globale de notre temps (crise non seulement économique, mais aussi et surtout anthropologique).

En gros ça passe ou ça casse… ce n’est qu’en nous rapprochant au plus près du point de «non-retour» que nous pourrons réussir, au sens collectif.

Pire ce sera, mieux notre discours sera perçu…

Mais ce sera quand même pire, soit plus dur, plus violent, plus difficile à résoudre. Plus «réel»…

 

Tentative de réponses

Il s’agit bien d’une tentative, (mieux vaut prendre ses précautions…).

Je pense sincèrement qu’un militant «révolutionnaire» ne peut se résoudre à rester passif. Dans les temps malhonnêtes que nous traversons les initiatives -même les plus modestes- peuvent avoir des impacts considérables. Nos existences ne peuvent être tributaires d’équations orchestrées par d’autres…

La problématique de l’intégration ou sortie du système économique peut s’appréhender de différentes manières… L’idée étant de nuire au Système sans se détruire soi-même.

Il existe aujourd’hui tout un courant, très présent sur Internet et pas nécessairement du «milieu», qui prône la décroissance, la résilience, le retour à une existence simplifiée, «rusticisée». S’inspirer de leurs réflexions et actions me semble être une bonne voie, une voie permettant à la fois de vivre mieux (débranché de la matrice) sans nécessairement se vendre.

La réponse est moins évidente sur le plan électoral. 

Il est évident que plus les frigos seront vides et plus nos solutions seront écoutées et comprises… Faut-il néanmoins vider les frigos des gens? Nous n’en avons pas la capacité et ce serait criminel. Faut-il se résoudre à attendre un collapsus du Système? Ce serait une attitude passive et contre-productive.

Non, l’action est possible. Une action permettant une prise de conscience plus rapide de nos contemporains. Certains parmi nous sont résignés d’avoir joué les Cassandres depuis des années (si ce n’est décennies pour certains). Au contraire, il faut appuyer plus fort! Nous n’avons jamais été aussi proches de résultats… surprenants.

Jacques Thomas pour le C.N.C

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