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18/03/2015

De la guerre d'Algérie à la réconciliation ?

saintmarc_2.jpgSamedi 14 mars, Robert Ménard débaptisait à Béziers la « rue du 19 mars 1962 » pour la rebaptiser « rue du Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc », du nom d'un des officiers insoumis d'avril 1961. La date du 19 mars 1962 est pour une partie de nos compatriotes un événement douloureux. Le gouvernement français, par l'intermédiaire de Louis Joxe, signait avec le GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) les Accords d'Evian. La guerre d'Algérie était finie, du moins pensait-on... L'OAS ripostera pendant un mois en menant des actions contre le GPRA, pendant que le FLN poursuivra ses exactions contre la population civile débutées le 1er novembre 1954. Des centaines de milliers d'Européens et de harkis fuient alors l'Algérie, dans l'indifférence générale, en direction de la métropole où ils sont accueillis sous les crachats des dockers de Marseille. Le 22 août 1962, Jean Bastien-Thiry et ses hommes tentaient d'assassiner le Général De Gaulle au « Petit-Clamart ». Ils s'opposaient par ce biais à sa politique en Algérie. Fait prisonnier, Jean Bastien-Thiry était fusillé le 11 mars 1963.

A moins d'avoir été, comme moi, dans un milieu qui côtoya « pieds noirs », anciens de l'OAS et anciens combattants, la guerre d'Algérie n'est pas un conflit dont parlent beaucoup les Français. Plus jeune, je ne comprenais d'ailleurs pas grand chose à cette histoire d' « Algérie française ». Les « pieds-noirs » étaient les amis de mes grand-parents ou de mes parents, mais cela n'allait pas plus loin. Quant aux appelés du contingent, ceux qui firent leur service militaire en Algérie, cette guerre n'était jamais évoquée. Je sentais simplement une sorte de ressentiment contre les Algériens, cruels et sans pitié, mais aussi pour certains contre l'OAS et les « pieds-noirs », colons jusqu'au-boutistes...

Je me souviens aussi de cette tension palpable entre petits-enfants de « pieds noirs », gauchistes fustigeant les « racistes » et les « fachos » et petits-enfants d'Algériens... En classe on entendait parler de la torture de l'Armée française, des destructions des mechtas, d'Aussaresses, de Massu... L'Armée française était dépeinte comme une armée d'occupation digne de l'Armée allemande et l'OAS comme d'abominables terroristes d'extrême-droite. On abordait assez peu la question du FLN et leurs crimes étaient souvent relativisés. De Gaulle était le grand homme, il avait fondé la Ve République et il incarnait l'autorité de l'Etat et la souveraineté nationale. Le personnage m'était assez sympathique, dans la lignée d'un Bonaparte. Le genre d'hommes qui sont les protagonistes de la grande histoire.

Aussi je ne comprenais pas pourquoi tant d'hommes et de femmes s'étaient battus pour « l'Algérie française ». Vivre sur un territoire non européen où 90% de la population était composée de Musulmans, ça me semblait relever de la folie intégrale. Passant d'une sensibilité bonapartiste à une sensibilité « néo-droitière », il me semblait parfaitement naturel que l'Algérie soit aux Algériens et la France aux Français. Refuser l'Algérie française c'était aussi refuser la France algérienne... L'anticolonialisme et ce que je nommerai plus tard l'« ethno-différentialisme » étaient une évidence. Je me suis donc assez longtemps désintéressé du sujet et je confesse même que les vieux ressentiments sur l'Algérie française avaient tendance à m'ennuyer profondément …

Ce combat pour l'Algérie me semble toujours aussi curieux. Les discours de De Gaulle parlant de « 10 millions de Français » et les Européens d'Algérie célébrant leur unité avec les autochtones me font penser aujourd'hui à des diatribes dignes d'associations anti-racistes de gauche. Il y a toujours eu un rapport curieux au colonies dans les milieux nationalistes. Qu'on en juge les nord-africains engagés (et morts) lors du 6 février 1934, l'ancrage du PPF en Algérie, la fierté coloniale multi-ethnique de Vichy ou les combats de l'OAS pour « l'Algérie française », tout cela me semble assez étranger à mon combat européen...

Mais en regardant des reportages et en me penchant plus sur le sujet, j'aborde les choses de façon un peu différente. Ce que cache la guerre d'Algérie et ce qui fait l'intérêt profond de ce sujet c'est qu'il a engendré autant la République algérienne que la Ve République française. Les deux républiques sont donc « liées » par les mêmes événements. Elles sont sœurs. Derrière la guerre d'Algérie il y a le coup d'Etat militaire de mai 1958 qui porta De Gaulle au pouvoir, il y a aussi la mise en place du FLN qui règne toujours sans partage sur ce pays... Rétablir la vérité sur la guerre d'Algérie, ce n'est pas seulement rappeler que, même au sein de la gauche française de Mitterand et Mendès-France, on défendait « l'Algérie française ». C'est également expliquer à nos compatriotes que la Ve République est née dans le sang des Européens d'Algérie, dans le sang des harkis, mais aussi dans le sang des nationalistes algériens dont les descendants sont parfois nos compatriotes en raison des vagues migratoires.

En ce mois de Mars qui marque de nombreux anniversaires douloureux en lien avec ce conflit, les jeunes générations feraient bien de découvrir réellement qui était le Général De Gaulle de cette période, ce "grand patriote" qui a trahi les officiers qui l'ont propulsé au pouvoir (Salan, Jouhaud, Lagaillarde, ...), qui a abandonné des centaines de milliers d'Européens et de harkis aux bouchers du FLN, qui n'a pas hésité à employer une partie de l'Armée pour faire tirer sur des Français qui se révoltaient contre ses décisions iniques et contre leur abandon par leur propre pays. La guerre d'Algérie, c'est le viol de Lucrèce qui n'a jamais été puni.

Les jeunes générations du FN doivent comprendre que derrière l'ascension du FN, il y a une sorte de revanche historique contre les barbouzeries gaullistes par toute une partie de l’électorat, principalement dans le sud de la France. Si De Gaulle a créé la Ve République sur le sang des "pieds-noirs", n'est-ce pas au parti co-fondé entre autre par les anciens de l'OAS de mettre à genoux, même symboliquement, la Ve République ? L'histoire aime bien les clins d’œil.

Bien sûr, Florian Philippot et le FNJ ne doivent pas entendre grand'chose à tout cela, intoxiqués qu'ils sont par la propagande gaullo-communiste qui a réécrit l'histoire en sa faveur. Du côte algérien, c'est aussi l'histoire d'une révolution confisquée, de la corruption, du manque de perspective de la jeunesse, du revanchisme anti-français toujours présent et de l'identité kabyle malmenée. Nombreux furent les kabyles qui participèrent à la lutte pour l'indépendance nationale, mais ils furent pour beaucoup écartés du pouvoir et soumis à une politique très forte d'arabisation. Si les Français doivent en finir avec le compromis gaullo-communiste, les algériens doivent en finir avec le FLN. Et alors seulement, une page sera tournée.

Comme se le demandait Michel de Jaeghere, rédacteur en chef du Figaro Histoire : « La guerre d'Algérie est-elle terminée ? ». La réponse est non, comme en atteste souvent les manifestations des Français d'origine algérienne, première communauté d'origine étrangère installée dans notre pays. Il est donc temps d'y mettre un terme pour que les deux rives de la Méditerranée puissent enfin se retrouver et coopérer face aux défis qui nous attendent : l'islamisme radical et la poussée démographique de l'Afrique sub-saharienne. C'est probablement la plaie purulente de la guerre d'Algérie, qui incombe en partie au général De Gaulle, qui a contribué à l'hostilité entre Français et Algériens. Une hostilité qui sert objectivement les intérêts de périls mortels pour nos deux peuples...

Pins-France-Algerie.jpg

Jean / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

Commentaires

En mars 1962, Pierre Joxe devait sortir de l'ENA.
C'est son père Louis Joxe qui a négocié à Evian.

Écrit par : alain21 | 18/03/2015

Merci de nous avoir signalé la coquille...

Écrit par : Gardien du phare | 18/03/2015

Refuser l'Algérie française c'était aussi refuser la France algérienne ? Ce n'était hélas pas si simple. La France est d'ailleurs, depuis, algérienne, ou plus précisément maghrébine, mais aussi africaine, juive, etc.

Nous avions (et nous avons toujours) le devoir de soutenir des compatriotes, des frères, des membres de notre communauté. Cela s'appelait (et cela s'appelle encore) le "réalisme biologique". A ce sujet, dans le cas où la remigration deviendrait possible, je doute fort que cela puisse se passer pacifiquement. Inutile de se voiler la face. Il n'y aura pas, il ne peut y avoir de "réconciliation". Pourquoi ? Mais parce que nous avons un pays à libérer ! Totalement...

Écrit par : Aryosophe | 19/03/2015

D. Venner en était revenu aussi ce me semble ? estimant que finalement , la France défendait la frontière extérieure de l'Europe en Algérie . Comme les Légions de l'Empire sur le lime . Il y a eu tant d'occasions manquées de sortir honorablement de ce conflit ... mais on oublie aussi de dire que l'armée française était déjà confrontée à "l'islamisme" FLN ... mémoire défaillante de nos médias , silence sur notre histoire .

Écrit par : EQUALIZER | 19/03/2015

Je n'ai jamais compris pourquoi des Européens allaient gâcher leur temps, leur énergie, leur argent dans des terres exotiques.

Écrit par : Morgane | 19/03/2015

l'aventure ! l'ailleurs ! l'exploration ! les ressources ! depuis que l'homme existe ... et qu'on retrouve même des traces du passage d'européen en Amérique il y a 10.000 ans .

Écrit par : EQUALIZER | 19/03/2015

On peut toujours rappeler que l'idée coloniale, à ses débuts, compte parmi ses adversaires la plupart des hommes de droite. Des monarchistes, des conservateurs, des bonapartistes. Mais également des nationalistes. Paul Déroulède et Maurice Barrès notamment. A contrario, le Groupe colonial, fondé en 1892 à la Chambre, compte en 1902 parmi ses deux cents adhérents, une très forte majorité d'éléments républicains et "progressistes", prolongée sur sa gauche par dix "radicaux". "La cupidité effrénée des chefs républicains qui rêvent de concessions de mines et de terrains" est dénoncée par le bonapartiste Paul de Cassagnac.

Mais le "bourgeois républicain" ne rêve pas seulement d'affaires lucratives. Rappelons qu'à son convent de 1923, le Grand-Orient de France assurera que l'œuvre coloniale de la IIIe République est "au fond une œuvre de civilisation". D'ailleurs, dans les colonies, la doctrine dominante est celle de l'assimilation. Le socialiste (social-démocrate est plus juste) Maurice Violette déclare devant la Ligue des droits de l'homme, en février 1931 : "Je ne connais pas d'autre politique coloniale possible que celle de l'assimilation. Soutenir que l'indigène doit, comme on l'a dit, évoluer dans sa propre civilisation est une affirmation que je me refuse à comprendre". Une "incompréhension" idéologique qui perdure encore aujourd'hui. Le dogmatisme jacobin, centralisateur, égalitaire, toujours prompt à brandir ses Lumières pour mieux nous plonger dans les ténèbres "uniformes" du métissage généralisé, s'est non seulement renouvelé mais il est plus dominateur que jamais.

Relisons Gustave Le Bon (qui ne fut pas que l'essayiste arabolâtre que nous connaissons), Gabriel de Saussure, Georges Vacher de Lapouge et Arthur de Gobineau sur le sujet.

Rappelons également que l'OAS veille... toujours mais que son combat est désormais à vocation strictement continentale. Cependant, si se battre en Ukraine est sans doute nécessaire, se battre en Afrique du Sud, demain, pourrait l'être encore davantage.

Écrit par : Aryosophe | 20/03/2015

Rappel salutaire Aryosophe, la NRH en avait d'ailleurs traité.

L'histoire se nourrit aussi de paradoxes...

Le limes ne peut-être défendu que par une force nationale algérienne non revanchiste et non islamiste. A cet égard il serait intéressant de se pencher sur la vitalité du mouvement kabyle.

Écrit par : Gardien du phare | 21/03/2015

Bonjour Jean,

Je viens de lire ce que tu as écrit ainsi que ce que les intervenants ont répondu.

Malheureusement Jean, aucune réconciliation n'est possible me semble t-il , j'avais encore un peu d'espoir en lisant le livre de Laurent Ozon, et ses diverses interventions, mais ça n'est n'est qu'une voix.

En réalité, il me semble avoir été "naïf" si j'ose dire, en pensant qu'un jour nous pouvions faire en sorte d'entreprendre une éventuelle collaboration future face à de multiples dangers mortels tel que l'immigration subsaharienne, l'islamisme, des échanges économiques ainsi qu'un renouvellement sur des bases saines d'un partenariat énergétique, mais la réalité c'est que les nationalistes que vous êtes voyez nos libérateurs (dont mes propres grands-parents et une partie de ma famille) comme des bouchers sanguinaires, des assassins, et encore, ce que vous en pensez et certainement va certainement bien au delà.

Par ailleurs, vous parlez des kabyles, du "mouvement kabyles" et des kabyles malmenés. De la question kabyle, je peux vous en parler, car je le suis moi-même, et d'une région qui a fourni bon nombre de nationalistes.

Il y a toujours eu des conflits mineurs et sans suite entre "arabes" et kabyles en Algérie et ce avant l'occupation française, mais les problèmes récents , notamment le fameux printemps berbère, sont intrinsèquement liés aux manipulations de la propagande française qui n'a pas arrêté de diviser le peuple algérien entre "gentils kabyles" et "méchants arabes" (quand une autre minorité de français faisaient l'inverse).

Les petits conflits légers se sont alors transformés en une sorte de crise identitaire et en cela plus personne n'y croit aujourd'hui ...on voir d'ailleurs bien que vous ne connaissez pas ce pays, nous vivons côte a côte partout, et nos problèmes sont plus d'ordre économique, qu'identitaire (si l'on exclut bien sur le problème grandissant de l'immigration noire)

Parfois je me demande si nous n'avons pas été "programmés" pour nous faire la guerre et nous entretuer sans arrête, génération après générations, tant je vous lis et je lis mes compatriotes aussi haineux que les vôtres. Et permettez moi de croire que je trouve cela d'une bêtise déplorable, tant on oublie les objectifs sacrés que sont la défense du Sang et du Sol, l'identité religieuse et raciale, dans nos deux pays, et contre des ennemis, apparemment communs, et bien identifiés.

Par ailleurs, cher Jean, j'aimerais te dire une chose concernant les "kabyles malmenés", la grande majorité des officiers de la DRS, nos services de renseignements militaires, sont des kabyles à commencer par leur chef, qu'Alger est a majorité kabyle, que nous sommes présents a tous les niveaux, y compris dans les cercles de pouvoirs décisifs... en parlant de "kabyles malmenés", tu me fais penser aux "militants" du MAK, le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie, du chanteur Ferhat M'henni, fils d'ancien martyr du FLN, qui a déclaré (dans des bureaux proches de l’Élysée d'ailleurs (vidéo a l'appui) le Gouvernement Provisoire de Kabylie, M. M'henni n'a pas hésité a être reçu à la Knesset avec une petite délégation "d'algériens", M. M'henni a aussi ses entrées à la fête de l'Huma, et a fait un passage remarqué (et connu) à TFJ (la défunte chaine communautaire juive) où il a déclaré que la première ambassade qu'il allait ouvrir est celle d’Israël. Bref, si c'est ces gens la que vous croyez, libre a vous, mais voilà, on les connait bien, nous ici.

Il me semble que vous êtes déjà venu visiter le petit blog que j'anime en grande partie, ElAfkarElWataniya (Les idées nationalistes), donc si un jour vous vous intéressez aux questions des kabyles de service , allez jeter un coup d’œil

Voici un article a ce sujet, par exemple:

http://elafkarelwataniya.blogspot.fr/2012/05/bravo-ferhat-mhenni-le-courage-de.html

Bref, Jean, à chaque fois qu'un nationaliste européen sincère et authentique aborde la question algérienne, il oublie qu'il ne connait pas du tout ce pays, et que les réalités partielles qui lui ont été transmises par les "pieds-noirs" et l'OAS ne sont plus d'actualités , vraiment plus. Dommage.

Écrit par : KM | 26/03/2015

Bonsoir,

Merci pour ton commentaire. A vrai dire j'attendais avec impatience une réaction et je suis ravi qu'elle arrive.

Je ne cache absolument pas que mon point de vue est fortement influencé par notre environnement politique et vous également.

Maintenant je cherche à établir des points de convergence et je pense qu'une communauté d'esprit (a minima) nous anime et qu'en travaillant le sujet nous pourrions trouver un terrain sur lequel nous entendre.

Si vous relisez bien, je ne suis pas non plus dithyrambique à l'égard des "pieds noirs" et de "l'OAS" et j'explique bien que le combat pour l'Algérie française n'est pas le mien, mais qu'en revanche les magouilles gaullo-communistes ont contribué à créer une "blessure" et à envenimer la situation plus qu'à régler le conflit... On "fêtait" hier l'anniversaire du massacre de la rue d'Isly quand des Français ont tué des Français et c'est bien ça que nous reprochons à De Gaulle.

Il est tout à fait possible d'imaginer que nos deux peuples ont été trahis et c'est un peu ce que j'essaye de faire ressortir du texte. Je ne juge pas les engagements. J'ai regardé un reportage à l'initiative de Benjamin Stora qui donne la parole à des anciens responsables du mouvement algérien (comme Hocine Aït Ahmed) qui considèrent qu'ils ont été trahis. Je ne sais pas quoi en penser et Stora passe chez nous pour un pro-FLN patenté (juif trotskiste d'Afrique du nord). Mais je n'ai aucune animosité pour ces hommes qui ont combattu pour quelque chose, même s'ils donnaient la mort aux miens.

Pour finir, je sais que les kabyles ont été très présents (Wilaya 3 et 4 si je ne fais pas erreur). Mais une partie d'entre eux a tout de même été mis de côté au profit d'une politique d'arabisation et d'islamisation non contestable me semble-t-il, comme en Libye et dans d'autres pays où le "socialisme arabe" s'est fait au détriment de certaines minorités ce qui explique en partie le bordel actuel dans tout le monde musulman.

Écrit par : JB | 27/03/2015

Salut JB,

Pour te répondre, ne doute pas que je fais parti de ces algériens animés aussi par un VRAI "cessez-le-feu" entre les nationalistes et les radicaux des deux camps et cela fait des années que j'y travaille, notamment en établissant des liens, parfois même d'amitié avec des individus du "camp opposé", si j'ose dire.

Ma démarche, on ne va pas revenir dessus, je pense que tu la connais dans les grandes lignes.

Et oui, j'ai bien vu que tu avais un discours assez nuancé sur les pieds-noirs et l'OAS, le sujet de discorde n'est pas après tout ici, la discorde est surtout due au fait qu'une très large majorité des nationalistes français , a commencer par certains cadres et "formateurs" n'ont qu'une connaissance très empirique des structures politiques algériennes en général et du FLN en particulier.

Exemple, savais tu qu'il existait de multiples chapelle au FLN ,un peu comme au FN chez vous, à l'époque de JMLP.
Que parmi ces tendances, la socialo-marxo-trotskiste a pris le dessus sur les socio-nationalistes ( le courant représenté notamment par Mohammedi Said, anticommuniste viruant, ancien de la WSS puis LVF, et surtout bras droit de Krim Belkacem) et le courant islamo-conservateur , qui avait aussi, des éléments très intéressants.

J'ai dernièrement évoqué sur mon blog la personnalité de Malek Bennabi, penseur traditionaliste algérien, imprégné à la fois de Nietzsche et de Guénon, mais aussi de la pensée arabo-islamique léguée par Ibn Khaldoun (qui était,peut-être que vous le saviez, l'un des premiers théoriciens de la Race)
Je t'en parle, parce que ce penseur à été totalement écarté, mis au ban et moralement persécuté par les thuriféraires de ce satané socialisme spécifique! Alors que si il avait été promu comme "intellectuel du régime" par exemple, la conscience identitaire et spirituelle du peuple aurait été tels que jamais le salafo-wahabbisme et autre extrémisme religieux ne nous aurait empoisonné la vie.

Donc voilà, JB, si on prends comme base de départ qu'au sein du FLN-ALN, comme au sein du MNA, il y avait d'honnêtes patriotes nationalistes, et de pures crapules opportunistes, on verra mieux les choses.

Je pourrais te citer un bon nombre de héros de notre Révolutions, mais voilà, l'histoire est tellement salie d'une part et d'autre...

Maintenant, a titre très personnel, cela va peut-être te surprendre, mais je trouve qu'un Bastien-Thiry ou un Dominique Venner avaient une forme d'héroïsme indéniable, qu'ils étaient des hommes de guerre valeureux (et je pourrais me faire taper sur les doigts, voire pire, en disant cela, mais c'est la vérité)
Je peux aussi apprécier quelques titres de Jean Pax Mefret , mais voila, cela n'engage que ma petite personne, cela dit, j'essaye de faire baisser la tension autant que faire se peut.

Pour ce qui est de Benyamin Stora, c'est un homme très dangereux, c'est un propagateur de poisons mortels, tant il mélange savamment des choses vraies et de terribles mensonges, rien de mieux pour semer doute et confusion, il n'est pas le mieux placé pour faire connaitre l'Histoire de la Guerre d'Algérie, car en réalité, personne n'écrira honnêtement sur cette guerre, tant les passions sont mystérieusement vivaces. Peut-être dans 100 ans...

En ce qui concerne la Kabylie, la Wilaya III, ils ont été trahi, certes, mais se sont bien vengés aujourd'hui sur le temps, car l'histoire algérienne retiendra a jamais les noms d'Amirouche et de Krim Belkacem.

Je vais m'arrêter là, car dejà, c'est trop long, je te salue amicalement JB.

(et désolé par avance pour les fautes et les coquilles)

Écrit par : KM | 28/03/2015

PS: je n'ai pas relu mon commentaire, il y a pas mal de coquilles . désolé.

Écrit par : KM | 26/03/2015

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