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24/01/2015

C'est ainsi (par Xavier Eman)

Note du C.N.C.: Nous reprenons ce texte très lucide de Xavier Eman dont nous partageons évidemment le constat. Celui-ci ne risque pas, malheureusement, de changer grand chose mais au moins, les choses auront été dites. Arrêtons de mentir (à nous-mêmes et aux autres), on sait tous que ça se passe comme cela dans le "milieu"...

J'entends bien ce camarade lorsqu'il dit que cela fait dix ans qu'a été entamée une critique du « milieu » faf et qu'il serait peut-être bon de passer à autre chose, à des perspectives plus « positives »... Le problème est que ces dix ans de critiques, venues de divers horizons, n'ont absolument rien changé, n'ont abouti à aucune modification profonde ou même relative, à aucune évolution salutaire, individuelle ou collective... Le plus frappant étant peut être le fait de voir les mêmes personnes applaudir les constats les plus acides et les plus implacables et se vautrer dans les comportements dénoncés dès le lendemain. Notre époque est véritablement, et fondamentalement, celle du triomphe de la schizophrénie. Je me ballade avec « Pour une critique positive » de Venner dans la poche, sans me rendre compte que c'est de moi qu'il parle... Notre milieu est plus dérisoire, atomisé, inopérant, mythomane et stérile que jamais, nous avons même réussi à devenir tricards – ou passagers clandestins honteux - dans le grand parti patriote aux portes du pouvoir.

Création littéraire : néant. (On aime la culture, on défend notre patrimoine, on se branle sur les hussards... « Livr'Arbitres » seule revue littéraire de chez nous : 60 abonnés. Tu sais qui c'est Michel Déon? Il ne s'est pas tué en Aston Martin en se faisant sucer par une demie-pute, ça ne m'intéresse pas..)

Scène musicale : néant. (Un exilé seul au fin fond de la Chine parvient à faire trois groupes, 25 concerts et 50 chansons, mais en France c'est impossible, trop compliqué, trop dur...).

Présence dans la rue: néant (J'ai tellement entendu de récits de supers bagarres et de méga fights, vu de tatouages hardcores et de bonhommes bodybuildés que je me demande bien comment les antifas peuvent cartonner nos – rares - locaux et tarter des gonzesses dans la rue en absolue et totale impunité... Par contre, petit Marcel, qui a tenu des propos trop pro-ukrainiens sur les réseaux sociaux, lui, il n'a qu'à bien se tenir ! Tout comme Jean-Michel qui a dit du mal de tel groupe - c'est Marco du stade qui me l'a répété - à l'anniversaire de Virginie... Lui, ca va être chaud pour sa gueule!)

Les seules réussites, celles de la réinformation et de la mémoire, sont tenues à bout de bras par un poignée d'anciens épaulés par les éternels 4 ou 5 mêmes « jeunes » - qui ne le sont plus vraiment- et dont tout le monde se contrefout, tordant le nez parce qu'ils sont « trop ceci » ou « pas assez cela ».

Nous sommes devenus si vains et pathétiques que le moindre second couteau, troisième ciseau, quinzième violoniste du « système » prétendûment tant honni, qui a publié deux livres ou est passé une fois à la télévision et daigne nous approcher, est accueilli comme le messie, adulé et célébré, sucé jusqu'à l'os.

Pas très étonnant lorsque l'on passe son temps à s'excuser, à feindre, à composer, à quémander. Crevards sociaux, on rentre dans le rang pour un Smig amélioré et on appellera ça « entrisme » dans les soirées.

Mais surtout ne changeons rien. On prend les mêmes et on recommence. Et on est quand même très contents de soi, car on a plein de « like » sur facebook.

Source: A moy que chault 2.

Commentaires

Texte insisif et malheureusement vrai sous bien des aspects. MAIS je dois dire aussi que je vois des gens autours de moi, qui n'ont plus facebook, qui sont de plus en plus radicaux (dans le sens de cette radicalité du centre), et radicaux dans leur vie quotidienne, qui ont laissé tombé tout folklore, qui ont une culture étendue et même au delà de notre milieu stricto sensu, et qui essai de donner un peu d argent quand ils en ont car malheureusement la plupart gagnent ce qu'il faut pour vivre être et pas plus. Bref, il y a quand même quelque chose qui se passe et peut être qu'un nouveau profil de militant va emmerger. Mais ça ne se voit peut être pas à Paris ou sur Facebook. En revanche, un point risque de rester inchangé, c'est que ces militants intelligents et non- folkloriques ont peu de chance de monter socialement et de nous représenter à un quelconque niveau. Actuellement nous n'existons pas. Pas du tout dans la sphère politique. À 99% pas du tout dans les médias et à peine dans le milieu "intellectuel". Après il reste à savoir quel est notre but : prendre le pouvoir, gagner le pouvoir, demander une autonomie, partir, nous fondre dans la masse, nous sauver nous et nos famille, passer à la télévision, influencer un parti officiel, ...

Écrit par : Franck | 24/01/2015

Cruellement pertinent sur un certain nombre de points, totalement crétin (et je ne parle même pas de cet insupportable spleen houellbecquien hélas très dans l'air du temps). L'état des lieux est pourtant simple à faire ! Nous, nationalistes radicaux/identitaires, les "fafs", sommes divisés. Profondément. Nous sommes également trop peux nombreux pour "peser", pour "compter". Non seulement la boutique Le Pen recentrée n'est plus que l'ombre du mouvement national et populaire qu'il fut mais nous en avons été viré pour crime de radicalité ! Un certain de nombre de mouvements radicaux prometteurs ont par ailleurs été dissous pendant que d'autres préfèrent encore faire dans la métapolitique. Ben oui, c'est nettement moins dangereux, c'est vrai. Entre le Front ex-National, le "soralisme" et le Bloch pseudo-identitaire, la mouvance (en fait, la nébuleuse) est littéralement vampirisée par des intrus, des escrocs, des métèques (dont Zemmour), etc.

En outre nous sommes ici dans la France dite républicaine. La répression, les militants nationalistes radicaux connaissent ! Entre police politique (je ne compte plus les interdictions de manifester), terrorisme intellectuel et la domination sans partage d'une classe journalistique toute acquise au Système, nous avons peu de possibilités de nous affranchir de l'étau politico-juridico-médiatique. Alors on peut toujours rêver de l'implosion du système démo-ploutocratique ou fantasmer sur l'émergence d'un justicialisme chavezien à la française, main dans la main avec quelques crasseux moins cons que la moyenne, la vérité c'est que nous n'avons pas d'autres choix que de nous battre avec l'énergie du désespoir. Et c'est tout. Inutile donc de pleurnicher sur la toile ou ailleurs !

Tout est foutu ? Peut être. Raison de plus pour se battre. Les idées que j'incarne (mes camarades et moi-même) valent bien que je finisse la tête en sang dans le caniveau plutôt que de me la jouer poète maudit désespéré du genre à évoquer la "distance critique" et la "métapolitique"...

Écrit par : Aryosophe | 24/01/2015

De deux choses l'une :
- où bien, tout est foutu, et alors, on se demande ce que vous faites à gloser ici en ghettoïsant d'une manière assez malsaine, tout ceux qui ont, et qui essaient encore de défendre leur idées malgré ce qu'il leur en coûtent, de quel que bord qu'ils puissent être, au lieu de rester bien sagement à la maison, à attendre que « la pendule d'argent, qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui dit : je vous attends...»
Et dans ce cas, vous profitez du système.

- où bien, il reste des chances, et beaucoup plus que l'on peut imaginer, mais il serait souhaitable que vous accordiez à ceux qui apportent des réponses dans tel ou tel domaine un peu de sympathie, sinon de respect, parce que se tenir « main dans la main avec quelques crasseux moins cons que la moyenne... » ne renseigne en rien sur les mesures à débattre, ce n'est tout au plus qu'une doxa émotive qui fait vivre son égo.

Quant à finir la tête en sang dans le caniveau, j'en ai connu quelques-uns qui ont subi ces désagréments, dont moi-même, depuis plus de 50 ans et qui continuent à fréquenter le confort des geôles républicaines. C'est une des raisons qui me poussent à discuter sur la toile, autant qu'en réel, pour y découvrir souvent des petites merveilles, autant en questions que par les réponses apportées.

« Tout désespoir en politique est une sottise absolue », affirmait Ch Maurras. Mais peut-être ne le connaissez-vous pas ?

Écrit par : blh | 25/01/2015

L'apitoiement sur soi, l'éternelle insatisfaction, le besoin de déverser son fiel sur les camarades d'à-côté. C'est inhérent au milieu faf ça aussi et Xavier Eman perpétue cette longue tradition.

Écrit par : Armand | 24/01/2015

Mon "tout est foutu" est une interrogation. Et c'est parce que je m'interroge (et non pas seulement sur les "mesures à débattre" ) que je "glose" ici ou ailleurs aidé de ma propre sensibilité. Pour le reste vous êtes naturellement libre de vous méprendre sur mes motivations. Mais avouez que cela n'a que peu d'importance.

Si les "réponses" dont vous parlez ne correspondent en rien aux valeurs, aux convictions ou aux idéaux qui sont les miens depuis plus de 30 ans, et qui sont ceux, pour schématiser, d'un archéo-racialiste blanc d'Europe occidentale, je préfère le dire et l'écrire plutôt que de faire semblant d'acquiescer. La "synthèse" m'importe peu.

Enfin, à propos du "désespoir". Ernst von Salomon évoque, dans "Histoire proche", l'abattage des "troupes perdues". La mission de ces unités était d’ouvrir la brèche dans les rangs ennemis. Cependant, je le cite, l’épée peu maniable ne permettait qu’un seul coup. Le combattant devait réussir sinon il tombait perforé par les piques. Mais si la brèche était ouverte, la troupe perdue avait alors rempli sa mission et apporté la première condition de la victoire.

Il écrit que "lorsque dans les anciens récits on racontait de quelqu’un qu’il était animé du plus haut courage ou du désespoir le plus grand, on disait de lui qu’il s’engageait dans la "troupe perdue". Mais peut-être ne le connaissez-vous pas ?

Écrit par : Aryosophe | 26/01/2015

Le dilemme que je proposais - rien à voir avec celui de Marc Sangnier, précurseur de la Démocratie religieuse, puis du Sillon - a donc eu un résultat plutôt positif, dans le sens où le fond de votre réponse correspond assez bien à ma propre vision.
Mais que diable, pourquoi allez chercher si loin dans une très ancienne configuration de cet espace européen qui n'a plus aucune signification, et vouloir calquer le monde de ce jour sur ce modèle ? En certains domaines, on ne peut revenir en arrière, sauf à renvoyer dans leurs pays respectifs les gens qui n'ont rien à faire dans leurs pays d'accueil, mais là, autre question : qui le fera ? Depuis Giscard, dit d'Estaing, le multiculturalisme s'est installé, vivier d'un remplacement ethnique des plus contant, sans cesse entretenu et piloté par tous les Présidents en exercice. sous l’œil attentif de quelques organisations dont le fond de commerce est la déstabilisation de ceux qui tentent de s'opposer au système en les infiltrant, en les neutralisant et
en les déviant par tous les moyens qu'elles possèdent : police, justice, finance...
il est vrai que notre combat est pénible, parfois sans grand intérêt a priori, je veux dire à court terme, et souvent périlleux à mener sans risquer certains dommages autant directs que collatéraux.
Mais il faut le faire, parce qu'il faut le faire, un peu comme ce qu'il se passe en Ukraine, malgré que je ne sois pas toujours en accord parfait avec certains défenseurs de son indépendance.
Hélas non, je n'ai pas lu Ernst von Salomon, du moins n'en ai rien conservé si je l'avais lu. Le fait d'ouvrir une brèche dans la bataille est souvent une solution, voire La solution, mais actuellement, « Mettre sa peau au bout de ses idées » n'est plus l'apanage de la jeunesse, loin s'en faut, mis à part chez une certain communauté qui vient, justement, de faire parler d'elle.
Que faire alors ? Curieusement, c'est moi qui pose cette question, bien que j'en connaisse en partie la réponse..

Écrit par : blh | 26/01/2015

Pourquoi allez chercher si loin ? Notamment par fidélité. Et peut être faut-il rappeler que l'enracinement, la conviction que l'étroite dépendance qui unit, soude les morts aux vivants et l'individu à sa communauté est le corollaire indispensable à toute théorisation nationaliste. C'est en prenant conscience de notre héritage que l'on peut, enraciné dans une nation, une terre, une langue, une culture, trouver un sens à la vie. Le nationalisme est acceptation d'un déterminisme. C'est un absolu qu'on ne peut discuter. Permettez moi de citer le maître de l'Action française à mon tour :

"Naitre en France et de vieux sang français, alors même qu'on y procède du dernier des déshérités, c'est encore naitre possesseur d'un immense capital et d'un privilège sacré. C'est porter avec soi un titre d'héritage."

Taine écrit quelque part que "A l'origine et au plus profond dans la région des causes, apparait la race". Le paléo-racialiste blanc d'Europe occidentale se soucie donc assez peu de ramer à contre-courant, de n'être pas dans l'air (étouffant) du temps, de n'être qu'un fossile idéologique, une tête molle rétrograde, etc. La vérité c'est que notre ennemi principal (le monde moderne) est d'abord une prison mentale dont il est difficile de s'évader ! Alors l'attachement viscéral, charnel, intégral, à la Terre, au Sol, au Sang, peut sembler dérisoire devant les conséquences de l'intense colonisation migratoire de notre pays. Je ne l'ignore pas. Et c'est parce que je ne l'ignore pas que je refuse de me compromettre ou de souscrire aveuglément à un projet "politique" voué à l'échec. Nous sommes seuls. Inutile donc de pleurnicher ! Notez bien que je comprends l'amertume, l'agacement, voire la colère de Xavier Eman. Cependant il omet de contextualiser et c'est là son erreur. En plus que d'avoir oublier les vertus de la discipline de la grande douleur jadis louées par notre philosophe au marteau.

Que faire ? J'ai longtemps rêvé de corps-francs au milieu des ruines. Je rêve encore...

Écrit par : Aryosophe | 26/01/2015

Si ça peut vous consoler, les autres milieux groupusculaires (y compris vos ennemis déclarés ou dits tels) sont dans le même état psychologique, intellectuel et comportemental.

Seules des "agences de communication" sous faux drapeaux influencent la majorité avec toujours plus de moyens...venant de milieux qui disposent en illimité de la planche à billets.

Les think tanks tout aussi innombrables embauchent des têtes sur tout sujet.

C'est un peu la lutte entre les cow boys et les indiens : la lutte est inégale.

Néanmoins, la persévérance est le secret des retournements historiques.

Peut-être faudra-t-il entrer en clandestinité, quel que soit le groupuscule, si la répression annoncée devait se réaliser structurellement.

Ce dont je doute. Les services ont investi le net : c'est pas pour le tuer mais pour manipuler encore et toujours davantage.

Écrit par : ericbasillais | 28/01/2015

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