Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/01/2015

Chronique musicale: Gigi & Die Braunen Stadtmusikanten « Rattenfänger »

Gigi & Die Braunen Stadtmusikanten « Rattenfänger »

(Das Zeughaus, 2014)

gigi3.jpg 

Gigi & Die Braunen Stadtmusikanten, c’est l’autre groupe de Daniel « Gigi » Giese, célèbre figure de la résistance musicale teutonne, connu avant tout pour être le leader de Stahlgewitter et le fondateur de Saccara, groupe qui fut pionnier dans son mélange entre musique métal et textes politiquement engagés. Il faut savoir que Stahlgewitter et Gigi & Die Braunen Stadtmusikanten sont extrêmement populaires en Allemagne et qu’on les considère comme des groupes-phares du Rechtsrock comme ils disent outre-Rhin. Chacun de leurs albums s’écoule à plusieurs milliers d’exemplaires et le très connu Politischer Soldat (2002) de Stahlgewitter a dépassé les 10.000 exemplaires vendus ! On est loin de ce qui se passe en France, d’autant que la majorité des albums des deux formations a été interdite par les autorités allemandes qui ont, en outre, plusieurs fois poursuivi en justice Daniel Giese.

Rattenfänger est le quatrième album de Gigi & Die Braunen Stadtmusikanten qui n’avait rien sorti depuis 2010 et son très controversé Adolf H. lept !.gigi2.jpg Cet album de « Ratt’n’roll » reprend l’image du rat du GUD (la référence est d’ailleurs écrite en toutes lettres dans le livret) et toute sa symbolique ! L’essence de Gigi & Die Braunen Stadtmusikanten a toujours été centrée sur l’humour et la moquerie du système et de ses valets ajoutées à un RAC de grande qualité musicale construit sur des mélodies hyper entrainantes et un emploi fréquent de reprises de chansons connues (allant de groupes de chez nous à des chansons improbables de gauchistes et autres antifa). Dans Rattenfänger, c’est d’ailleurs le très radical groupe de RAC berlinois Macht & Ehre qui se voit reprendre ses mélodies dans les titres « Terrorzelle » et « Die Datei ».


Gigi, plein de dérision dans ses paroles, évoque avec légèreté ses ennuis judiciaires et se moque ouvertement des médias, des juges et du gouvernement, tous unis sous l’étendard de l’antiracisme et du combat contre les Allemands, leur histoire et leurs traditions. C’est le procès de cette pseudo-démocratie qui utilise tous les procédés possibles pour enserrer son peuple dans les chaines du multiculturalisme, de la servitude et de la culpabilité éternelle voulue par les ennemis tant intérieurs qu’extérieurs de l’Allemagne, Israël en tête. Ces ennemis, ils sont nombreux ! A l’image de ce capitalisme apatride et de ces banksters qui font ce qu’ils veulent avec notre argent et ne sont jamais inquiétés en vertu de leur origine… Gigi revient également, dans les chansons «Terrorzelle » et « Konfetti », sur la manipulation politique et médiatique autour de l’affaire du groupe terroriste « National Socialist Underground » (NSU). Soutenant la thèse d’un coup monté par l’Etat pour renforcer son contrôle sur la population, il déplore les effets du paragraphe 129 qui permet absolument tout aux autorités de son pays, en premier lieu de désigner n’importe qui comme terroriste. Dans le titre « Wir alle sind Ausländer », c’est la vulgate pro-immigrés que Gigi évoque en soutenant bien que tous les étrangers doivent repartir dans leur pays d’origine et ce, même si nous n’éprouvons pas réellement de haine pour eux…


Je vous dirais que ce Rattenfänger est, sans surprise tant Gigi nous a habitués à d’excellentes productions, l’un des meilleurs albums de RAC sorti en 2014 aux côtés des derniers SleipnirHeiliger Krieg et Stahlgewitter (liens en cliquant sur les noms de groupes). Eh oui…encore une fois que de l’Allemand ! Notez pour terminer qu’en parallèle de Rattenfänger est sorti le MCD Mediokratie qui est un bon complément à cet album. Ne manquez pas, d’ailleurs, les éditions limitées en gigipack !

Rüdiger / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

Commentaires

Billet très juste, mais néanmoins Stahlgewitter et GDBS c'est deux registres très différents. Stahlgewitter c'est du RAC ultra militant avec des textes généralement engagés et serieux. Alors que GDBS, c'est plus a tendance humoristique, très "caustique" hormis des morceaux très fort comme "Was wollen wir singen" bref, Gigi se "lâche" plus avec GDBS.

A noter que le rat noir repris n'est pas l'original de Jack Marshall mais celui de SERGEI. Belle référence !

Écrit par : KM | 14/01/2015

Je suis flatté que, au delà des années, mon travail diffusé par T.B dans les années 80, plaise encore.
Ceci posé, autant me contacter pour que je fasse de nouveaux trucs car je dessine toujours ;-)

Écrit par : Sergueii | 23/01/2015

Sergueii, croyez bien que nous le ferons savoir!!

Écrit par : Rüdiger | 24/01/2015

Sergueii en illustrateur des affiches du MAS ça aurait de la gueule !

Écrit par : mandrin | 24/01/2015

Les commentaires sont fermés.