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03/01/2015

Cinéma : Le top 10 de 2014

Cinéma : Le top 10 de 2014

Décembre est terminé, janvier est arrivé, il est donc l’heure de faire le bilan des films sortis dans nos salles en 2014. Je vous propose pour cela un top 10, subjectif, évidemment. On ne peut pas tout voir (j’ai notamment manqué les prometteurs « ‘71 » et « Le Juge »), et nous avons évidemment tous des goûts différents. Vous remarquerez donc que je boycotte, ou presque, le cinéma français moderne, alors que j’affectionne tout particulièrement la Science-Fiction. Comme beaucoup, j’attendais également certaines suites avec impatience, et il y a eu du bon et du moins bon… Vos réactions, commentaires, remarques et autres insultes seront les bienvenus, évidemment ! Attention, quelques éléments de l'intrigue se sont glissés dans ces critiques…

10-Les brasiers de la colère : Dans une petite ville américaine touchée par le chômage et la misère (aux faux airs de Bassin Minier du Pas-de-Calais…), deux frères sont confrontés à la dure réalité de leur situation, l’un décide de s’engager dans l’armée quand l’autre part en prison. A la sortie de ce dernier quelques années plus tard, son frère est revenu traumatisé de ses différentes missions en Irak. Les magouilles et autres business dans lesquels il s’est embourbé le mettent en grand danger, son frère doit alors venir à son secours… Dans le premier rôle on retrouve l’un des meilleurs acteurs du 21ème siècle, Christian Bale. Il est une fois de plus crédible et touchant en personnage torturé, comme c’était déjà le cas en 2011 dans « Fighter ». A ses côtés, Woody Harrelson (Sept Vies, Zombieland, Hunger Games…), Forrest Whitaker (Le dernier roi d’Ecosse, Phone Game…) ou encore Willem Defoe (Spiderman, Inside Man…)…rien que ça !

Le petit - : Même au fin fond des USA, on trouve des couples métissés !

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Christian Bale a des problèmes, il s’en va les régler…

9- Captain America - le soldat de l’hiver : « Les films de super-héros, c’est toujours pareil, c’est con, c’est nul… ». Les studios Marvel tentent depuis quelques années de balayer cette réputation, et ils réussissent leur pari avec cette suite de « Captain America ». Il y a bien sûr des effets spéciaux, de la baston et un héros yankee pour sauver la mise, mais les enjeux sont désormais plus importants et nous assistons à un véritable thriller, avec suspens, trahisons et retournements de situation en tous genres. La psychologie du personnage, qui s’est réveillé après un coma de 70 ans, en fait en plus l’un des personnages les plus intéressants et humains de l’univers Marvel. Nous connaîtrons peut-être le fin mot de l’histoire en 2016 dans le 3ème opus nommé « Civil War », qui verra les différents super héros (Iron Man, Thor, Hulk et les autres) se battre les uns contre les autres, certains souhaitant soumettre l’humanité à une sorte de système totalitaire « pour leur bien », tandis que les autres, dont Captain America, souhaitent que chacun conserve sa liberté.

Le petit + : Scarlett Johansson

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Scarlett lors de l’avant-première

8- Le Hobbit – La bataille des cinq armées : Après avoir fait fuir le dragon Smaug de la montagne, les nains emmenés par leur chef Thorin sont bien décidés à la défendre, alors que les elfes, les humains et les orcs la convoitent aussi, provoquant ainsi « la bataille des cinq armées »… Difficile de ne pas faire de comparaison avec le Seigneur des Anneaux, et le constat est cruel pour le Hobbit. L’histoire est moins épique, à cause des enjeux moins élevés, les personnages sont moins charismatiques, et certaines libertés prises avec l’histoire originale nous laissent un goût amer dans la bouche… Frodon, Sam, Aragorn et consort avaient placé la barre tellement haut que nous sommes forcément un peu déçu, mais nous passons tout de même un bon moment, les combats sont bien réalisés et l’on ne s’ennuie pas.

Le gros - : le métissage nain/elfe

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C’est la guerre, mon frère !

7-L’Homme du Peuple : En 1970, Lech Walesa travaille sur les chantiers navals de Gdansk (Pologne). C’est là qu’il va découvrir la répression brutale du régime communiste et qu’il va se dresser contre par l’intermédiaire du syndicat libre « Solidarnosc » dont il devient le porte- parole. Malgré les persécutions et la diffamation, il conserve sa ligne jusqu’à devenir Président du pays en 1990. Son combat nous est montré à dimension humaine, l’on perçoit ainsi davantage les conséquences sur ses proches et notamment sa femme Danuta que sur le pays entier, le réalisateur incorpore tout de même des images d’archives de différents soulèvements. A montrer aux petits communistes français du 21ème siècle.

Le petit + : la bande sonore du film composée de chansons engagées, choix original et convaincant !

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Je vous ai compris !

6- Sin City 2 : Cette nouvelle adaptation de Frank Miller nous propose trois histoires, qui finissent parfois par se croiser. Le rythme est bon, les personnages que nous connaissons déjà sont fidèles à eux-mêmes et poursuivent ce qu’ils avaient commencé, mais les nouveaux ne sont pas en reste. On a de l’empathie pour le jeune Johnny, qui défie un sénateur-mafioso, tandis que la belle Ava Lord nous rend aussi dingue que ce pauvre Dwight McCarthy, elle est la parfaite illustration de la femme moderne, manipulatrice et destructrice… On n’attendait plus ce film, ses scores ont d’ailleurs été très médiocres au box-office américain, mais cette suite parvient à conserver l’esprit du premier opus et est finalement l’une des bonnes surprises de l’année.

 Le petit + : Jessica Alba…Eva Green…Jessica…Eva… ??

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L’idéal ? Une fusion à la Dragon Ball Z qui nous donnerait une Jessica Green ou une Eva Alba

5-Exodus – Gods and Kings : Ramsès et Moïse furent élevés comme des frères, mais alors que le premier devient Pharaon, le second apprend lui qu’il est membre du peuple hébreu, en esclavage depuis 400 ans. Il entend la parole de Dieu, et avec Son aide il va mener l’Exode… Ridley Scott (Gladiator) met en scène certains des épisodes les plus connus de l’Ancien Testament, et c’est une réussite ! Christian Bale (encore lui !) est excellent en Moïse, en parvenant à jouer toutes les subtilités du personnage. Ramsès manque peut-être lui d’un peu de charisme. Les grands passages des plaies d’Egypte, de l’Exode et de la Mer rouge sont bluffant, l’histoire est respectée… Un grand peplum moderne !

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Ramsès à gauche, Moïse à droite

4-Fury : Un char américain perdu en Allemagne en 1945, qui défouraille tout ce qui bouge…sur le papier ça ressemble à un bon vieux film de propagande à l’ancienne, c’est vrai. Mais concrètement, ça nous donne un excellent film de guerre, pas manichéen puisqu’il dépeint aussi l’attitude peu délicate des GI’s en  terrain conquis et attribue même un peu d’humanité à un jeune membre de la SS. A part ça on s’y croirait, on n’avait jamais été plongé ainsi dans la vie d’un équipage de tank, ni vu de batailles de chars aussi intenses et violentes. Les protagonistes sont convaincants, notamment Brad Pitt dans le rôle du sergent expérimenté, parfois salaud mais toujours dévoué à ses hommes et finalement respectable. Les spécialistes des armes y trouveront quelques erreurs, les autres prendront leur pied.

Le petit + : Alicia Van Rittberg

 

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« Alicia ? Elle est canon… »

3-The Giver : S’il n’est que 3ème de ce top 10, « The Giver » (« Le Passeur » chez nos cousins du Québec) est mon coup de cœur de l’année. Dans un futur lointain, une société isolée et aseptisée est régie par des règles très strictes dictées par les Sages. Les émotions et les souvenirs ont été supprimés et chaque citoyen doit remplir la fonction qui lui est attribuée. Mais l’un d’entre eux, « le passeur » (joué par Jeff Bridges), est chargé de se rappeler du passé et de guider les dirigeants pour qu’ils ne commettent pas les erreurs qui ont provoqué la chute du monde d’autrefois. Lorsqu’il transmet son savoir au jeune garçon qui doit lui succéder, tout commence à changer, car la dictature qui ne dit pas son nom se sent menacée… « The Giver »  rappellera « Equilibrium », « Divergente », « Demolition Man » voire même « Hunger Games » aux amateurs des films du genre. Il détonne cependant par sa simplicité, l’émotion étant davantage recherchée que l’action ou le grand spectacle. Un beau film que l’on peut voir en famille.

Le petit + : le morceau de piano… https://www.youtube.com/watch?v=6CN39BuR-9E

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Ne réglez pas votre écran, le jeu de couleurs est l’un des points forts du film !

2-Edge Of Tomorrow : Les extraterrestres ont attaqués la Terre ! Pour libérer l’Europe, les hommes préparent un débarquement sur une plage française, en suivant l’une de leurs leaders, Rita Vrataski. Le major Cage est spécialisé dans le recrutement de soldats. Contre son gré, il est envoyé au combat, dans la première vague de l’assaut. Alors qu’il tue un alien mais s’apprête à mourir lui-même, la journée recommence… Les évènements se répètent, il comprend alors qu’il est au centre d’un phénomène extraordinaire. Alors qu’il voulait dans un premier temps se débarrasser de cet étrange pouvoir, il va petit à petit apprendre à s’en servir pour la cause. En recommençant la même journée régulièrement, il va réussir à avancer dans sa mission, avec l’aide de Rita dont il a fait la connaissance, et qui est la seule à croire son histoire…

Après Minority Report, La Guerre des Mondes et Oblivion, Tom Cruise se replonge dans la Science-Fiction, et c’est une fois de plus un succès ! Le film fait de nombreuses références aux deux guerres mondiales, avec le débarquement sur une plage française, mais aussi en évoquant une terrible bataille de Verdun ou l’héroïne Rita Vrataski a acquis sa réputation. Le seul reproche que l’on peut faire au film est qu’il n’est pas assez long, preuve que l’on a pris du plaisir en le regardant. L’histoire n’est cependant pas finie, Edge of tomorrow est en effet une adaptation d’une histoire japonaise déclinée en roman et en manga, une suite est en cours d’écriture, à voir s’il elle sera un jour produite pour le cinéma. Je dis « Oui ! ».

Le petit + : Emily Blunt dans le rôle de Rita

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Rita et Cage (aucun lien avec Nicolas !)

1-Interstellar :

Dans un futur proche, la Terre perd peu à peu ses ressources. L’humanité a déjà durement été touchée par la famine et a mis de côté ses rêves de grandeur. Les voyages spatiaux ne sont plus qu’un lointain souvenir. Cooper, un ancien pilote, est désormais paysan, il vit avec ses enfants et son beau-père, mais a toujours des aspirations plus grandes. Avec sa fille, Murphy, il découvre un étrange phénomène gravitationnel. Celui-ci va l’emmener jusqu’à une base secrète de la NASA, qui prépare en silence une grande mission de sauvetage de l’humanité. Le professeur John Brand lui demande alors de mener cette mission, consistant à trouver des planètes habitables aux confins de l’univers grâce à l’apparition d’un trou de ver à proximité de Pluton. Ce trou de ver doit permettre de traverser une partie de l’univers et de se retrouver en des lieux si éloignés que l’homme ne pouvait jusque-là pas rêver les atteindre un jour. Cooper et les trois astronautes qui l’accompagnent vont devoir faire face à l’inconnu, physiquement et psychologiquement, car la valeur du temps sur Terre et sur les exo-planètes n’est pas la même, une heure sur l’une d’elle étant parfois l’équivalent de sept années sur la planète bleue. Le temps est donc compté pour sauver l’humanité, mais aussi pour que Cooper puisse revoir sa fille, à qui il a promis de revenir un jour…

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Le vaisseau de la NASA face à l’immensité d’un trou noir

Attention, chef d’œuvre ! Après Inception et la trilogie Batman, le réalisateur Christopher Nolan est de retour avec un film dont il a le secret, que l’on pourrait qualifier de blockbuster intelligent. En près de trois heures, le cinéaste nous fait nous questionner sur nos sentiments les plus profonds comme sur la grandeur de l’univers, mais aussi sur les capacités de l’humanité.

La relation père-fille est le point central de l’œuvre. L’amour, la confiance et l’espoir lient Joseph Cooper et Murphy, même lorsque des millions d’années lumières les séparent. Comme le temps passe plus vite pour Murphy, nous la voyons devenir une scientifique confirmée, qui sur terre va travailler dans le même sens que son père, en tâchant de résoudre une équation décisive. Cooper, interprété par Matthew McConaughey, est quant à lui le meilleur représentant possible pour l’humanité. Il est intègre, dévoué à sa famille et son peuple, et a le sens des responsabilités. Il n’est pas parti à l’aventure mais en mission de sauvetage, à contre-cœur malgré son goût pour l’aventure, c’est lui finalement qui est au cœur des scènes les plus émouvantes du film.

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Cooper et sa fille Murphy

Je ne suis pas très calé en science, et ne peux vous faire une analyse précise sur les points réalistes et ceux qui le sont moins dans Interstellar. J’ai en revanche toujours apprécié les frères Bogdanoff, et en voyant ce film j’ai eu l’impression de voir tous leurs rêves et leurs fantasmes réalisés. Christopher Nolan va jusqu’au bout de ses idées, le trou de ver déjà mais aussi les planètes et surtout le trou noir sont incroyables. Visuellement, mais aussi dans leur utilisation. Le tournant du film, dans le trou noir justement, est le point qui a le plus alimenté les débats et suscité le plus de questions. Lorsque Cooper y pénètre, il se retrouve dans une sorte de bibliothèque, qui est en fait une dimension nouvelle ou il est possible d’influer sur le temps et la gravité. Cela lui permet de communiquer des informations précieuses sur Terre, dans le passé, à sa fille Murphy qui n’est encore qu’une enfant. Ces messages sont en fait les événements qui avaient mené le père et sa fille à se poser les premières questions sur la gravité avant même que toute cette aventure ne commence.

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« Dans l’univers, rien n’est impossible ! »

Interstellar est aussi une quête humaine, un message d’espoir et de confiance sur les capacités de notre espèce (de notre race ?) à dépasser ses limites. Si l’humanité est ici aidée par les astres -le trou de ver et les planètes potentiellement habitables mises à sa portée- elle sait aussi prendre les risques les plus grands pour pouvoir avancer. Les explorateurs de l’espace, ces pionniers, mettent leur courage au service de leur intelligence et réalisent les plus grands exploits. C’est un hommage à l’histoire de notre monde, mais aussi une source d’inspiration pour le futur, dans la réalité !

Marceau/C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

 

Commentaires

Les Etats-Unis sont par essence une nation métissée!

Écrit par : lamétissée | 04/01/2015

Les Etats-unis c'est le génocide de millions d'Amérindiens pour installer un système capitaliste multiethnique communautariste inégalitaire et violent.

C'est ce qu'on appelle en novlangue "une société métissée", mais ça fait longtemps qu'on est passé du "melting pot" au "salad bowl", révisez vos classiques.

Écrit par : Gardien du phare | 04/01/2015

justement! alors pourquoi s'étonner que dans ce pays entièrement construit par la colonisation et le génocide, il y ait des couples métissés même au fin fond des Etats-Unis? comprenez mon étonnement quand au commentaire sur "Les brasiers de la colère"!

Écrit par : lamétissée | 04/01/2015

Tout simplement car les rednecks ne se mélangent pas trop aux afro-américains ou aux latinos, en fait. ;-)

C'est pour ça qu'on parle aujourd'hui de "salad bowl".

Écrit par : Gardien du phare | 04/01/2015

c'est pour cela que l'on parle aussi de mondialisme. les frontières des Etats disparaissent alors, au sein d'un même Etat, il n'y a plus de filtre. ce protectionnisme des rednecks est-il toujours d'actualité? actif je veux dire car certaines valeurs propres à une certaine époque ne sont plus si évidentes aujourd'hui.

Écrit par : lamétissée | 04/01/2015

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