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26/11/2014

Allocution d'Arnaud de Robert au congrès du GUD "Le réveil des nations"

Note du C.N.C.: Le texte suivant reprend l'allocution prononcée par Arnaud de Robert, porte-parole du Mouvement d'Action Sociale (M.A.S.) au congrès du GUD "Le réveil des nations" qui eut lieu le 22 novembre 2014 à Nanterre (Compte-rendu ici). C'est un texte d'un grand intérêt qu'il convient de lire et de méditer.

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Mes chers camarades, avant de prendre la parole sur le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui, je tiens tout d’abord à saluer et remercier les organisateurs de ce meeting pour la remarquable journée qu’ils nous permettent de vivre. Leur persévérance, leur sérénité et leur volonté est la meilleure preuve que quand on veut, on peut.

Je tiens aussi à saluer les camarades des délégations européennes qui par leur présence manifestent comme nous tous ici leur attachement à l’édification de la Grande Europe.

Je tiens enfin à vous saluer vous tous, camarades, militants du MAS ou d’autres organisations, sympathisants actifs, combattants parfois isolés qui êtes venus souvent de loin pour trouver ici l’énergie nécessaire à la poursuite de notre dur combat.

Le réveil des nations ou le réveil des peuples ?

Lorsque les organisateurs m’ont parlé du thème de ce meeting – Le réveil des nations – je me suis employé, pendant quelques jours, à observer les signes de ce réveil en passant en revue l’actualité d’un grand nombre de pays du continent européen.

Il ressort de cette brève analyse deux choses frappantes :

Sur le plan électoral d’abord, on remarque sans peine une hausse plus ou moins significative des mouvements nationaux, patriotes, anti-Union Européenne. Je ne m’étendrai pas ici sur l’importante variabilité des socles doctrinaux de ces mouvements, ni même sur les hostilités inter-mouvements ou inter-dirigeants qui peuvent exister et qui ont donné d’ailleurs un bien triste spectacle lors de l’organisation des groupes parlementaires au parlement européen.

Je soulignerai plutôt l’autre donnée électorale importante à savoir  l’explosion de l’abstention, forme populaire et brutale de délégitimation du pouvoir oligarchique.

Mais surtout, j’aimerais porter à votre attention la seconde observation, celle qui m’a paru la plus significative. Je l’ai appelée la riposte des peuples.

Partout en effet, on peut observer que la contestation électorale se double d’une protestation populaire diffuse, multiforme mais profonde et de grande ampleur.

Au travers d’une multitude d’initiatives locales, prises souvent sous la violente contrainte de la crise économique et financière, nos compatriotes français et européens réorganisent des formes de solidarités actives. Les projets germent partout, sous des aspects inattendus et démontrent une vitalité que nous avons longtemps sous-estimée … et que nous sous-estimons encore.

Nous qui sommes militants, engagés et je dirais même enragés, nous avons en effet souvent tendance à prendre la défense du peuple tout en en dénonçant l’apathie, la lobotomisation, le caractère moutonnier et consumériste. Nous allons parfois très loin dans ce raisonnement, rejetant nos propres insuccès sur la bêtise et la passivité supposées de nos concitoyens. Et d’entendre les « Mais qu’est-ce que tu veux y faire, ils ne comprennent rien », « ils sont aveugles » … Que c’est pratique ! Que c’est facile !

Or, nous commettons là une lourde erreur d’appréciation. La vérité est que les peuples européens, malgré la puissance destructrice du rouleau compresseur de la société de consommation ont su préserver une forme d’intelligence instinctive. Une intelligence de survie et donc un potentiel de régénération.

Depuis quelques années, nos compatriotes et particulièrement ceux qui parmi les plus pauvres se rendent lentement compte du désintérêt total de l’oligarchie. Oubliés, délaissés car économiquement inintéressants, ils s’organisent par nécessité et découvrent par là-même qu’ils n’ont plus non plus besoin de l’oligarchie politico-financière pour s’organiser.

Face à des structures étatiques en complicité d’impuissance avec les banques et dirigées selon la formule célèbre de Karl Marx par des « fondés de pouvoir du Capital », les peuples qui souffrent trouvent en eux les ressources d’un commencement de riposte.

C’est donc bien plutôt à un réveil des peuples qu’à un réveil des nations auquel nous assistons. La crise économique a généré un véritable bouleversement des structures sociales et de la répartition de nos populations.

Aux bobos, aux nantis, aux oligarques, aux minorités agissantes et aux migrants starifiés, les grandes villes high-tech devenues des tours de Babel mondialisées.

Aux victimes de la crise, aux petits blancs, aux sans-dents comme dirait le comique en scooter de l’Elysée, il reste les grandes banlieues quand elles ne sont pas totalement occupées, les zones périurbaines et la ruralité plus ou moins sinistrée. Ce grand exode, massif et silencieux est une véritable révolution sociologique des territoires et appelle toute notre attention.  La hausse brutale et surprenante des résultats du FN (quoi que l’on pense de ce parti) aux élections européennes dans l’Ouest de la France - autrefois terre de mission - en est un indicateur patent.

Ces oubliés des territoires périphériques, délaissés par les structures étatiques mais écrasés par la fiscalité et les mesures vexatoires (éloignement, proximité forcée avec les masses immigrées) se retrouvent dans l’obligation de trouver des solutions par eux-mêmes et font émerger de nouveaux modes d’organisation qui débouchent sur des formes de reprise de pouvoir, de souveraineté.

Ne pas les voir c’est passer à côté d’un levier de combat. Ne pas s’engager avec nos compatriotes dans ce processus, c’est manquer d’esprit révolutionnaire et surtout, passer à côté d’une occasion historique de diffuser nos idées.

Nous avions l’habitude de penser que nous étions en quelque sorte les détenteurs légitimes de la révolte des paroles et des actes (sorte d’autopromotion injustifiée que nous partageons avec une partie de l’ultra-gauche).

Mais une fois de plus, l’histoire nous surprend et, des bonnets rouges aux coopératives ouvrières, des paysans qui s’organisent pour vendre eux-mêmes leur récoltes aux initiatives décroissantes, localistes, écologiques et anti-consommation toute une frange de notre peuple réagit et construit parfois inconsciemment les outils de contre-pouvoir.

J’irai même jusqu’à dire et affirmer que les ZAD font partie de ce mouvement d’ensemble. Je n’ai aucune espèce de sympathie pour les clowns à dreadlocks qui dansent devant les gendarmes, mais j’avoue en avoir encore moins pour les forces de « l’ordre », chiens de garde du Système.

Quoi qu’il en soit, dans ces ZAD en lieu et place des bobolches, nous devrions trouver des gens comme nous, car nous sommes et devrions être les premiers défenseurs de notre terre.

Alors pourquoi eux ? Pourquoi pas nous ?

La vérité est je crois que nous passons bien trop de temps à dénoncer et à nous lamenter et pas assez à analyser et construire. Et quand nous le faisons, bien peu suivent.

Il y a des gens sérieux et intelligents à l’ultra-gauche. Ils ont posé depuis un moment des constats clairs sur l’ennemi libéral et en ont tiré des conséquences fécondes auxquelles ils donnent aujourd’hui un caractère offensif et opératif. Nous ne les partageons pas toutes, évidemment. Eux veulent le chaos, nous nous voulons que le chaos soit créateur d’un ordre nouveau. Cela nous séparera toujours sur les fins, mais cela ne doit pas nous empêcher de penser que sur certains points les analyses proposées sont justes.

Et notamment sur la désignation de l’ennemi.

On nous abreuve ces derniers temps d’images de gamins barbus, convertis et sanguinaires en tentant de nous faire croire que là réside le plus grand danger. On tente d’ailleurs de nous coller les djihadistes dans les pattes comme si nous avions par nature, dans une forme de racisme imbécile, en appétence particulière pour les excités en turban. A croire que pour le Système les nationalistes radicaux, les militants identitaires européens se résument à une bande de beaufs éructant du « bougnoul » à tout bout de champ.

Les médias jouent les faux ingénus et les vrais faux-culs en faisant semblant de découvrir que quarante ans de souillure de la France, de son histoire, de ses racines et de son génie, que quarante ans de partouze psycho-culturelle avec l’exotisme planétaire, le saint dogme des « Droits de l’Homme », la névrose consumériste et la paupérisation croissante n’ont pas produit le gentil citoyen mondialiste mais de jeunes mort-vivants qui haïssent la société qui les a tordu et qui par vengeance embrassent la seule « verticalité » présente entre les tours grises de banlieue : l’Islam.

Je ne crois pas à cette « jolie » histoire poussée par le pouvoir. Je ne crois pas à cette nouvelle forme d’obscénité obligatoire qui veut que l’on phantasme sur « le méchant barbu. Nous avons passé l’âge du grand méchant loup, surtout quand celui-ci a été fabriqué par la puissance américano-sioniste.

L’islam n’est pas l’Ennemi, elle est l’un des instruments que l’oligarchie utilise pour détruire les peuples européens, tout comme le sont la violence économique et sociale, l’amnésie historique et civilisationnelle ou le remplacement de population par l’immigration.

Mais alors qui est l’ennemi ? Notre ennemi, vous le savez, est depuis toujours le même. Il s’appelle Jean-Claude Junker, Macron, Rothschild, Lehmann Brothers, FMI, BCE, banque, crédit, salaire … Il a tous les noms, il n’en a aucun. Cela n’a pas d’importance. Nous l’appellerons néolibéralisme, mais il peut s’appeler le Système, la Matrice, le Capitalisme sauvage, l’ultra-libéralisme ... C’est le pire de nos ennemis, le plus subtil, le plus acharné et le plus incompris donc le plus mésestimé dans sa capacité destructive.

Il se manifeste pourtant partout, à travers une offensive généralisée contre les pays d’Europe. Il n’y a pas de complot, tout se déroule sous nos yeux. Ce qui se met en place c’est un autoritarisme libéral qui se globalise à l’échelle planétaire depuis les années Reagan. Cette offensive est multiforme et incessante. Elle a généré une nouvelle aristocratie apatride, une hyperclasse informelle qui n’a pas de visage, qui dirige les marchés, domine les médias, l’économie et la politique. Cette hyperclasse utilise son influence excessive pour s’enrichir au détriment de l’économie réelle, au détriment des peuples.

Elle est anti-nationale car ses allégeances sont principalement atlantistes, sionistes, pétromonarchistes. Cette hyperclasse déteste la nation et n’a de cesse que de la détruire.

Elle est en guerre totale contre les peuples une guerre économique, financière, idéologique, psychologique, sécuritaire.

Soutenue par le conformisme des médias aux ordres, cette offensive ultra-libérale est à la fois brutale et invisible. C’est pourquoi elle est difficilement perceptible en tant que menace réelle et immédiate et qu’il est plus facile de taper sur des barbus excités. Par contre, son travail de sape est réel et pourrit lentement mais efficacement l’âme des peuples européens.

L’objectif ? Extrêmement simple, concret et direct : enrichir les riches et appauvrir les pauvres au mépris de la souveraineté des Etats. L’offensive ultra-libérale relance ainsi la guerre des classes mais verticalement, du fort au faible à l’échelle mondiale. Cette guerre peut devenir conflit au besoin comme en Syrie en Irak, en Afghanistan, au Kosovo, à l’Est. Si ces conflits sont avant tout déclarés pour satisfaire des intérêts privés (énergétiques, de domination) ils sont légitimés depuis les attentats du 11/11 par la « menace terroriste ».

En réalité pour l’oligarchie dominante, les crises, les guerres, les désastres sont le moyen le plus efficace d’imposer des mesures économiques qui seraient tout simplement inacceptables en temps normal.

On privatise les gains et on nationalise les pertes. En réalité, le néolibéralisme n’est pas une forme de libéralisme mais un autoritarisme des riches. Contre notre volonté populaire des référendum, l’ennemi a imposé son pouvoir par le parlement de l’Union Européenne.

Cet autoritarisme se légitime par la médiatisation massive, il utilise l’arme psychologique avant même l’arme économique. C’est ce qui en fait un ennemi mortel. L’oligarchie, aux travers des médias impose une guerre de l’esprit par une stratégie de la tension permanente. Elle détruit l’idée politique, la souveraineté, le patriotisme en les assimilant en permanence au danger de l’extrême-droite, au spectre du « monstre fasciste ». La neutralisation de la souveraineté populaire s’opère par la gestion permanente d’un chaos savamment entretenu. Grâce aux sauvages du Capital, la racaille des banlieues, le capitalisme sauvage impose son ordre. En ce sens, comme nous le dénonçons au MAS, les immigrés sont les troupes de protection du Capital, les meilleurs alliés de l’oligarchie. Ils suscitent le chaos et l’on nous supprime nos libertés.

La souveraineté économique, commerciale, industrielle elle, est détruite par les traités européens écrits depuis Wall Street. Les négociations du TAFTA (ce gigantesque marché euro-atlantique qui fera de l’Europe l’arrière-cour économique des américains) montrent la totale soumission de nos gouvernants européens à leurs maitres américains et à leurs alliés.

Les dirigeants politiques européens dilapident les ressources et le patrimoine des peuples pour le seul profit des marchés et de leurs structures (OMC, BCE, FMI, Euronext, NYSE …). Ce qui s’établit sous nos yeux est un continuum de gestion autoritaire, ultra libéral, mondial. Ce continuum a dans ses objectifs principaux la digestion de l’Europe pour empêcher l’émergence de sa puissance.  

C’est pourquoi il est également important de ne pas tomber dans les pièges souverainistes et stato-nationaux. Si nous nous défendons seuls, chacun de notre côté, campés dans une posture d’orgueil national, nous mourrons seuls. Si nous joignons nos forces, nos initiatives, nous aurons une chance de constituer un bloc de taille suffisante pour offrir une alternative crédible et combattre efficacement.

Les deux grandes stratégies qui ont été employées au 19e et 20e siècle ont montré leurs limites. La stratégie d’opposition frontale, d’opposition armée a été maintes fois écrasée dans la sang et a produit des milliers de martyrs pour des résultats dérisoires.

La stratégie dialectique, celle de l’électoralisme permet un gain substantiel de notoriété pour nos idées, mais lorsque l’on joue avec les règles de l’ennemi il ne faut pas s’attendre à ce qu’il nous laisse gagner. En ce sens, l’élection est une arme nécessaire mais non suffisante. Et puis, il y a une vie entre les élections.

Le Système oligarchique est techniquement victorieux, c’est un fait. Ses moyens de contrôle sont colossaux. Il attend de nous que nous soyons de bons petits soldats, faux rebelles mais vrais dindons et que nous répondions à ses provocations par des réactions droitières, conservatrices et bêtement xénophobes. Ainsi il pourra valider son dogme religieux préféré, celui de la bête immonde qui menace la « démocratie ».

La question est donc simple : allons-nous continuer à servir d’idiots utiles à nos ennemis ? Allons-nous longtemps encore servir d’alibi au Système ?

Non, clairement non. Il est plus que temps de proposer une alternative politique totale et en opposition résolue au Système. Nos camarades grecs et italiens nous montrent des pistes à suivre. A nous de fonder, de coordonner et de propager des initiatives réalistes, innovantes et fonctionnelles. A nous d’encourager à la reprise de souveraineté populaire, à nous d’aider le peuple à s’émanciper du capitalisme cannibale prédateur.

Cela impose certains sacrifices comme de sortir de notre ghetto douillet pour reprendre langue avec nos concitoyens. Car aujourd’hui qui nous connait ? Qui nous entend ? Ce sont les autres, nos ennemis, qui parlent de nous à notre place.

Nous devons quitter les positions poussiéreuses et passives de la contestation, de la complainte pour nous projeter dans le combat. Pas de nostalgie stérile et incapacitante, mais la volonté de se remettre en mouvement, d’incarner une radicalité dynamique.

Tout est nôtre, tout est à reprendre. L’action exige que nous prenions part à la dissidence qui s’organise. Elle se fera, avec ou sans nous. Nous ne devons nous interdire aucun domaine, le social, l’écologie, l’action syndicale, associative, l’éducation, la culture, l’art … Ni aucune forme de lutte même si cela doit parfois passer par la force.

Face à l’omnipuissance du Système nous devons bâtir un maillage organique et travailler à sortir nos compatriotes des prisons financières du Capital. Il faut investir le micro-crédit, les banques solidaires, les sociétés d’entraide mutuelle. Il faut créer de l’activité économique pour les nôtres et selon un mode coopératif et solidariste. Il faut retrouver de l’autonomie par rapport au système. Les mouvements militants ne doivent plus être les réceptacles de la contestation, mais les bases de lancement de projets concrets, ancrés dans le réel. Il n’est pas nécessaire de voir grand. A côté de chez vous des associations, des particuliers développent des initiatives auxquelles vous pouvez vous cohérer, que vous pouvez influencer ou desquelles vous pouvez vous inspirer. Le militantisme actif, effectif est surtout local, car quel meilleur terrain de combat que celui de notre quotidien ?

Au Mouvement d’Action Sociale nous travaillons modestement depuis quelques années à la mise en place de ces initiatives et à la réalisation de ces projets. Nous avons enregistré plusieurs succès, mais il reste énormément de travail. C’est pourquoi il faut s’y mettre tous. Nos compétences croisées, notre volonté commune feront la différence.

Et puisque ce monde est politique, nous devons avoir sur toutes les questions une attitude intransigeante, ferme mais constructive. Car comme dit Aristote « La tolérance et l’apathie sont les dernières vertus d’une société mourante ».

Opposer, proposer, agir voilà le mot d’ordre.

Ainsi, sur le plan migratoire, il faut répondre à la violence allogène mais surtout prôner la remigration au travers de partenariats équilibrés avec les pays de provenance.

Sur le plan international il faut plus que jamais défendre une position de troisième voie, une position fermement européenne. L’Europe est l’objet de toutes les convoitises mais elle n’est ni à diviser, ni à prendre, ni à vendre.

Nous devons lever les étendards noirs de la révolte, appeler à la colère légitime du peuple, faire souffler à nouveau le vent de l’Histoire. Nous devons le faire dans nos quartiers, nos villes, nos campagnes, nous devons agir en France et en Europe.

Nous n’avons pas le choix.

La guerre qui est la nôtre est décisive à tous les titres. Elle nous verra triompher ou disparaitre en tant que civilisation, en tant que culture, en tant que peuples et en tant que race.

Alors, engageons-nous dans la grande insurrection des peuples, et parce qu’il n’y a pas de fatalité mais toujours de la volonté, nous serons les bâtisseurs de l’ordre nouveau.

Demain nous appartient !

Je vous remercie.

Arnaud de Robert, porte-parole du M.A.S.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

Commentaires

Magnífico camaradas. Un saludo y Arriba Europa

Écrit par : Carlos | 26/11/2014

Parfait...
Je relaie.
Merci !

Écrit par : Carine | 26/11/2014

Très bon texte qui tranche vraiment avec ce qui peut se dire ds la mouvance.

Le positionnement du MAS ds une lutte à mort contre le libéralisme mortifère me parait être le plus convainquant actuellement.

Le MAS est vraimant LE seul mvt identitaire-révolutionnaire !

Salutations enracinees

Ps: au fait le site du MAS ne fontionne plus ?

Écrit par : Mandrin | 26/11/2014

Le MAS n'est PAS le seul mouvement "identitaire-révolutionnaire" du pays Penchez vous donc sur ce nous faisons, depuis longtemps, au sein de la communauté militante "Terre et Peuple/Europe Identité", héritière d'Europe-Action ! Nous, nationalistes paneuropéens, nationalistes révolutionnaires, socialistes nationaux/européens, racialistes, de T et P, du MAS et d'ailleurs, avons encore beaucoup à faire, tous ensemble, concentrés sur l'essentiel.

Écrit par : Aryosophe | 03/12/2014

Belle intervention, remplie de passage de très grande qualité. J'y ai retrouvé mes propres impressions sur plusieurs sujets; par exemple : "nous passons bien trop de temps à dénoncer et à nous lamenter et pas assez à analyser et construire", l'intérêt de l'écologie radicale etc.
Je me suis cependant demandé si on ne devrait pas se poser une question qui nous est pourtant posée avec énormément d'insistance par l'ultra-gauche : celle de notre crédibilité.
Les boucheries Otanesques qu'on peut observer "à l'Est de l'Ukraine" (ou en Novorussie, disons), de la part de la république bananière de Kiev, "divisent", me dit-on. Sous pression financière de leurs diasporas, des mouvements polonais, ukrainiens et grecs (dont l'Aube Dorée, qui était présente à ce congrès) se vendent, ridiculement, sinistrement, aux agents de l'occupation anglo-islamique.
Quelques noeuds gordiens restent à trancher.

Écrit par : Oscar | 27/11/2014

Oscar
La seconde partie de votre intervention ne me semble pas en phase avec l'allocution de Arnaud de Robert, justement.
Il ne me semble pas faire appel à une quelconque allégeance à l'un des grands blocs ou l'autre :

"Sur le plan international il faut plus que jamais défendre une position de troisième voie, une position fermement européenne. L’Europe est l’objet de toutes les convoitises mais elle n’est ni à diviser, ni à prendre, ni à vendre."

Ce passage me semble assez clair.
Après, que vous ayez un avis sur l'Est de l'Ukraine, c'est absolument normal et compréhensible. Mais cela n'a pas sa place ici, de mon point de vue.
Parce que j'ai l'avis strictement opposé, sans donner dans la béatitude pro-Porochenko qui laisse purement et simplement tomber les patriotes, et sans me sentir le moins du monde pro-OTAN et atlantiste pour autant (sans jeu de mots).
Ce qui ne m'empêche pas, bien au contraire, d'être 200% d'accord avec le texte.
Etonnant, non ?

Écrit par : Carine | 27/11/2014

Je voudrais connaître la vision géopolitique (hors migration) du MAS.
Elle n'est pas indiquée dans cette intervention.
Merci de votre réponse.
Eric Basillais

Écrit par : ericbasillais | 27/11/2014

Il n'est tout simplement pas possible de prétendre à un quelconque "anticapitalisme" tout en se plaçant aux côtés des gens du Secteur Droit, qui se posent en valets XXL de l'Amérique et qui ont foutu un b... monstre dans leur pays sous le prétexte qu'il tardait à être intégré dans "l'Europe" : celle que nous sommes censés honnir de toutes nos forces.
Quant à "troisième voie" c'est bien mignon mais on aura besoin d'alliés pour se débarrasser de l'occupant anglo-islamiste. La déconfiture américaine se produit peu à peu, heureusement (comme quoi ils sont à la fois LA décadence et EN décadence : tant mieux), mais ça ne suffira pas : leurs innombrables valets s'occupent d'amener l'Europe dans la tombe "occidentale".

Écrit par : Oscar | 27/11/2014

Oscar

j'ai bien noté votre commentaire qui constitue une réponse à ma question sur la vision géopolitique du MAS et autres orgas présentes à ce congrès.

Notamment l'objection à la "troisième voie"; ce qui suppose que cette vision existe aussi et est en débat.

Vous trouverez sur mon blog ma propre vision ( en quelques lignes ) de la géopolitique de la GAULE :

http://angoulmois.hautetfort.com/archive/2014/11/27/geopolitique-5498624.html

et sur la "troisième voie" et votre option d'alliance avec MOSCOU, mon interprétation de la dernière déclaration stratégique de LAVROV, Ministre des affaires étrangères de POUTINE et les craintes d'avoir à être avalé par UEEA dans un cadre de toute façon mondialiste:

http://angoulmois.hautetfort.com/archive/2014/11/29/integration-lavrov-5499743.html

Écrit par : ericbasillais | 29/11/2014

On pourrait dire: "il n'est tout simplement pas possible de prétendre à un quelconque anti-capitalisme en se plaçant du côté de l'oligarchie russe". Bref...

Le discours d'AdR n'a pas pour objectif de trancher des questions géopolitiques complexes mais de mobiliser les hommes sur la construction d'une alternative en France.

Écrit par : Gardien du phare | 29/11/2014

Citation de cette allocution, où la situation en Ukraine apparaît en filigrane :
L’offensive ultra-libérale relance ainsi la guerre des classes mais verticalement, du fort au faible à l’échelle mondiale. Cette guerre peut devenir conflit au besoin comme en Syrie en Irak, en Afghanistan, au Kosovo, à l’Est.

Écrit par : Oscar | 28/11/2014

à Gardien du phare :
1°) il n'y a rien de moins complexe, en ce monde, que la guerre punitive menée par les Ukrainiens contre les populations, je dis bien : contre les populations, jour après jour, qui ont osé affirmer leur volonté de se séparer d'eux et de former des républiques populaires;
2°) tandis que la république bananière de Kiev (qui, faut-il le rappeler, résulte d'un putsch) est dirigée par des ploutocrates et des oligarques de grand calibre, et qu'elle se distingue par son niveau exceptionnel de corruption ("l'Union Européenne" a d'ailleurs fini par s'en offusquer, ainsi que l'Amérique), la fédération des républiques populaires de Novorussie se distingue expressément et explicitement par son refus de l'influence des oligarques;
3°) contre les mensonges et la duplicité "raisonnable" des judéochrétiens, je propose le DISCERNEMENT des européens dans la recherche de la vérité, qui est *certes* un processus complexe : et savez-vous pourquoi il l'est ? Parce que, précisément, des experts en intoxication et en désinformation forment une véritable légion. Le fait que des militants européens soient embobinés en faveur du Secteur Droit en est la preuve la plus majestueuse qui puisse être.
4°) Discernement ... exemple. Qu'est-ce qui vous dit qu'appuyer la Russie signifie automatiquement être un adorateur de Poutine ? C'est Limonov que je voudrais voir au pouvoir en Russie. Et je peux vous assurer qu'il ne serait pas du côté du Secteur Droit.
5°) N'oubliez pas le caractère impardonnable, aux yeux des Russes, du soutien donné à ceux qui prônent la totale humiliation voire le génocide de leurs proches.

Écrit par : Oscar | 29/11/2014

à Gardien du Phare :

merci pour votre réponse.

Toutefois, il me semble qu'il n'y a plus possibilité de dissocier politique intérieure et extérieure.

Le fait que Lavrov et Poutine ( à Sotchi) fassent désormais de la diplomatie "publique" (à audience mondiale via le net ) semble le démontrer.

Écrit par : ericbasillais | 29/11/2014

à ericbasillais : je tiens à vous féliciter pour l'intérêt radicalement nul de votre dernière intervention. Seul le vide intergalactique saurait lui faire concurrence.

Écrit par : Oscar | 01/12/2014

Concernant la tendance de Poutine à admettre des oligarques autour de lui ou à s'en défaire progressivement (pour permettre à la Russie de survivre), je viens de voir un article intéressant sur l'excellent site créé par Thierry Meyssan, le Réseau Voltaire : (qui s'illustre aussi concernant l'Etat Islamique, cette bouture de l'Etat Juif)
http://www.voltairenet.org/article186087.html
par James Petras ...
Titre : La vulnérabilité de la Russie aux « sanctions »
Entête : La restauration de la puissance russe par Vladimir Poutine est compromise par la guerre économique menée contre la Fédération par les États-Unis et l’Union européenne. Cette agression occidentale, fait remarquer le professeur James Petras, va obliger la Russie soit à éliminer les oligarques sur lesquels elle s’est appuyée, soit à mourir.

Écrit par : Oscar | 29/11/2014

Intéressant. Je suis d'extrême gauche (et je regarde de temps à autre ce blog depuis un article qui m'avait plutôt plu sur le dépassement des clivages) et ne partage aucunement votre vision identitaire de l'Europe, mais il va sans dire que c'est bien la même chose qui nous inquiète, à droite comme à gauche : la domination des peuples par l'idéologie néo-libérale.

Cet article explique très bien le nouvel échiquier politique français : http://democratie-numerique.logdown.com/posts/2014/11/27/gentils-virus-une-democratie-a-partisane-pour-la-victoire-des-99

La question de la remigration nous divisera encore, car pour nous les émigrations sont essentiellement dues aux politiques colonialistes et dominatrices de nos gouvernements qui ont semé la guerre et la misère partout. Je pense que beaucoup de problématiques d'intégration en France sont liées à un manque d'échange et d'ouverture, à un rejet massif des étrangers, aux ghettos, à l'éducation, etc. qui creusent la distance entre des individus différents en apparence, mais pourtant tous humains. Je pense que si se dessinait un monde meilleur, les gens resteraient ou repartiraient selon comment ils se sentent ici ou voient la situation évoluer chez eux (car là-bas, la domination néo-libérale est beaucoup plus violente qu'ici, de toutes évidences). Nous privilégions donc des valeurs de solidarité entre tous les dominés. Je ne vois aucune menace dans les cultures étrangères, mais c'est lié sans aucun doute à nos différents vécus.

Je pense donc que vous devriez ne pas trop mettre ce sujet en avant dans une perspective de dépassement des clivages et de lutte commune, car cela diviserait de nouveaux les gens. Je pense néanmoins qu'après avoir partagé et échangé ensemble, plutôt que de rester chacun dans nos cocons respectifs, nos positions seront en mesure d'évoluer. C'est tout l'enjeu de ce dépassement des clivages et ce retour à des valeurs d'échange et de respect envers chaque individu que nous croisons, quelle que soit son origine ou l'étiquette qu'on lui colle ou qu'il se colle sur le front. C'est bien le manque d'échanges qui nous divise autant. Si nous communiquions assez, les consensus seraient naturels.

Concernant les ZAD, les divisions existent aussi, entre les gens prônant l’insurrection armée et les pacifistes (mais tout ça est poreux, la violence est incontrôlable quand on subit l'injustice et les humiliations permanentes). Néanmoins nous savons tous qu'à terme, c'est bien notre manque de respect envers la vie qui nous enterrera tous. Il est important qu'on défende tous ensemble une paysannerie respectueuse des individus et de l'environnement contre les ravages des multinationales et de la corruption, qu'on multiplie les commerces et l’artisanat local, qu'on reconstruise l'industrie française et qu'on fasse transiter la société vers un nouveau modèle émancipateur où la coopération serait au cœur de la nation ou des Communes et non plus la perpétuelle défiance.

Respectueusement.

Écrit par : Sludgy | 03/12/2014

Consensus ? Dépasser les clivages ?! Le fait qu'on prenne des positions similaires sur certains sujets ne résultera jamais que d'une coïncidence. "L'extrême-droite" (les méchants, "identitaires" etc.) est haïe du système. Elle - ou une grande partie d'elle - pourrait fusionner avec lui comme ça se voit en Ukraine, où elle joue à fond le rôle des "idiots utiles", mais en France et dans beaucoup d'autres pays ça n'est pas possible. (C'est cependant le rêve, semble-t-il, de Marine Le Pen & Co). Outre ce rejet, qui est en soi un puissant motif de radicalisation des militants "d'extrême-droite", on peut observer qu'une frange parmi eux est composée d'individus intelligents, qui se mettent à réfléchir sur la nature judéochrétienne de ce système, sur les profonds motifs qu'il y a de la part de cette entité à détruire l'Europe ... genre de réflexion qu'on ne verra jamais à l'extrême gauche.

Elle est poursuivie de mille et une manières. Cela

Écrit par : Oscar | 04/12/2014

Nous ne pouvons pas mettre de côté une démarche identitaire qui est au cœur de notre lutte. Nous nous considérons comme des "indigènes" menacés de disparition.

Écrit par : Gardien du phare | 04/12/2014

Une vidéo brillante sur le sujet. Je suis tout à fait conscient de ce que tu dis Oscar.

http://arretsurinfo.ch/video-la-maison-brule-et-la-gauche-tire-sur-les-mouches-interview-de-jean-bricmont/

Écrit par : Sludgy | 04/12/2014

Euuh ... Je poursuis ... concernant ce sentiment de persécution qui ne fait en réalité que *renforcer* le sentiment identitaire ... autour, par exemple, du concept - certes sulfureux - de race spirituelle européenne.

Écrit par : Oscar | 04/12/2014

Le mot-clé "identitaire" peut prêter à confusion.
Des mots-clé sans ambiguïté comme racialisme ou qui retournent vers les racines du fascisme, comme "république sociale", ont le vent en poupe.
Par Pierre Krebs ... concernant l'ethnosocialisme :
http://www.europaeische-aktion.org/Artikel/fr/Lavenement-de-lethno-socialisme_46.html
Petit extrait :
"Nous sommes mes amis les éveilleurs de l’âme de notre race et les gardiens de son sang! A ceux qui l'auraient peut-être oublié, rappelons-le: nous sommes en guerre! Une guerre à mort, la guerre du globalisme contre les Peuples, la guerre de l’arbitraire contre le droit, la guerre du nomadisme contre l'enracinement, la guerre de l'or et de la marchandise contre le Sang et le Sol, la guerre des planétariens contre les identitaires."
Mes conclusions ...
1°) L'ultra-gauche, c'est - fondamentalement - de la gnognotte.
2°) Restent quelques problèmes de crédibilité à régler, notamment en se débarrassant des influences catholiques.

Écrit par : Oscar | 04/12/2014

_"Sur le plan international il faut plus que jamais défendre une position de troisième voie, une position fermement européenne. L’Europe est l’objet de toutes les convoitises mais elle n’est ni à diviser, ni à prendre, ni à vendre."_là votre raisonnement cloche , l'ue est doté de règles immuables , le néolibéralisme figé dans la pierre:il faut quitter l 'ue , sinon , vos luttes ne seront que du vent.

Écrit par : bosondehiggs | 05/12/2014

L'UE ce n'est pas vraiment l'Europe.

C'est le libéralisme qu'il faut combattre pas l'Europe. Soyez assuré que le libéralisme peut très bien se satisfaire d'états-nations qui opteraient pour un "capitalisme national" permettant de gérer la contraction du marché et les crises. Le capitalisme est polymorphe, il a utilement servi la pseudo-europe pour faire tomber les barrières, mais demain il peut très bien les remettre pour favoriser une division régionale du système capitaliste, qu'on appelle dans nos milieux la multipolarité.

Écrit par : Gardien du phare | 07/12/2014

L'Europe est déjà divisée, prise et vendue : on ne peut donc qu'approuver Arnaud de Robert lorsqu'il dit qu'elle n'est ni à diviser, ni à prendre ni à vendre. Il a probablement raison aussi de souligner que l'Europe crée des convoitises. Comment une entité aussi facile à pigeonner n'en créerait-elle pas ?
Je partage complètement votre avis : il faut quitter l'UE.
Mais il faudrait, en particulier, que l'Europe du Sud s'unisse laissant ensemble les germano-catho-faux-culs : les Juncker, Van Rompuy, Merkel etc sans parler des vipères anglaises.

Écrit par : Oscar | 08/12/2014

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