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17/11/2014

En allant chercher d'la bière...

Samedi matin. Sur le parking d’un entrepôt « à bières » comme on en a par chez nous, munis de nos bouteilles vides consignées, nous commencions à nous remémorer l’époque où, gamins, nous accompagnions nos grands-parents qui faisaient de même au supermarché local...

Las ! Les consignes, ça fait grand temps que cela est terminé. Une bonne vingtaine consigne01.JPGd’années car, auparavant, cette pratique était très courante. Aujourd’hui, rares sont les endroits où l’on utilise encore ce système sain et réellement « éco-responsable » pour reprendre du jargon de gauchistes… A la différence de nos voisins allemands et belges où la majeure partie des bouteilles sont consignées (et non recyclées, nuance), il n’y a pratiquement que les cafés et restaurants qui, en France, utilisent toujours la consigne… Pour quel résultat ? Jugez plutôt : 500 000 tonnes de déchets économisées chaque année.

Alors, pourquoi les supermarchés français ont-ils abandonné la récupération des consignes ? Eh bien, ça coûtait soi-disant trop cher de se rééquiper correctement à cause de l’automatisation de la production industrielle... Du coup, les entreprises, celles de la grande distribution en tête, ont refusé de continuer à utiliser ce système. A la place, elles se sont engouffrées dans la faille due à la loi de 1992. Celle-ci a, en effet, créé le tri sélectif et la valorisation des déchets…  Ca coûte moins cher et c’est tout ce qui compte ! Tout cela est, en théorie, à la charge des entreprises qui mettent les emballages sur le marché. Pourtant, on sait bien que ce sont les consommateurs qui paient l’emballage et ce qu’il en adviendra lorsqu'ils achètent un produit… Encore une fois, on se fout de nous. Et puis, il faut également parler de l’arrivée massive du jetable, symbole jusqu’au boutiste de la société de consommation irresponsable, favorisant le plastique à outrance, le gâchis et la pollution à grande échelle en recherchant le moindre petit profit…

consigne.JPG

Même si la consigne a un coût, elle a surtout d’énormes avantages : la réutilisation de l’emballage (jusqu’à 50 fois, le verre étant un matériau fort résistant), une baisse très importante de la production de bouteilles, de la quantité de déchets mais aussi un recours forcément moins systématique au recyclage (pratique impliquant une énorme consommation d’énergie) qui n’intervient du coup qu’en fin de vie de la bouteille.

Imaginons que ce système soit réintroduit partout et généralisé, ce serait déjà une étape de franchie dans la lutte contre le gaspillage, l’obsession de la production de saloperies jetables et la pollution qui en résulte. L’idée fait, heureusement, son chemin dans les esprits et les pratiques. Certaines collectivités s’y remettent, de même que de nombreux petits commerçants. Le choix de ces derniers d’utiliser la consigne ne sera qu’un argument de plus pour aller nous ravitailler chez eux !

Rüdiger et Ann / C.N.C.

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