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24/09/2014

C’est la rentrée au cinéma !

  C’est la rentrée au cinéma !

L’automne est de retour, comme la pluie et le froid, c’est donc la période idéale pour retourner dans les salles obscures à la découverte de nouveaux films. En ce mois de septembre 2014, il y en a pour tous les goûts… Attention, je ne révélerai pas les épilogues mais vous trouverez tout de même quelques spoilers dans ces modestes critiques !

 HERCULE

En janvier dernier, un film nommé « La légende d’Hercule » sortait sur nos écrans. Ayant toujours été attiré par le mythe du grand Héraclès, je suis donc allé le voir. Hélas, j’ai vite déchanté devant un navet fade et mièvre, faisant presque passer le héros légendaire pour un plumeau (petite dédicace au fdp de la mode !), qui démontrait que les biscotos ne font pas tout. Pourquoi vous évoquer ce film sorti il y a déjà plusieurs mois ? Parce qu’à l’époque, nous savions déjà qu’un autre projet sur le personnage allait sortir à la fin Août, porté par l’un des « Monsieur Muscle »  du 21ème siècle, l’ancien catcheur Dwayne Johnson, alias « the Rock » pour les connaisseurs.

La bande annonce diffusée il y a plusieurs semaines était plutôt surprenante puisqu’on pensait alors y voir déjà l’essentiel de l’histoire, une erreur de marketing qui arrive parfois pour certains films. Mais il n’en est rien cette fois-ci puisque les images de ce « teaser » sont presque toutes tirées des premières minutes du film.

Les scénaristes ont choisi un angle d’attaque particulier, en effet, plutôt que de nous montrer l’histoire d’Hercule connue de tous en la remettant simplement au goût du jour avec la technologie moderne, le fils de Zeus est montré comme un être humain avec ses faiblesses et ses blessures. Hercule saigne lorsqu’il prend un coup, il ne se bat pas seul et a plusieurs compagnons de route –tous atypiques et intéressants- et l’on apprend que ses 12 travaux ne furent en fait que des missions qui lui ont été grassement rémunérées. Hercule n’est qu’un mercenaire ! Cette démystification qui a perturbé et déçu certains spectateurs est originale voire courageuse, il faut l’admettre, et ça en est que plus jouissif lorsque l’on voit son évolution dans le film. Parce que bien évidemment, cet Hercule nouveau a tout de même un destin unique qui le pousse dans ses derniers retranchements et nous fait nous scotcher dans notre fauteuil.

Le point fort du film est sans doute la qualité des batailles, ce sont des scènes clés du film, crédibles, qui mettent en valeur les protagonistes sans être ridicules, et qui nous font prendre notre pied. Là où le film sorti en janvier s’éternisait dans des scènes d’amour insupportables et qui sonnaient faux, en ne laissant que quelques miettes de batailles, ce nouveau film en fait l’un de ses principaux atouts.

Dwayne Johnson fut convaincant récemment dans « Pain & Gain », il l’est encore cette fois-ci. Plus baraqué que jamais, il n’en perd pas son sens de l’humour, mais laisse une part de mystère au grand Hercule. C’est un rôle qu’Arnold Schwarzenegger n’aurait pas renié !

Ce film ne restera pas dans les annales, mais il plaira aux amateurs de films d’actions et à ceux qui aiment les combats épiques, peut-être moins aux puristes et autres passionnés des mythes et légendes grecques. A voir entre potes plutôt qu’avec Madame !

 HIPPOCRATE

Changement de style radical avec « Hippocrate » ! Comme certains l’auront deviné, il traite du monde hospitalier, en faisant référence au serment d’Hippocrate, serment traditionnel prêté par les médecins à l’aube de leur carrière et qui fixe les principes de déontologie.

Parfois semblable à un « docu-fiction », ce film nous fait suivre le parcours de deux internes dans un hôpital parisien, Benjamin, qui vit sa première expérience sur le terrain, et Abdel, interne algérien, plus âgé et plus mature. Livrés à eux-mêmes, confrontés à des problèmes logistiques et humains, et parfois maladroits dans leurs choix, les deux hommes deviennent vite des rivaux, mais doivent petit à petit mettre leurs différends de côté pour sauver ou tout simplement soulager les patients. Ils doivent également faire face à leur hiérarchie, pas toujours consciente de la difficulté de leur tâche. Les cas de conscience sont légions, et tous doivent accepter la dure réalité : ils ne peuvent pas sauver tout le monde.

Ce film s’adresse d’abord aux connaisseurs, il fera revivre aux infirmiers et autres médecins ce qu’ils vivent au quotidien, avec les bons moments comme les plus difficiles. Je ne fais personnellement pas parti de cet univers, la vue du sang peut parfois –je dois l’admettre- me faire tourner de l’œil, mais j’ai eu la chance d’assister à la projection en compagnie d’une infirmière, qui me donnait les éléments nécessaires à la compréhension des événements, ou qui me traduisait le langage médical qui s’apparentait parfois à du chinois pour un non-initié comme moi. C’est ce qu’on peut reprocher au film, il n’est pas forcément accessible à tous.

J’ai donc pu apprendre et comprendre que s’il y avait une rivalité parfois malsaine lors des années d’études, le ton changeait à l’heure de sauver des vies. Les tâches sont difficiles, comme avec les sans-abris, qui arrivent parfois ivres et violents, mais qui peuvent aussi se révéler profondément humains et touchants. Ou avec les personnes âgées, qui souffrent en silence, sont conscientes de leur situation, et qu’il faut accompagner jusqu’au bout.

C’est pour ces raisons et beaucoup d’autres que l’on peut comprendre les moments de détente un peu grossiers et les fêtes arrosées, et pourquoi l’on se doit d’être compréhensif envers ces hommes et ces femmes qui donnent leur vie pour la communauté. Infirmier ce n’est pas un travail, c’est une vie, et « Hippocrate » parvient à nous le montrer.

 DELIVRE NOUS DU MAL

Et bien, c’est peu de dire que je suis passé du coq à l’âne en matière de cinéma en cette période de rentrée. Dans une style encore différent donc, voici « Délivre-nous du mal ». Il ne s’agit pas d’un film sur la vie du Christ, mais d’une nouvelle histoire de possession et d’exorcisme, genre dont je suis assez friand.

Tout commence en Irak, un commando américain à la poursuite d’ennemis se retrouve dans une crypte mystérieuse. La situation dégénère sans que nous puissions voir son dénouement.

 On se retrouve à New York, on suit Ralph, un flic italien, fort et intègre. Une série d’affaires sordides se déroulent, touchant des proches des soldats disparus au début du film ; avec l’aide du prêtre de l’une des victimes, il comprend peu à peu qu’il est confronté à un mal qu’il n’a encore jamais observé, et qu’il a un rôle spécial à jouer.

« Délivre-nous du mal » n’est pas révolutionnaire mais complète la collection des films d’exorcismes, nous sommes plus dans l’enquête policière que dans le film intimiste avec une maison hantée, mais nous avons notre lot de sursauts et d’angoisse. L’une des possessions fait particulièrement penser à celle de Reagan dans le cultissime « L’Exorciste » de 1973 avec Max Von Sydow.

 

 

 GEMMA BOVERY

Deux films français en quelques jours, je dois reconnaître que ce n’est pas habituel pour moi, tant j’ai été dégoûté par les productions de ces dernières années. Mais la présence de Fabrice Luchini m’a décidé à aller voir « Gemma Bovery ».

Martin (joué par Luchini) est un ancien éditeur parisien venu reprendre la boulangerie familiale en Normandie, il a pour particularité d’être un fan inconditionnel de Flaubert. Un beau jour, un couple anglais emménage près de chez lui, il ne peut alors pas s’empêcher de comparer la séduisante Gemma Bovery (jouée par Gemma Arterton) à son héroïne, Madame de Bovary, voyant en elle la même mélancolie, et lui imaginant le même destin funeste. Gemma commet beaucoup d’erreurs que la bonne volonté de Martin n’arrive pas toujours à réparer.

C’est un film sans prétention et parfois redondant, Luchini le porte sur ses épaules et lui donne son intérêt, on tient jusqu’au bout et on se surprend à rire de temps à autre, mais le spectacle de la tromperie me laisse toujours un goût amer dans la bouche. Un adultère, même entre bourgeois et dans un beau château de la Renaissance, et même s’il fait référence à une grande œuvre littéraire, n’en reste pas moins écœurant et déprimant.

 SI JE RESTE

Et pour finir, un film de filles !

Entendons-nous bien, il ne s’agit pas non plus là d’un film ne présentant aucun intérêt pour nous, l’idée du passage entre la vie et la mort est excellente, mais l’histoire d’amour autour et le tragique parfois un peu pompeux des situations font que la salle est surtout remplie de demoiselles qui se vident peu à peu de toutes les larmes de leur corps au fur et à mesure de la projection.

« Si je reste » nous raconte en effet l’histoire d’une jeune violoncelliste qui doit faire face à un choix qui changera sa vie : réaliser son rêve en rejoignant une grande école de musique, ou rester avec son petit ami, lui-même membre d’un groupe de rock. Mais un accident de la route vient tout remettre en cause, la petite Mia voit ainsi son propre corps plongé dans un coma profond. Pas encore un fantôme puisque toujours vivante, elle est tout de même entre les deux mondes, elle entend mais n’est pas entendue, elle voit mais n’est pas vue. Les conséquences tragiques de l’accident vont lui faire se poser une question bien plus tragique cette fois, veut-elle ou non continuer à vivre ? Tout au long du film, nous revoyons par le biais de flash-backs les moments forts de sa vie qui ont fait de Mia ce qu’elle est aujourd’hui, ce qui permet au spectateur de l’accompagner dans sa souffrance.

Le film est plaisant, les personnages sont attachants, notamment la famille de la jeune fille, le scénario est imprévisible et le tout est bien plus tragique qu’à l’eau de rose, mais je vous recommanderai plutôt d’aller voir ce film avec votre dulcinée qu’avec vos potes. 

Au programme désormais ?  « Sin City : J’ai tué pour elle », nous verrons s’il est aussi bon que le premier, ce sera probablement le dernier de la série puisqu’il fait un bide commercial aux Etats-Unis…c’est aussi ça, le monde merveilleux du cinéma !

Marceau/C.N.C

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