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09/06/2014

Chronique musicale: Autopsy « Tourniquets, Hacksaws, and Graves »

Autopsy « Tourniquets, Hacksaws, and Graves » (Peaceville, 2014)

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Depuis que le plus célèbre des groupes californiens de la vieille scène Death Metal s’est reformé, on peut dire qu’il ne se repose pas sur ses lauriers! Troisième album depuis cette réunion et septième de sa carrière, « Tourniquets, Hacksaws, and Graves » nous rappelle qu’Autopsy est une sorte d’institution que rien n’ébranlera !

Issu de la scène Death Metal old school et formé depuis 1988, on a affaire à un groupe qui a fait ses premières armes du temps où des formations telles que Death, Obituary, Deicide ou Morbid Angel donnaient toutes ses lettres de noblesse à un style musical devenu depuis majoritairement ennuyeux. En effet, les grandes heures du Death Metal semblent appartenir au passé et même si de bonnes surprises sont apparues depuis cette époque (je pense à Bloodbath en particulier), on constate que bien des grands noms de cette scène s’essoufflent réellement. Autopsy est, selon moi, l’un des rares à être resté intéressant au fur et à mesure des années et il l’a bien prouvé de par la qualité de l’album qui a marqué son grand retour sur la scène : « Macabre Eternal », datant de 2011.


« Tourniquets, Hacksaws, and Graves » ne marque pas une réelle évolution du groupe qui joue le style qui lui est propre et est le sien depuis ses débuts : un Death Metal baignant dans une atmosphère lugubre et horrifique, mêlant la rapidité et la brutalité propres au genre à des influences Doom Metal lourdes et poisseuses. C’est certainement le brio avec lequel Autopsy a toujours privilégié les ambiances dans sa musique qui le sauve du marasme des autres groupes de Death Metal qui ont souvent simplement joué la carte de la violence sonore bête et méchante… Ce nouvel album baigne une fois encore dans des ambiances crades et malsaines suintant le sang et la tripaille et tant les parties musicales que la voix démentielle de Chris Reifert, batteur/hurleur du groupe viendront vérifier les sensations déjà pressenties à la vue de la pochette réalisée une fois encore par Benscoter, artiste bien connu des amateurs du genre.

Rüdiger

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