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28/01/2016

Le porno: une arme du libéralisme

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Sujet tentaculaire, aux ramifications multiples et parfois même insidieuses, on pourrait écrire un livre sur la question de la pornographie tant celle-ci est complexe. Les quelques considérations qui suivent ne prétendent donc pas tout balayer de manière exhaustive.

Oui, du porno, tout le monde en a vu, de près ou de loin. Il est partout autour de nous. Il est même une composante essentielle de l’ersatz de « culture » imposé par le monde moderne, ce qui explique sa diffusion massive et son influence sur nombre de nos contemporains. Fruit du nihilisme, de la décadence et de l’hédonisme ambiant, son omniprésence n’est pas étonnante lorsqu’on considère l’état de décrépitude de la société actuelle – état largement recherché par l’oligarchie et le Système. Le porno est l’un des produits principaux de ce que nous avons appelé ailleurs (ici)  la « perfusion des plaisirs » proposée par le Système à toute une population en perdition et lobotomisée. Il faut bien réaliser que c’est une arme de l’idéologie libérale qui implique inévitablement de repousser encore et toujours les limites de ce que la société accepte et trouve "normal" en utilisant les instincts les plus bas de l'individu.

Attention, on entend déjà certains hurler au puritanisme… Il n’est pas ici question d’attaquer le sexe en général qui est bien évidemment essentiel au bien-être de tout individu adulte ni de montrer du doigt certaines pratiques (débridées selon certains) qui peuvent faire partie intégrante de la sexualité de n’importe quel couple sain (un homme et une femme et rien d’autre !). Par ailleurs, on distinguera bien sûr le porno de l’érotisme qui se veut, quant à lui, suggestif voire artistique… si toutefois il ne sombre pas dans la vulgarité.

 1. Encore une arme du système !

Le porno, c’est un instrument redoutable pour saper le peu de morale qui subsiste encore à notre époque afin de changer les mœurs en profondeur. Et ce, de par sa visibilité toujours accrue.

Le porno connait un réel essor dans les années 70 où l’on en entend certes parler, mais il reste cantonné aux cinémas pour adultes de certains quartiers. Son influence est alors très limitée. Sa démocratisation viendra en même temps qu’il entrera dans les foyers par la télévision (le fameux boulard mensuel sur cANAL +) sans parler du marché de la vidéo au sein même de la grande distribution alors fraîchement décomplexée. Internet, sa médiatisation constante ainsi que son apologie (autrefois, rarement assumée et aujourd’hui, criée sans gêne aucune) accompagnent un mouvement de fond sociétal fait de sexualisation à outrance et de perte des valeurs. Bien étrangement, l’industrie du porno (en France comme ailleurs) est rarement entre les mains de purs autochtones mais remplit plutôt les poches d’une certaine communauté-qui-n’existe-pas. L’industrie pornographique officielle aurait rapporté en 2006, 57 milliards de dollars (sans compter les recettes souterraines). Marc Dorcel, de son vrai nom Marcel Herskovits, ponte du porno chez nous, n’est bizarrement pas un Gaulois pur souche et sa société a engrangé 15 millions d’euros de bénéfices en 2009… Et c’est pareil dans le monde entier.

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Marcel Herskovits, honnête entrepreneur gaulois et de respectables travailleuses

D’ailleurs, nous noterons (et c’est encore des coïncidences bien sûr !) que la chirurgie esthétique, outrageusement utilisée chez les poupées gonflables (version caucasienne essentiellement), est majoritairement dans les mains de la même communauté…  Au passage, on observe que le porno est l’un des fers de lance de l’apologie du métissage via la promotion incessante du sexe interracial, de l’homosexualité (avant tout via le lesbianisme fort commun dans le moindre film standard) et de bien d’autres déviances (allant même jusqu’à tendre vers la pédophilie ou la scatophilie) qui remplissent le triple rôle de :

1) marchandiser davantage l’Homme (ce qui le rabaisse inévitablement et le rapproche du néant)

2) saper la morale et les mœurs (tout en habituant le chaland à un rapport dominant/dominé… où ce dernier n’est forcément pas de la première catégorie…)

3) rapporter des tonnes de fric (le libéralisme sociétal menant au libéralisme économique)

La pornocratisation continue de la société a changé l’Homme d’aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, si bien que les dernières personnes possédant encore une réluctance à ce niveau sont immédiatement considérées comme austères, rétrogrades ou ringardes. Force est de constater qu’encore une fois, le défenseur de la décence et du respect de soi est dénigré comme le sont les racistes fantasmés ou tous ceux qui expriment une forme de pensée dissidente…

Suivent quelques réalités édifiantes :

• En premier lieu, le porno exploite la misère sexuelle de notre époque (qu’il a contribué évidemment à générer). La frustration est amenée chez les consommateurs par le visionnage continuel d’actrices censées représenter leurs fantasmes et à la dimension quasi mythique et inaccessible. On oublie quand même premièrement que ces filles ne sont pas des déesses mais, à la base, des personnes basiques, souvent rendues désirables par des tonnes de maquillage et un usage boulimique de la chirurgie esthétique. Voyez un peu comment on peut transformer certains tromblons en actrices au fort « sex-appeal » :

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De sacrées déesses, n'est-ce pas?

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En grande majorité, ces filles adulées par le mâle Lambda de notre époque ne sont donc que des fakes, des filles en plastique, dépourvues d’âme et d’amour propre. De pauvres poupées à trous victimes de leur goût immodéré pour l’argent, le sexe et la notoriété… de purs produits du libéralisme ! Regardez au passage l’ « immense » Sacha Grey, encensée comme jamais par les inRocks qui ne trouvent pas de superlatifs suffisants à la grandeur de cette « révolutionnaire du X » qui commença sa carrière à à peine 18 ans dans une « scène de meute » et qui a brillé dans ses performances interraciales… Et certains viennent nous dire qu’elle est non-conforme alors qu'elle n'est que le rejeton de cette époque malade !!

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 Elle vous fait rêver?

Toujours est-il que cette frustration joue un rôle fort sur les attentes et désirs du pornophile compulsif qui veut faire comme dans les films et qui devient de plus en plus pervers et déviant jusqu’à ne plus être en mesure d’avoir une sexualité normale. A force de se masturber sur des gang-bang, des partouzes et autres baises de groupe, il en vient à ne plus se satisfaire de sa compagne qui, décidément, n’aime pas se faire enculer et n’est pas partisante de l’échangisme ou du film amateur…  Ce qui l’amène tôt ou tard à la promesse d’une vie (et pas seulement sexuelle) dissolue, peuplée de filles faciles et de dégénérescences diverses. On peut ajouter que la suite logique ci-après se vérifie toujours plus : hypersexualisation de la société → frustration → porno → frustration…

 • L’impact du porno sur la société et sur la sexualité en vogue est donc énorme. La plupart des jeunes ont vu du porno avant même leur première relation intime. Même si cela ne se ressentira pas toujours immédiatement dans leurs actes, leur attitude consciente ou non trahit un débridage intense de leur vision du sexe, et ce, chez les filles comme chez les garçons. Après avoir visionné des dizaines de scènes avec partouzes, éjac’ faciales et doubles pénétrations, le tout assaisonné de moults simulations de plaisir, on a nécessairement une autre approche des relations sexuelles que celles de grand-père et grand-mère à leur époque… On assiste en outre, en plus d’une perversité exponentielle et normalisée, à une mode de « l’exploration sexuelle » où il s’agit de tout essayer : multiplication des partenaires, triolisme, échangisme, exhibitionnisme/voyeurisme, homosexualité et sexe interracial voire intergénérationnel.

Par ailleurs, l’omniprésence du porno transpire même à travers les méthodes de séduction où l’on ne met plus en avant ses valeurs mais son potentiel sexuel, que cela soit par les paroles, l’attitude ou l’habillement. Pour se faire remarquer dans la société « in » il convient d’ailleurs d’avoir à son actif un tableau de chasse impressionnant de par le nombre d’expériences et de leur diversité (Voyez ce reportage sur Chloé, 18 ans et déjà 55 amants: http://www.youtube.com/watch?v=8GfIjFnIZNU)

 2. Le porno partout, pour tous !

 L’exemple vient d’en haut ! Plus personne ne se cache. Eh oui ! Mêmes nos ministres ne dissimulent pas qu’ils vont se palucher, eux aussi, sur YouPorn ! Laurent Wauquiez est comme vous et il le clame haut et fort ! Le fait que dans toute société saine, l’exemple vient d’en haut ne lui a bien sûr jamais effleuré l’esprit. Un peu plus bas, on a tous ceux qui se baladent avec des tee-shirts à l'effigie de boîtes de production de films de boules... La classe les mecs!!

Aujourd’hui, tout le monde en vient à vouloir faire son porno maison… d’où le succès des « sex-tapes » et autres merdes labellisées « amateur » qui peuplent des milliers de sites internet. Se montrer dans ses ébats privés devient une jouissance en elle-même et la moindre petite poufiasse qui s’astique devant sa webcam se persuade être « la reine du foutre » et jouit en comptabilisant le nombre de crevards venus se tirer sur la nouille en la matant. Imaginer que ces filles (d’ailleurs de plus en plus jeunes) pourraient devenir un jour, après avoir comptabilisé un kilométrage improbable de longueurs, des mères fait froid dans le dos et laisse présager du pire concernant les générations à venir… surtout quand on réalise que le porno actuel se complaît à transgresser toutes les normes dans le pur esprit libéral de l’absence de frontière : pratiques bestiales (fist-fucking…), relations jeunes/vieux etc. Prenez garde à vos relations ! A tous les coups, son précédent « plan cul » avait été dégoté en gériatrie ou à la SPA !

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Normal!

Dans certaines chaumières, nul besoin de se filmer ! Le porno frappe à votre porte grâce à une animatrice (bossant précédemment pour Tupperware) qui fera glousser vous et vos copines avec son large panel de sex-toys à essayer sur place. Canard vibrant avec lequel le bambin pourra aussi jouer, anneau pénien pour un mari/amant à la demi-molle ou encore stimulateur clitoridien pour jouir même au bureau ! Pour toute commande, le sac-à-dos à l’effigie du célèbre lapin trop mimi de Playboy vous sera offert. Malin pour emporter le goûter de la petite dernière à l’école… qui saura à coup sûr vous réclamer le parfum teenage de la même marque en vente dans tous les supermarchés ! Comme quoi, il n’y a plus de discrimination à ce niveau ! Ouf ! Toute la famille –et pas seulement papa !- a une gamme de produits permettant un conditionnement conscient ou non au porno…

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Et quand bien même ! Malgré tous les soins qu’une famille attentive… oups, rétrograde pourrait prodiguer pour éloigner et protéger sa progéniture de toute atteinte de cette dégénérescence, le porno la rattrapera quand même vu qu’il s’expose de plus en plus au grand jour. Nous, quand on va au tabac du coin, on peut apprécier la couverture du dernier Hot Vidéo en grandeur nature et à hauteur des yeux de nos enfants s’il vous plaît ! Oui, juste à côté des autres panneaux publicitaires pour le Figaro ou Télé 7 jours… En même temps, c’est plus simple que de lever les yeux vers les étagères du haut proposant tout le panel des gros nichons et des fantasmes gays (avec DVD !!). Chemin faisant, il suffit d’attendre le bus pour découvrir, sous l’arrêt, une pub’ pour on ne sait quelle crème, représentant une femme à la bouche entr’ouverte et les yeux mi-clos qui a plus l’air d’attendre son éjac’ faciale que son soin du jour… Insidieux mais généralisé. On rentre ensuite à la maison, on allume la télé et on peut profiter de seins, de fesses et d’une demi-chatte pour venter les mérites du moindre savon intime. Cette nudité de publicité devenue constante qui, au-delà de l’esthétique initiale (artistique) se veut provoc’, aguicheuse voire vulgaire et tout cela « l’air de rien » comme on dit.

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Un argument de bon goût!

On découvrira également par le biais de toutes sortes de diffuseurs de la pensée moderne nombre d’anciens reconvertis de l’industrie du sexe. L’incroyable Rocco Siffredi est à l’occasion mannequin pour des vêtements (la classe !) ou défenseur de la cause animale, Clara Morgan est reine de beauté glamour sur calendrier pour routiers et a animé plusieurs émissions à la con, la radasse Brigitte Lahaie (fierté de Tourcoing, encore une fois vive le Nord !!) quant à elle glousse encore à la radio ! Bref, le porno peut devenir la voie royale qui mène à la notoriété, c’est l’une des meilleures cartes de visite pour entrer dans le show business, quand ce n’est pas la prostitution qui en ouvre les portes (voir Zahia et ce que nous en avions dit ici). D’ailleurs, vous aurez remarqué à quel point un bon nombre de médias sont obsédés par le porno : Canal+, Libération, les inRocks etc. Que des titres réputés pour leur défense des valeurs qui nous sont chères !! Le chemin inverse existe aussi, voyez Miley Cyrus qui jouait il y a encore peu de temps le rôle bien innocent de Hanna Montana dans un sitcom Disney (société pas claire non plus, hein ?) et qui, aujourd’hui, est toujours adulée par nos enfants mais cette fois, sur scène, à poil, où elle simule des actes sexuels avec des peluches géantes ! Vive les enfants… qui sont simplement perçus comme les consommateurs de demain. Et aujourd’hui, on ne consomme pas que des biens matériels inutiles, on consomme également du porno et plein d’autres choses qui servent aux maîtres du monde à nous déposséder de nos âmes, nous asservir, nous aliéner un peu plus chaque jour et finalement à nous détruire. Car un peuple qui ne pense plus qu’au sexe est un peuple mou qui ne pense plus à résister et à se battre pour sa destinée.

Rüdiger et Ann / C.N.C

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

(Article publié à l'origine en 2014 sous un nom différent)

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Commentaires

Les femmes et les jeunes de quartier représentent, par définition, les catégories de population les plus malléables. Plus dociles face au marché? Personne.

Constat posé, il n'est pas étonnant de les voir faire preuve de tant d'alacrité devant cette banalisation pornocratique.

Il ne faut absolument pas négliger l'influence que détient le Rap et la Pop Music sur leur comportement. Ce qui se cache systématiquement derrière, c'est cette américanisation. A ce sujet, ils sont tous dans la connivence. Ils préfèreraient crever plutôt que de rechercher un retour aux valeurs de l'Ancienne France. C'est démesuré.

Recherchez sur Youtube, vous aurez le droit à des petites filles âgées d'une dizaine d'années qui entonnent le plus simplement du monde des titres de 'Jul', ce rappeur ressassant de nombreuses allusions aux tournantes et aux gang-bangs. Je ne grossis rien du tout.

Écrit par : Christophe | 09/05/2014

Effectivement, la musique du Système est une autre arme redoutable qui a, entre autres, la conséquence de banaliser nombre de déviances... et je vous rejoins à propos des populations que vous citez.

Vous faites bien d'évoquer le Rap, un exemple parmi d'autres: Snoop Dogg a produit du porno à une époque par exemple (Réflechir et Agir avait publié un excellent article sur le sujet je me souviens).

Ces rappeurs/racailles/jeunes des cités ont, de par le porno, une relation de désir/haine face aux femmes (blanches avant tout) qui explique une certaine partie de leurs agissements ou comportements envers celles-ci en général qui sont "toutes des putes".

Écrit par : Rüdiger | 09/05/2014

Le porno je ne dis rien même si au fond de moi je me dis que sur une femme qui réussit dans ce milieu, il y a cent autres personnes qui survivent.

Quand je regarde ma copine dans le lit toute nue, je me dis que ce que je vois est pornographique. Par contre la prostitution me paraît encore plus dangereuse car cela consiste en la marchandisation de l'être humain et une forme de soumission totale de l'être en tant qu'entité vivante et spirituelle. Un néo esclavage ? Dans l'avenir, en arrivera-t'on à se prostituer à son employeur afin de pouvoir obtenir un emploi et le conserver ?

Écrit par : Hydrocarbonic | 03/02/2016

@Hydrocarbonic

Tout travailleur est un être humain marchandisé et je ne vois pas le problème.

Au contraire, quand je vois ce gros tas de merde que l'on appelle parfois Humanité, je me dis qu'il est bon à jeter. Si j'entends que l'on a réussi à le marchandiser, j'ai plutôt envie d'applaudir que de pleurer.

Plus sérieusement, vous semblez totalement englué dans le judéo-christianisme, il faudrait penser à vous faire soigner !

Écrit par : Mégalomane modeste | 03/02/2016

Mégalomane Modeste, Cher collègue et ami, comme on dit, tu as encore trop écouté le disque du humungus.

Je te trouve un peu excessif, qu'est ce qui nous vaut cet éloge attaliesque du travail marchandisé ?

Écrit par : SG | 03/02/2016

@SG
Je n'ai pas de position tranchée sur le fond, je vais y réfléchir, mais quand j'entends "être humain" je sors mon revolver.

Écrit par : Mégalomane modeste | 06/02/2016

Excellent article que je viens de lire; c'est une porte d'entrée pour de ravages mentaux, et avec internet qui lui sert de vecteur il arrive même a pourrir des sociétés qui étaient plus ou moins préservées.
Voici quelques noms importants...( c'est pas une liste, non! pas de liste!!! :-) )

-Reuben Sturman, le grand-père du porno américain
- Steven Hirsch
-Adam Glasser
-Pierre Woodman
-Ron Jeremy

Écrit par : KM | 07/02/2016

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