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30/04/2014

Le projet d'un monde nouveau: pas de politique sans mystique, par Javier Portella

 Le projet d'un monde nouveau: pas de politique sans mystique

« Ce dont il s’agit c’est que l’esprit de l’art –son émotion, son saisissement, son mystère, son énigme, sa vitalité, sa jouissance, sa joie, sa puissance…–soit celui qui imprègne notre vie, notre domaine public, notre Res Publica, notre communauté, notre destin. »

♦ Nous voici à la croisée des chemins entre deux époques dont l’importance correspond à peu près au passage de l’âge de pierre à l’âge des métaux (Ernst Jünger).

Voici un texte profond que l’essayiste espagnol Javier Portella a rédigé en français. Il est long. Il peut prêter à controverses. Il est à lire la plume à la main. Au-delà de l’introduction nos lecteurs le trouveront en intégralité en PDF. « Il ne suffit pas de dénoncer les errements de ce monde im-monde qui n’est presque plus un monde. Il ne suffit pas de dire NON. Il faut dire OUI. Mais comment dire OUI lorsque personne ne sait comment remplir le OUI ? ». Autrement dit, il n’y a pas de politique sans mystique.

Polémia.

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Jamais je n’avais ressenti rien de pareil. Jamais comme ce soir-là, à Rome, je n’avais éprouvé d’aussi près la force vivante de ce que signifie être entouré d’une communauté. Et une communauté, ce n’est pas une simple addition de gens ; ce n’est pas un agrégat, par exemple, d’amis et de connaissances mus par des idées et des inquiétudes partagées. Une communauté, c’est un destin porté par tout un projet existentiel, historique, politique… Jamais comme ce soir-là – tandis que Sébastien et Adriano égrenaient sous mes yeux étonnés les dix années d’existence de CasaPound – je n’avais ressenti ce que signifie de ne pas être seul au monde.

Comme nous le sommes tous aujourd’hui.

Mais comme personne ne l’était lorsque Rome était Rome, lorsque la Grèce était la Grèce, lorsque Florence était Florence : lorsque les hommes étaient des hommes, des individus affirmés dans leur plus haute personnalité, par le fait même d’être et de se sentir partie prenante du grand Tout – polis, romanitas, cità… ; lorsque les hommes, autrement dit, faisaient substantiellement partie de ce Tout au sein duquel la vie était empreinte de sens. Non, ces hommes-là n’avaient rien à voir avec les moutons individualistes d’aujourd’hui, avec ces hommes-masse qui tremblent en craignant d’être engloutis par le Tout sans lequel, pourtant, rien ni personne ne saurait être.

[...]

Javier Portella

16/04/2014

Lire le texte complet (14 pages) en PDF en cliquant ICI

Commentaires

Un regard profond, est-ce un regard dans le rétroviseur ? Philosophe ou non, Javier Portella lance dans son texte de belles interrogations, pleines d'une charmante véhémence, mais n'apporte que très peu de vraies réponses. Les mentalités de bureaucrates efféminés qui se sont étendues en Europe occidentale, le climat de profonde dégénérescence, l'impression que TOUT est fait pour couler l'Europe, tout cela nécessite des explications ET des antidotes, plutôt que de vaines pleurnicheries. J'ai cependant remarqué, parmi ces 14 pages, une intéressante tentative de distinguer Mussolini et Hitler : a priori des personnages du passé (il semble ne pas être d'accord à ce sujet) mais dont les attitudes profondément différentes nous parlent d'un nécessaire clivage entre Europe du Sud et du Nord.
Quant au recours à l'Art, perçu comme antidote, je reste perplexe. Quelle futilité. La Science, voilà l'antidote. Et voilà aussi la raison pour lesquelles l'Ombre obscurantiste s'acharne sur l'Europe, dans un bras de fer nécessairement mortel.

Écrit par : Oscar | 01/05/2014

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