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06/04/2015

Ces vieux qui nous emmerdent !

Avant toute chose, pour être précis et pour vous éviter de lever les bras au ciel et crier à la gérontophobie, nous allons ici pointer du doigt le vieil acariâtre qui, de par son âge, se croit au dessus de tout et aurait droit éternel à toutes les marques de respect et de déférence alors qu’il exècre bien souvent son prochain (surtout s’il est plus jeune). Donc, rien à voir avec nos anciens « véritables » chez qui l’âge et l’expérience étaient gages de valeurs certes simples (humilité, politesse, bienséance, courage, etc…) mais absolument nécessaires à la pérennité d’un bon sens et d’une droiture servant de matériaux de base à la construction des générations leur faisant suite. 

tatiedanielle.jpgFranchement, qui n’a jamais fustigé certains des « vieux » d’aujourd’hui ? Ca va de la petite dame que l’on laisse aimablement passer ou s’assoir à notre place et qui nous gratifie d’un regard biaiseux et condescendant, le roucoulement sec suivit d’un « il était temps ! » au vieil hargneux qui roule à 25Km/h, nez sur le pare-brise et nous arrive droit dessus en brandissant le poing, l’écume aux lèvres, absolument certain que c’est nous qui sommes à l’envers sur ce foutu rond-point, en passant par les bousculades à la caisse pour nous passer devant au nom de la Sainte Vieillesse et ses droits acquis et indéfectibles…  sans compter leur dénigrement incessant, leur impolitesse envers les plus jeunes, leur radinerie maladive et on en passe. Et des meilleures !

Alors que la vieillesse devrait amener la sagesse et imposer le respect aux plus jeunes, force est de constater que c’est de moins en moins vrai aujourd’hui. Et si, de nos jours, les jeunes (qui ont aussi leurs torts et ont souvent été lobotomisés à cette fin par le système) respectent de moins en moins leurs aînés, c’est que, peut-être, ces derniers ne le méritent parfois plus ?

Si la société actuelle est comme ça, c’est aussi de leur faute. Bercés par la vie facile héritée des 30 glorieuses et des privilèges qu’ils doivent à cette période (situation financière, vie tranquille etc), ils sont un soutien de poids à un système qu’ils ne remettent pas en cause car la « crise » ne les touche (le plus souvent) pas autant que les jeunes. Ce système, ils ne l’ont jamais remis en cause non plus et ce n’est pas la pseudo-révolution de mai 68 à laquelle certains disent avoir participé qui nous fera dire le contraire. D’ailleurs, il suffit de constater à quel point ils craignent et rabaissent tout élan révolutionnaire, qu’il soit quotidien (non-conformité des habitudes de vie ou du style vestimentaire) ou politique (Jamais, Ô grand jamais ne faire de vagues !). Globalement, ce sont les premiers à avoir adopté le mode de vie petit bourgeois couplé avec un abandon des racines, des traditions et du sens de la communauté qui avaient souvent été l’apanage de leurs aînés. Ils ont soutenu ou se sont tus sur tous les changements sociétaux et ont été bien dociles à tous les niveaux car ils ont été des profiteurs et non des continuateurs. Leur mollesse, leur égoïsme, leur laxisme, leur lavage progressif du cerveau les a amenés à accoucher de générations bien pires encore à qui ils n’ont transmis que leur petitesse.

A défaut de compter sur une génération combative ou, du moins, valable et réceptive, c’est à nous de redresser la barre. Et clairement, on a du pain sur la planche tant leurs manquements ont laissé des entailles profondes dans la société qu’ils nous ont léguée.

Rüdiger et Ann / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

Commentaires

L'égoïsme des vieux se manifeste d'ailleurs à chaque élection, en France et ailleurs. Alors que la jeunesse tente de relever la tête, ils nous enferment dans le néant en votant encore et toujours pour les politiciens responsables de la situation mais qui préservent leurs petits intérêts.

Vivement une bonne canicule !

Écrit par : Marceau | 06/04/2015

Il y a vieux et vieux !
Il y a ceux nés avant 1935 et ceux nés entre 1935 et 1955 que je nomme depuis 2003 la "génération casse-couilles". Trop jeunes pour comprendre la guerre de 39-45 que leurs parents ont subi, ils ont commencé leur vie lors des 30 glorieuses et sont rentrés dans le consumérisme à tout va en rompant radicalement avec leurs aînés tant du point de vue des modes de vie que des traditions - le point d'orgue aura été mai 68.
Et comme la société que leurs parents ont bâti le leur permettait et parce que leurs aînés leur faisaient confiance (cette même confiance qu'ils sont incapables de donner à leurs enfants aujourd'hui), ils ont pu prendre largement leur place dans la société, tant d'un point de vue économique que politique (en 1958, l'âge moyen d'un député était d'à peine 49 ans contre 59 aujourd'hui). Et lorsqu'en 1981, cette génération était pleinement installée dans la société, elle a commencé à verrouiller peu à peu les portes pour protéger ses acquis tant politiques (l'âge moyen des députés n'a pas cessé d'augmenter depuis 1981) qu'économiques (désindexation des salaires de l'inflation en 1983 afin de sécuriser les investissements financiers et immobiliers).
La génération "casse-couilles" n'a aucun intérêt à voire les choses changer tant économiquement que politiquement car notre société est leur société : ils savent protéger leurs acquis.
Enfin, si je nomme cette génération de "casse couille", c'est parce qu'on voit ces gens faire leurs courses les dimanche & fériés dans les magasins, se montrer extrêmement exigeants (plus qu'avec eux-mêmes) et surtout, ils prétendent connaître les choses mieux que leurs parents et que leurs enfants. Il s'agit d'une génération d'enfants gâtés et capricieux qui ne connaît pas la notion de "limite" et qui aura foutu les modes de vie en l'air et dégradé la vie sur terre (pollution).
Si l'humanité vit encore quelques siècles, on parlera de cette génération comme d'un chancre.

Écrit par : Laurent | 08/04/2015

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