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01/04/2014

Éléments d'objection de conscience en pleine valse positionnelle

Éléments d'objection de conscience en pleine valse positionnelle

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Sur l’Ukraine

Ne pas réduire les nationalistes ukrainiens à une bande de cocus naïfs c'est d'abord les connaitre, les reconnaitre et les respecter.

Rester mesuré dans les critiques les concernant c’est se souvenir que nous sommes plantés bien au chaud dans notre cocon occidental à poser des jugements d’acier qui ne dépassant pas nos claviers.

Trouver dans le travail doctrinal et positionnel du Praviy Sektor bon nombre d'éléments positifs ne se confond en rien avec un soutien béat et inconditionnel au gouvernement ukrainien qu'il soit à base nationaliste ou pas.

Considérer l'Ukraine comme un ethnos recherchant un Etat-Nation ce n'est pas trahir l'idée d'Europe, ce n'est pas s'opposer à la Russie, ce n'est pas faire le jeu des yankees mais reconnaitre un fait identitaire tangible et historiquement fondé.

Ne pas se réjouir des morts de Maïdan, ne pas insulter des combattants c’est refuser le cynisme de certains pro-russes jusqu’auboutistes et se souvenir que dans notre héritage européen il n’y pas de place pour la haine et la démesure.

Sur la Russie et Vladimir Poutine

Critiquer la Russie sur la gestion de son étranger proche n'est pas s'opposer à la Russie mais lui opposer une vision différente, la vision européenne fondée sur l'entente. Russie et Europe sont complémentaires, non mimétiques.

Penser la Russie comme un partenaire, ce n'est pas s'en défier mais lui rendre sa destinée réelle, celle d'un pont stratégique entre l'Europe et l'Asie.

Ne pas se pâmer sur la pensée quasi "magique" de monsieur Douguine, ce n'est pas être anti-russe, mais exprimer une vision prioritairement centrée sur l'Europe, réalité ethno-culturelle et politique plurimillénaire.

Critiquer la personnalité de monsieur Poutine, ce n'est pas ouvrir un "second front" ou "faire le jeu des yankees", mais simplement rappeler que derrière la "figure" et le story-telling du Kremlin il existe une réalité moins étincelante et plus préoccupante qu’il faut analyser froidement, du point de vue de nos seuls intérêts.

Critiquer la politique de monsieur Poutine c'est aussi exprimer le point de vue de nos camarades russes qui subissent dans un silence de cathédrale la répression violente du régime pour le seul fait d'en dénoncer le virage libéral, autocratique et mafieux.

Répéter que le Kremlin a adopté le même arsenal législatif et répressif que l'occident à l'égard des radicaux et des dissidents c'est montrer que le "rempart" contre l'occident n'en est peut-être pas vraiment un.

Expliquer que monsieur Poutine est richissime, que cette richesse est sujette à caution, que son entourage d'oligarques bigarrés très établis à la City de Londres a tous les atours des capitalistes occidentaux (le voile démocratique en moins, ce qui rend les choses plus simples) n’a rien de sensationnel mais doit être porté à la connaissance de tous.

Rappeler que Vladimir Poutine a déclaré que l’Union Eurasiatique « est mue par les valeurs de liberté, de démocratie et les lois du marché » et qu’elle doit être un « des pôles du monde moderne et jouer le rôle de connecteur économique efficace entre l'Europe et L'Asie », ce n’est pas être anti-russe mais c’est surtout ne pas être dupe des schémas profonds.

Poser donc la question du caractère anti-occidental de l’Union Eurasiatique.

Rappeler également que la garde rapprochée de Poutine est composée d’oligarques presque tous juifs, formés aux Etats-Unis pour certains, résidents à Londres et clients VIP des Rothschilds. 

Ces  milliardaires (presque tous dans le palmarès des 400 plus grandes fortunes mondiales du journal Forbes), dirigeants de consortiums géants de taille mondiale (pétrole, gaz, banques d’investissements …) détiennent tous des postes politiques clé dans l’organigramme du Kremlin. Ils ont tous également des postes des postes clé dans le congrés juif de Russie, le congrès juif d’Europe et le congrès juif mondial. Voici quelques noms :

Arcady Rothenberg – (métallurgie, construction) ; Roman Abramovitch – 107e fortune mondiale (hydrocarbures, sport) ; Mikhail Friedman - 41e fortune mondiale (pétrole, secteur bancaire, télécommunications) ; Len Blavatnik – 44e fortune mondiale (divers) ; Oleg Deripaska (aluminim, services publics) ; Leonid Mikhelson – 47e fortune mondiale (gaz, produits chimiques) ; Viktor Vekselberg – 52e fortune mondiale (pétrole, métaux) ; Evgueny Shvidler – 369e fortune mondiale (pétrole, gaz) – naturalisé américain, grand ami d’Abramovitch ; Filaret Galchev, - 175e fortune mondiale (ciment) ; Aleksander Abramov, - 186e fortune mondiale (acier, métallurgie) ; Vladimir Yevtushenkov, 176e fortune mondiale (microélectronique) ; German Kahn – 103e fortune mondiale (pétrole, banque, télécommunications) ; David Davidovich -782e fortune mondiale (restauration, métallurgie) … Il est possible de consulter à loisir consulter sur internet les postes, fortunes et entreprises détenus par ces oligarques.

On peut également citer dans le cercle fermé des intimes de Vladimir Poutine, le rabbin loubavitch Berel Lazar, grand rabbin de Russie. Né à Milan formé dans une école rabbinique de New York (Collège rabbinique d’Amérique, Morristown, New jersey). En 1990, Berel Lazar a été nommé rabbin de la synagogue Maryina Roshcha de Moscou. En 1992, Lazar rencontre à Moscou le diamantaire israélien Lev Leviev avec qui il se lie d’amitié.  Ce dernier le présente aux hommes d’affaire juifs russes Boris Berezovski  et Roman Abramovich. Abramovich, ami intime et appui politique de Poutine le présente au futur président de Russie qui une fois au pouvoir le fera grand Rabbin et citoyen russe.

Enfin, on peut également citer Moshe Kantor, de son vrai nom Viatcheslav Moshe Kantor, né à Moscou en 1958, businessman, 56e fortune mondiale, ami d’Abramovitch, de Blavatnik et de Berel mais surtout président du Congrès Juif Européen depuis 2007.

Poser en conséquence, froidement la question cruciale de la « multi-polarité » revendiquée par les pro-russes pour la Russie de Poutine au regard du comportement très capitalistique et mondialiste de cette garde rapprochée.

Poser aussi la question du caractère « oppositionnel » de la Russie au regard des liens étroits pour ne pas dire « familiaux » que la garde rapprochée de Poutine entretient avec ses homologues anglo-saxons (Warburg, Rothschild …), israéliens (Stanley Fischer, Leviev, Libermann,  Idan Ofer …), français (DSK, Sarkozy) ou sud-africain (Gill Marcus président de la banque centrale d’Afrique du Sud) …

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Sur l’Eurasisme

Percevoir et poser les ambiguïtés multiples du projet eurasiatique douguinien, ce n’est pas se détourner de la Russie, mais poser des questions fondamentales, principielles.

Qui dirigera réellement l’ensemble eurasiatique ? Ou se trouvera son centre politique ? L’eurasiatisme ne serait-il pas finalement qu’une forme conservatrice et anti-libérale d’un mondialisme russo-centré ? Quelle est l’influence de christianisme orthodoxe dans ce projet ? …

Ne pas confondre eurasisme douguinien et eurasisme poutinien c’est rappeler que le second projet est un marché commun de l’est, un redéploiement russe dans l’ancien espace impérial et soviétique.

C’est aussi poser la question de l’influence réelle (et souvent surestimée) de Douguine sur Poutine.

Ne pas adhérer à l’eurasiatisme c’est demander plus qu’une simple vision romantique d’un empire mythifié. Monsieur Douguine est un penseur de grande qualité mais ce n’est pas un prophète, ce n’est pas notre prophète, nous n’avons pas besoin de prophètes.

Sur nos camarades pro-russes

S’étonner que les camarades pro-russes arrivent à justifier la politique du Kremlin avec les mêmes mots que ceux par lequel l’ennemi capitaliste nous définit. Rappeler de ce fait qu’il y a des limites à tout, même au suivisme.

Voir se dérouler sous leur plume les mêmes anathèmes antifascistes à destination des ukrainiens que ceux que nos ennemis nous lancent, c’est vraiment poser la question de la raison en politique et souligner que Machiavel pour intéressant qu’il soit n’est pas l’alpha et l’oméga du politique.

S’étonner encore de cette fabuleuse génération spontanée de géopolitologues en herbes qui se répandent sur les réseaux sociaux aussi sentencieux qu’ignorants, reprenant sans frémir les communiqués officiels russes, falsifiant l’histoire tout en dénonçant les opérations false-flags américano-bruxelloises.

Embrasser le folklore stalinien par pure fantaisie, romantisme ou calcul aussi nébuleux que savant, justifier la faucille et le marteau dans les manifestations de Crimée, c’est commettre un crime contre ce qui nous fonde et oublier d’où viennent les principaux acteurs du développement de ce funeste courant politique, jumeau totalisant du capitalisme.

Détester l’asymétrie permanente de traitement entre les vues légitimes des russes et celles tout aussi légitimes des ukrainiens c’est rappeler aussi au devoir de raison et de distance à ceux qui jubilent dès qu’un char russe fait trois mètres.

S’énerver de voir le décalque quasi parfait entre la rhétorique pro-russe d’aujourd’hui et celle pro-communiste d’hier. Rappeler le caractère dogmatique d’un tel mode de communication et appeler au débat selon nos principes et nos modalités d’expression.

Pointer ceux qui aujourd’hui sont pro-russes en se justifiant par la géopolitique et qui il y a dix ans étaient pro-américains selon les mêmes fondements.

S’écœurer parfois de la mauvaise foi récurrente d’une partie d’entre eux qui propagent sans aucune contre-analyse les nouvelles et scoops (tous plus faux les uns que les autres) émanant des officines de propagande russe, c’est mesurer à quel point certains ont besoin de s’asservir au lieu de servir.

Reposer sans cesse la question du « qui sommes-nous ? » en obligeant nos camarades pro-russes à ne pas oublier qu’il y a quelques semaines ils se savaient encore Français, Européens et différenciés. La confusion de la puissance, la fascination pour une expression de l’ordre, le désir ardent de vassalité sont aussi les symptômes de la maladie du mondialisme.

Porter des sentences définitives, affirmer avec suffisance les courtes vues des opposants, réduire et schématiser ce qui toujours dans la géopolitique s’énonce avec complexité, penser maitriser l’ensemble des paramètres voilà bien des excès maintes fois répétés par nos camarades pro-russes (et dans une moindre mesure dans les soutiens à l’Ukraine). Se rappeler toujours que nous ne savons pas tout, prendre du recul, peser, méditer, chercher, creuser et surtout avouer sans honte que l’on ne sait pas quand on ne sait pas, voilà ce que l’honnêteté et la mesure commandent aux européens éveillés.

Garder de l’humilité, ne pas considérer l’autre comme un idiot parce qu’il pense différemment, c’est éviter le piège constant que l’ennemi nous tend, où qu’il se trouve.

Voir certains pro-russes applaudir la mort de chefs du Praviy Sektor et leur rappeler qu’ils pleuraient celle des chefs de l’IRA …

Sur l’ennemi

Répéter sans cesse que critiquer Moscou ce n’est pas oublier que Washington est l’épicentre de la propagande de l’ennemi.

Refuser la nouvelle bipolarisation gagnant-gagnant qui s’opère sous nos yeux et dont l’Europe encore une fois sera la victime.

Mentionner encore ce document du Club de Rome de 1974 (pages 57, 58, 59) : «  … Cette conception régionale n'est pas contradictoire avec le souci du développement global. Au contraire, elle est nécessaire pour aborder les importants problèmes auxquels le monde est ou sera confronté. Considérer le système mondial global comme homogène, c'est-à-dire le décrire en fonction de la croissance de la population dans le monde entier, du revenu moyen par tête dans le monde entier, etc., comme on l'a fait dans des tentatives précédentes d'établir un modèle mondial, c'est pécher par la base et s'exposer à des erreurs. Il est essentiel de reconnaître que la communauté mondiale se compose de parties dont le passé, le présent et le futur sont profondément différents.

Le monde ne peut donc être considéré comme un ensemble uniforme, mais au contraire comme composé de régions distinctes bien que liées entre elles. Dans notre étude, le monde est divisé en dix régions : 1) l'Amérique du Nord; 2) l'Europe occidentale ; 3) le Japon; 4) l'Australie, l'Afrique du Sud et le reste des pays développés ayant une économie de marché; 5) l'Europe orientale, y compris l'Union soviétique; 6) l'Amérique latine; 7) l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient; 8) l'Afrique tropicale; 9) l'Asie du Sud; 10) la Chine. »

Montrer en s’appuyant sur ce texte programmatique comment l’ennemi crée l’illusion des conflits mais gère l’ensemble des relations. Montrer que la mondialisation sectorisée n’est pas seulement possible mais qu’elle a été programmée. Rappeler que l’entente entre oligarques d’est et ouest est un scénario hautement probable même s’il est rejeté d’un revers de main par les pro-russes.

Montrer aussi que l’affaiblissement de l’Europe contribue à la préparer à devenir l’arrière-cour du marché Euro-Atlantique. Les américains se savent sur le déclin. Leurs dernières offensives sont celle d’une puissance qui veut porter loin ses marches avant de se préparer à défendre. Dans ce cadre, ils ont fort bien pu préparer avec les Russes la fin de l’Europe par son éclatement entre le marché Euro-Atlantique et l’Union Eurasiatique. Les récentes discussions bilatérales de Paris entre John Kerry et Sergueï Lavrov témoignent de cette volonté de décider seuls du sort de notre continent. Où est l’eurasisme là-dedans ?

Rappeler que quel que soit le pays (Chine, USA, Russie, France …) le modèle qui tend à s’imposer est un autoritarisme libéral, forme quasi-aboutie de la structure de domination oligarchique : sécurité-consommation-patriotisme.

 

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Sur la France

Penser que toutes ces envolées lyriques sur le dossier ukrainien (tout comme celles sur la Syrie) sont en partie l’expression du désarroi et de l’incapacité des militants français à agir hic et nunc n’est pas insultant, seulement réaliste.

Percevoir le caractère picrocholin des discussions sur l’Ukraine au regard de la situation réelle de notre pays c’est répondre au principe de réalité.

Ne pas vouloir suivre, s’aligner mais préférer lutter et créer ici c’est maintenir ardente l’idée que nous sommes d’abord nous-mêmes avant toute chose.

Fonder sa vision du monde sur l’intérêt premier de la nation et de l’espace européen, c’est préserver notre caractère de toute forme de mondialisation.

Eviter le piège du parallélisme jacobin qui renvoie les français «seuls » à une Russie « seule » contre tous. Ce n’est pas parce que l’UE s’effondre que l’Europe est morte, bien au contraire.

Sur l’Europe

Ne pas céder à la folie partisane sur le dossier russo-ukrainien ne signifie pas rester neutre.

Ne pas "choisir son camp" dans un empressement romantico-géopolitique ne signifie pas "ne pas choisir", mais rester fidèle à sa nation et à l'idée d'Europe-Puissance et surtout ne pas tomber dans la propagande de l'ouest ni de l'est.

Penser l'Europe-Puissance n'a rien de chimérique mais résulte de l'expression d'une volonté affirmée et réaliste de résurgence d'un génie propre autant que le maintien d'une vision géopolitique et stratégique européo-centrée.

Ne pas sauter du logiciel européen au nouveau dogme eurasiatique ce n’est pas se disqualifier mais opposer une fidélité et une distance critique à un objet politique non identifié et étranger à notre corpus principiel.

Ne pas considérer en quelques semaines que l’Europe-Puissance c’est dépassé, qu’un projet politique fondé en partie sur la défense du socle ethnique est systématiquement voué à l’échec c’est poursuivre le travail de refondation sans céder à l’exotisme « salvateur ».

Poser comme principe une Europe souveraine c’est réaffirmer que nous n’avons besoin d’aucun tuteur pour travailler, édifier, construire notre propre futur.

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Ce présent article vaut position officielle du Mouvement d’Action Sociale sur ce point. Nous observerons dès lors sur le dossier ukrainien un silence attentif et ce jusqu'après les élections présidentielles ukrainiennes.

Nous avons ici d’autres batailles qui doivent nous mobiliser.

Arnaud de Robert, porte-parole du M.A.S pour le C.N.C

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

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Commentaires

Bravo.

Ce point de vue, c'est tout ce que je dis et plus encore.

Écrit par : Boreas | 01/04/2014

La déclaration que nous étions quelques uns à attendre

Enfin , un mouvement de la "mouvance" qui ne tombe pas dans la poutinolâtrie et remet bien les choses en perspective.

Écrit par : alain21 | 01/04/2014

Très beau texte, très complet et très juste.
merci !

Écrit par : Carine | 01/04/2014

Merci pour vos messages de soutien.

Boreas, je suis ravi de voir que vous suivez notre blog, je vais parfois regarder le votre et j'ai constaté votre changement de cap sur la question. ;-)

Écrit par : Gardien du phare | 02/04/2014

Comme je l'ai dit sur mon blog :

"J'ai été, disons, à moitié dupe de la propagande russe pendant un bon bout de temps, avant l'affaire ukrainienne, exemple :

http://verslarevolution.hautetfort.com/archive/2010/12/21/ancienne-urss-nouvelle-russie.html

Et pourtant, j'avais vraiment essayé d'en avoir le coeur net.

Je ne suis pas franchement fier de moi."

Écrit par : Boreas | 02/04/2014

Au fil de la lecture, je me demandais qui était cet homme qui avait le courage de ses opinions et avec une telle clarté... J'aurais du me dire qu'il s'agissait d'Arno de Robert. Bravo et merci à lui de rétablir cela une bonne fois pour toutes.

Écrit par : KM | 02/04/2014

Je suis très surpris par le caractère très péremptoire de cet article, rédigé pourtant par des personnes de valeurs.
Il n'est pas pris en compte l'évolution de la situation en Ukraine, où les occidentalistes sont en train de bien gentiment siffler la fin de récréation, les gens de Sloboda se chargeant de liquider les éléments les plus remuants de secteur droit... Il me parait difficile de nier que le parti "russiste" avait bien vu l'instrumentalisation de secteur droit, même s'il ne l'a pas toujours fait de façon adéquate.
Vous soulignez avec raison le poids des oligarches autour de Poutine, ce qui est indubitablement vrai... Pour autant, cette analyse ne saurait oublier ceux qui trainent à Kiev, qui sont quelques fois les mêmes...
Si je cherche les raisons de l'attrait du projet eurasiste, c'est surtout dans l'inexistence du projet européen... J'ai l'impression que nous sommes dans la situation des monarchistes légitimistes, à la recherche d'une entité politique qui n'existe pas.
Non, l'Europe n'existe pas, car la puissance qui est en son cœur, l'Allemagne, n'est jamais vraiment sortie des valises du vainqueur...
Au moins la Russie joue la carte de la puissance, c'est bien la seule en Europe... On lui fait bien payer !

Écrit par : maxime lion | 09/04/2014

Je ne trouve pas qu'il y ait un caractère péremptoire, mais prudent et mesuré.
On devrait quand même avouer qu'on est noyé par des infos de part et d'autres sans pouvoir distinguer le vrai du faux.
Pour finir je connais des gens de notre milieu qui travaillent et sont rémunérées par des russes. Beaucoup des infos qui nous reviennent peuvent être facilement perçues comme peu objectives.
L'article a le mérite de montrer que nous sommes probablement dans un nouveau Yalta.

Écrit par : DolFuSa | 12/04/2014

Bravo!

Écrit par : david | 07/05/2014

Les commentaires sont fermés.