Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/02/2016

La "cas-socialisation" de la France

La "cas-socialisation" de la France

1750762504.jpg

Il est tout de même sacrément surprenant de ne jamais entendre parler de certains thèmes d’une actualité pourtant brûlante dans nos mouvances… Celui qu’on appellera, par facilité de langage, le thème des « cas sociaux » est un bon exemple. Il n’y a pas non plus que l’immigration qui détruit notre pays, n’est-ce pas ?

Nous allons définir ce que nous entendons par « cas sociaux » directement, afin que les quelques considérations qui suivent soient claires. C’est une sorte de nouvelle classe de la population blanche, issue majoritairement des milieux populaires (mais pas seulement et ne se calquant pas forcément sur eux) se distinguant avant tout par son caractère vulgaire que l’on retrouve tant dans son apparence que dans ses aspirations ou façons de vivre. Ils constituent aujourd’hui une importante partie de la population de notre pays qui, à l’image des White Trash anglo-saxons, dégénère peu à peu et ne fait que s’enfoncer dans la médiocrité d’une époque ne proposant, il faut bien le reconnaître, pas grand-chose d’autre… Fruits du chômage de masse et de la précarisation qui touchent la France depuis des années, de la merde télévisée servie jusqu’à plus faim et de la société de consommation ne proposant que des rêves en carton à une population coupée de toutes ses racines ainsi que, de plus en plus, de toute valeur. C’est aussi ça, le legs de la déchristianisation dans nos pays. Les gens simples suivent toujours le modèle dominant de la société dans laquelle ils vivent. Avant, c’était le christianisme et ses valeurs, de nos jours, c’est le libéralisme et son mode de vie… Et quel mode de vie ! Nourris au Lidl, au foot tendance Ribéry, à la musique de supermarché, au matérialisme de babioles made in China et finalement au néant intellectuel, nos cas soc’ sont bien le low cost de la population.

Le « phénomène » cas soc’ n’est pourtant pas l’apanage d’un seul type de population mais se conjugue à plusieurs niveaux sociaux et, telle une gangrène, envahit et infecte notre pays. En voici quelques exemples.

Le premier type de cas soc’ est celui du parasitisme social transmis de génération en génération, où l’on assiste littéralement à une apologie de l’oisiveté et de la pollution sociale. L’individu de ce premier type est fier de ne rien faire et utilise la seule once d’intelligence qu’il possède à magouiller et utiliser au maximum les rouages d’un système d’aide outrancier. Les travailleurs sont à ses yeux des idiots, les « riches », il les exècre et son attitude belliqueuse vient du fait qu’il estime que tout lui est dû, fort des aides à tous niveaux (juridictionnelle etc.) qu’il reçoit de la part d’un système complice.

Le « cas social travailleur » est également très présent dans notre société. Content de son esclavagisme, satisfait de son métier abrutissant qu’il défend bec et ongles (les fameux excès de zèle si communs dans les usines…), il est totalement différent du « simple ouvrier » d’avant qui, lui, était digne. Dans un monde ouvrier supposé souder les travailleurs entre eux (entraide, solidarité, lutte syndicale…), notre « cas social travailleur », suintant la jalousie et la petitesse, n’hésite pas, dans sa vie de tous les jours, à écraser son prochain à coups de délation et de commérages. A croire que le boulot d’esclave que le système lui a gracieusement accordé est l’alpha et l’omega de sa vie…

Nous pourrions également faire une parenthèse et mentionner le cas du travailleur qui a bien conscience qu’il est en train de se faire entuber au regard de son (très) maigre salaire et de la conjoncture économique démente qui lui laisse, pour vivre jusqu’à la fin du mois, un découvert ou une interdiction bancaire. Donc peu à peu, celui-ci a tendance à glisser vers une envie de ne plus travailler et de devenir à son tour un parasite puisqu’après tout,  il sait que le cas social du premier type vit mieux que lui !

Il est par ailleurs important de mettre en lumière ce que l’on appellera la « cas-social attitude » qui touche, quant à elle, un large spectre de strates sociales et qui, en première instance, nous arrive tout droit de notre chère nourrice cathodique qui est littéralement devenue le Grand Guide de toute famille. Nous retrouverons ainsi l’ingénieur vociférer un « Nan mais allô quoi !? », l’infirmier expliquer à ses collègues qu’il se « détend » devant Les Chtis à Las Vegas, et le chômeur se prélasser « parce qu’il a bien mérité son repos forcé » devant les téléfilms mettant en avant tous les vices du monde moderne. Sans compter que leurs enfants sont victimes dès le plus jeune âge d’un abrutissement massif programmé, cautionné par leurs parents qui ne savent plus les occuper autrement.

980480165.jpg

Mis à part les programmes TV les plus abrutissants qui soient, force est de constater qu’il existe une culture et un mode de vie « cas-social » qui empire d’année en année au gré de la décadence de « notre » société. C’est, souvent, une affaire d’apparence où la vulgarité et l’absence de goût, règnent sans partage. Voyez  les processions de poussettes conduites par des tromblons en survêtement, ou pire, en mini-jupe talons de mauvais casting porno, la clope au bec et l’œil torve, hurlant voire insultant leur marmaille sale et déguenillée ; les ados rachitiques, enceintes à 14 ans d’on ne sait qui, fagotées en fringues fluos du marché, à la chevelure douteuse qui passe du blond pisse au noir corbeau ; les hommes au visage vérolé par l’alcool mélangeant les styles vestimentaires propres à trois marqueurs musicaux phares de la « berloulerie » : le rap, la techno et Johnny Halliday, bien souvent fans de tunning… et de foot. (D’ailleurs, on associe souvent, malheureusement, à nos idées deux types de cas soc’ qui se caractérisent eux-aussi par la débilité et, souvent, une affligeante bassesse : les gabbers et certains « skinheads »… Chacun sa gangrène…)

Les cas sociaux sont partagés, sans jonction aucune, entre une attirance facilement outrancière pour le luxe (voitures, i-phones, écrans plats etc.) et un manque inexorable de goût pour le reste (habits, maquillage, nourriture), n’étant pas suffisamment éveillés pour faire la part des choses. D’ailleurs, ils tournent en ridicule tout ce qui est synonyme d’élévation intellectuelle ou spirituelle (lecture, études, religion), préférant de loin adopter sans réfléchir la sous-culture américaine dans ce qu’elle possède de plus bas (voyez les prénoms des enfants majoritairement tirés des plus mauvaises séries).  

Leur vide cérébral les amène facilement à tous les vices : tabagisme, alcoolisme, drogues… d’où découlent également un total manque de discernement au niveau relationnel, un manque de conscience qui les mène bien souvent à la maltraitance poussée à l’extrême, aux déviances sexuelles, et autres dégénérescences  pouvant faire d’eux de véritables dangers pour tout ce qui les entoure. Les exemples ne manquent pas.

Chaque époque a certes eu droit à son lot d’êtres décérébrés, victimes inconscientes des plus mauvais aspects d’un mode de fonctionnement sociétal inadéquat, mais, jamais nous n’étions arrivés à un tel pourcentage de déchets sociaux ! Nos anciens, il y a quelques décennies encore, étaient bien plus pauvres que les cas soc’ évoqués plus haut, mais ne tombaient pas dans le laisser-aller vulgaire auquel on assiste depuis, grosso-modo, les années 1980.  Ils étaient déjà largement plus dignes (par exemple dans nos corons du Nord), savaient s’entraider (car non-pourris par l’individualisme), étaient malins, courageux et cherchaient à évoluer intellectuellement en prenant soin de montrer à leurs enfants ô combien il était important de sortir de la misère induite par leur condition sociale modeste. Autre époque, autre société, finalement pas si lointaine mais qui ne centrait pas les aspirations humaines à l’hédonisme bon marché et incapacitant ou à la légèreté pleinement assumée.  La vie de nos anciens n’était pas basée sur le matérialisme, mais était plus spirituelle et surtout, communautaire. On vivait ensemble, on luttait ensemble, on partageait le pain et les valeurs ensemble.

Le système n’a pas cherché à tirer les gens vers le haut, bien au contraire, il les a encouragés à descendre plus bas encore dans la décrépitude de leur vie en en faisant de simples individualistes consommateurs. Il faut bien réaliser, à propos de ce dernier aspect, qu’économiquement, la consommation est portée par les cas soc’ -qui finalement, ont plus de pouvoir d’achat que nous- ainsi que par les classes aisées, alliées à l’oligarchie. Ce sont elles qui entretiennent majoritairement la société de consommation actuelle (pendant que les classes moyennes et modestes paient pour tout le monde). Et comme, en consommant des merdes, elles s’abrutissent toujours davantage, le système bénéficie avec elles de supporters loyaux et stupides qui, pour rien au monde, ne voudraient le voir tomber. Indéniablement, les cas soc’ sont les clients du système qui a trouvé avec eux de quoi parfaire son double objectif : décérébrer la population pour mieux la contrôler (un peu comme avec les « prolétaires » du livre visionnaire d’Orwell : « 1984 ») tout en en tirant un avantage économique certain. Considérant à quel point les cas sociaux se multiplient et prennent une part toujours plus importante dans la population blanche de notre pays, on peut légitimement les voir comme une arme du système.

Rüdiger et Ann / C.N.C.

Texte publié pour la première fois en janvier 2014

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

Commentaires

Très juste! Dieu merci, nous n'avons pas tout a fait la même chose chez nous, mais en France, il est vrai que le niveau de vie culturelle et sociale a vertigineusement baissé.
L’éducation "nationale" n'est pas la seule coupable, et vous parlez d'une cause essentielle de ce marasme : la déchristianisation; je dirais aussi la "dé-spiritualisation"

"Celui qui n'a de maitre, à le diable comme maitre"

J'espère que les européens n'arriverons jamais a l'état des "white trash" des USA, avec des jeunes hommes faible et drogués (en plus d'être débiles) et les jeunes femmes , des p**** à n**** même pas vénales!

Nietzsche! Sorel! Drieu La Rochelle!

Écrit par : KM | 28/01/2014

Entièrement d'accord sur le constat et la déchéance nationale que révèle cette "cas-socialisation" du pays. Mais je regrette que parmi toutes les causes que vous énumérez (l'abrutissement télévisuel, le complot du système, la bêtise humaine, l'individualisme), vous n'évoquez jamais un autre facteur absolument crucial dans l'abaissement des classes populaires : la disparition des luttes sociales, je veux dire les vraies, les grèves générales, l'habitude de se battre ensemble plutôt que quémander individuellement, les fraternités de classe transmises par la mémoire des combats passés. A quand par exemple remonte la dernière grève générale en France ? 1977... Et le dernier mouvement social qui ait gagné ce pour quoi il se battait ? 1995... Depuis : le néant. Pas étonnant que les jeunes générations populaires soient complètement déculturées.

Écrit par : jC | 28/01/2014

Mon dieu cet article est tres bien mais ce n est pas lui qui me fais reagir contrairement au commentaire precedent qui me choque... plus de greve serieusement... le peuple francais est deja bien assez raleur et greviste comme ca... et faire defiler des anes qui ne comprennent meme pas pq ils sont la serieusement... eduquez plutot vos enfant apprenez leur la culture l entraide le respect et le travail plutot que d esperer les greves generales...

Écrit par : lea | 28/01/2014

La France pays de "râleurs" et "toujours en grève" ? C'est le genre de mythe dont les médias nous bourrent le pif depuis des décennies. Un article (et ses graphiques) pour remettre les choses en place : http://www.acrimed.org/article2415.html

(1998-2004 : sur 1000 salariés, 218 jour de grèves... Danemark, contre... 37 en France !!!)

Écrit par : jC | 28/01/2014

http://www.acrimed.org/article2415.html

un article qui démonte le mythe de la France "pays de grévistes" dont les médias nous bourrent le pif depuis des décennies !
1998-2004 : sur 1000 salariés, 218 journées de grève...au Danemark, 59... en Autriche, 37 en France !!!

Écrit par : jC | 28/01/2014

oui honnêtement je pense que vous véhiculez beaucoup d'idée reçues au sujet des grèves générales...comme si il s'agissait d'un prétexte pour ne pas bosser, au contraire c'est un moment ou l'on ne travaille pas mais ou finalement il reste omniprésent, il est aussi possible de penser le travail autrement que par l'aliénation capitaliste, la grève générale peut aider à cela.

Et vous parlez d'entraide, là aussi je pense que vous méconnaissez totalement l'entraide qui s'y créée quand on fait une pause, qu'on s'unit pour lutter, j'ai découvert ça dans les manifs et le mouvement contre les retraites en 2010, c'était émouvant...la grève générale est justement un de ces moment d'entraide que vous déplorez...
Quoi de plus altruiste qu'un mec qui sacrifie des journées de travail, donc son salaire,pour la lutte générale...

Evitons de reproduire ces idées reçues et essayons de voir en quoi la grève générale peut être bénéfique pour "nous"...

au passage, excellent article, le cas soc' ou les déracinés...mes respects

Écrit par : lucien | 28/01/2014

Il est vrai que notre société fabrique du cas soc à tour de bras
C'est donc la fotalasossiete, il faudra me la présenter, ladite société, pour que je lui flanque une paire de claque ( mon oncle favori, hélas trop tôt décédé, parlait ainsi, quoique plus rudement)
On peut admettre aussi que pas mal de monde se ligue pour maintenir les cas soc dans leur cloaque...
Qui parmi nous a fait du soutien scolaire ?... ma fille.... lorsqu'elle a intégré une grandekole....
Qui, dans ma famille, a passé ses étés en camp de vacances avec les mioches de la dass ?.... à part moi, personne...
Quel bénéfice ces gosses en ont tiré ?....
Heu.... aucun...

Écrit par : kobus van cleef | 31/01/2014

Entre les cas-soc' et les bourgeois, qui pullulent dans le "milieu", on peine à respirer. D'expérience, la plupart de ceux qui se disent païens trouvent là un alibi pour se vautrer dans la consommation, suivant la logique suivante: se libérer à fond par du cul débridé, tout miser sur le boulot au prétexte d'honorer ses Dieux, écraser tout le monde par l'alibi du "survival of the fittest", et finir nihiliste à chier sur tout le monde ("le viver" des païens se différencie peu de la "semence de bétail" du Talmud, à vrai dire...) avec grosse bagnole, grands voyages, et surtout grande gueule. Alors les cas-soc' , j'avoue que parfois, à choisir, ils ont aussi leur noblesse. Toutes ces théories FAF ou néo-droitiste sur les aristocraties vraies, la noblesse d'âme, la grandeur, la puissance et blablabla me font aujourd'hui l'effet d'une grosse quenelle à l'envers dans mon fion d'ex-jeune naïf qui a désormais ouvert les yeux... En clair, j'ai envie de dire, ferme ta gueule!

Écrit par : Kristof | 02/02/2014

Quand ils sont pas occupés à cracher sur les juifs, ils chient sur les pauvres.

Bravo les fafs.

Écrit par : je suis un white trash et je vous emmerde | 19/02/2014

Je sens que cette discussion pourrait atteindre son point Godwin très rapidement.
Vous donnez tous votre avis, d'accord ou pas avec le constat qui est fait dans cet article.
Dans certains commentaire, j'y ai lu quelques prémisse sur comment pourrions nous le changer, être actif nous même pour agir sur ce constat.

Je ne demande pas qui sont les responsables car nous le sommes tous.

Je demande qui peut témoigner de son engagement.

Écrit par : Simon | 28/02/2014

Pour "je suis un white trash et je vous emmerde":

Je ne vois pas pourquoi tu traite les autres de "fafs" parce que déja tu n'en sait rien.
Je suis content, et sincèrement content que tu assumes le fait que tu sois un "white trash" car tout le monde ne le fait pas. Toutefois les choses doivent être appelées par leur nom et donc ne me parle surtout pas de pauvres pour désigner les cas sociaux. Avec le RSA, les allocations famailiales , les primes de rentrée scolaires et les primes de Noël ces gens ont"normalement" assez d'argent pour vivre normalement.
Si je me permet de juger ce milieu c'est parce que c'est de là que je viens et je le connaît très bien.
Il ne s'agit pas d'un problème de repartition de l'argent, mais tout simplement d'un problème de gestion. Lorsque je vois des gens comme eux qui s'habillent avec des vêtements de marque, qui ont des ordinateurs portables et des consoles de jeux hors de prix, qui fument qui boivent et qui traînent des chiens énormes qui coûtent chers à l'entretient, je me demande où ils vont chercher tout cet argent.
Je critique la classe sociales, mais pas les cas sociaux eux-même car il ne font que prendre ce qu'on leur donne et n'importe qui ferait pareil.
Je sais aussi qu'ils n'ont pas choisit d'en être là mais s'ils étaient vraiment pauvres, ils prendraient ce qu'on leur donne et il n'en demanderaient pas plus.
Quand je vois que ma famille d'accueil fait très attention à ses économies et qu'elle n'arrive pas toujours à mettre de l'argent de coté, je me dit que c'est insolent de parler de pauvreté quand on ne paye pas d'impôts, de frais médicaux etc.
Je vous demande juste de respecter les gens qui se donnent la peine d'aller travailler tous les jours pour que les gens comme vous aient ce que vous pouvez avoir.
Juste un peu de reconnaissance, et autrement qu'en les traitant de fafs.
Merci

Écrit par : Marvin féral | 12/08/2014

J'ajoute au dossier une série de T-shirt particulièrement vulgaires et fort chers (mais assez drôles, il faut bien le reconnaitre) :
http://image.noelshack.com/fichiers/2015/17/1429794036-tshirt-rsa.png
http://image.noelshack.com/fichiers/2015/17/1429797868-sans-titre-2.jpg
http://image.noelshack.com/fichiers/2015/17/1429800757-bcf3b6bbd0.jpg

Plus sérieusement, on entend souvent les gauchistes réclamer un revenu universel, indépendant du travail. Même si ce sera bientôt envisageable avec la robotisation, le travail étant une des dernières choses qui produit du lien social, ce serait la fin de notre société en quelques décennies.

Écrit par : Mégalomane modeste | 16/02/2016

Il pue le mépris votre article et votre constat sociologique est superficiel. Il y a des passages qui sont dignes des Inrocks.

Votre conclusion amène à dire que ces gens sont une arme du système, mais justement ils sont peut-être la seule arme qui nous reste contre le système. Mais il faut déjà pouvoir les libérer, et on ne libère pas des gens qu'on méprise.

Écrit par : Mu | 17/02/2016

L'article est "haineux", méprisant et prétentieux? Contactez SOS Cassos!!

Et n'oubliez pas d'aller vivre un peu au milieu d'eux. Vous verrez que "la sociologie de bazar" que vous décriez est tout simplement la réalité. Que vous refusez de voir.

Quant à votre programme de "libération" des cassos, je vous souhaite bien du plaisir! Bonne chance!!

Écrit par : Rüdiger | 17/02/2016

Excellent article. Reste à ajouter que le cassossisme touche aussi l'ED.
Certains droitards tendent à être constamment "contre", à commenter l'actualité seize heures par jour sans jamais rien faire de plus que poster des messages "haineux", et au final à avoir un comportement de cassos.
Pas d'identité positive, trop de médiocrité et de cliques dans les milieux de droite, pas de projets... C'est le manque de choses positives d'une part, et l'exemple de la médiocrité, de l'individualisme, du consumérisme, de la tendance au négativisme d'autre part, qui créent des cassos droitards.

Écrit par : Charles J | 17/02/2016

Un billet malhabile et bien trop sommaire pour être pris au sérieux. Le préjugé de classe est par ailleurs tangible, ce qui ne fait pas de l'auteur un "sociologue" improvisé des plus objectif. Il n'y a en effet pas plus de "beaufs" ou de "ploucs" que par le passé. Et d'ailleurs qui sont-ils ces "salauds de pauvres", ces "déclassés", ces compatriotes "résiduels" ? S'agit-il des Français systématiquement moqués (parce que méprisés) par "notre" cinéma, "nos" humoristes, ceux-là même qui tiennent le haut du pavé politico-médiatique et qui, pour la majeure partie d'entre eux, ne possèdent par un atome de francité dans leur ADN ? Ces ouvriers, ces laborieux, prolétarisés, paupérisés, acculturés et, paradoxalement, "racistes" ? L'électeur "mariniste" archétypique des dévots de la gôche morale pour qui les fins de mois ne sont jamais difficiles et pour qui le peuple (ou la communauté du peuple) "daube" la haine et la médiocrité ? Le "tuning" est une activité fasciste et païenne, c'est bien connu...

C'est l'hypocrisie des élites bourgeoises et les discours de la repentance et de la haine de soi qu'il faut dénoncer et combattre. Inutile de ricaner avec les métèques les plus cossus ni même de passer pour un bobo libéral républicain "de droite" démoploutocrate et chrétien progressiste, bien qu'il soit tentant de faire enrager (ou pleurnicher) les plus naïfs ou les plus bas du front des bien-pensants...

Écrit par : Aryosophe | 18/02/2016

Vous devriez venir passer quelques jours par chez nous avant de nous ressortir le lieu commun du "mépris de classe". :-)

Écrit par : JB | 19/02/2016

Article lumineux ! Il n'y a pas une virgule à changer.

Écrit par : snowbay | 18/02/2016

Un prodigieux exemple des éternelles lamentations de vendredi-soir-arosé sous forme de texte pondue par un dilettante petit bourgeois inspiré par Rivarol. Dépourvu de faits, de logique, de chiffres : bref de la moindre rigueur intellectuelle ; l'article compte sur quelques formules de styles, une paire de mots désuets et d'une pincée d'ironie au rabais pour s'assurer d'une popularité facile chez les crétins amateur de "belles lettres" du même acabit que ce genre de foutaises réussit encore à impressionner.

Écrit par : JP Demesdeux | 18/02/2016

Un bon paquet de commentaires à côté de la plaque.

Il s'agit simplement d'avoir une conception élevée des "classes populaires" ce que visiblement vous n'avez pas puisque vous défendez tous un ersatz nihiliste et américanisé.

Arrestation de Tichy, employé des Postes ayant crié "vive la grève" :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6912795n/f1.highres

Je vous laisse à vos réflexions désormais.

Écrit par : JB | 19/02/2016

Votre photo d'un employé de la poste est intéressante, sauf que le problème c'est qu'à l'époque un fonctionnaire ne fait pas parti des classes populaires mais c'est l'équivalent d'un cadre. Il est instruit et à le privilège d'être un salarié, ce qui est très rare, les classes populaires sont journaliers. La comparaison est absurde.

Pour ma part l'article est beaucoup trop caricatural et sans aucune études ou références. Comme par exemple ce genre d'affirmation gratuite

"jamais nous n’étions arrivés à un tel pourcentage de déchets sociaux !"

Pas très sérieux !

Écrit par : Max | 19/02/2016

J'écrivais que ce billet était malhabile et bien trop sommaire pour être pris au sérieux. Car s'il s'agit d'ironiser ou de ricaner en montrant du doigt un petit groupe d'autochtones manifestement "limités" (le choix des illustrations y est pour beaucoup), cela n'a pas grand intérêt. Substituer une opinion solidement étayée par un sarcasme c'est un peu comme viser sous la ceinture. Les traits de l'auteur tombent à terre et le lecteur serait tenté de les y laisser !

En réalité le véritable "cas social" (ou mieux encore "cas sociétal") a délaissé la coupe "mulet" ou "nuque longue" pour la barbe délicatement taillée (simulacre de virilité) du métrosexuel "connecté". Le "goût de la vulgarité" est bien plus représentatif du triomphe de la marchandisation généralisée, de la modernité ou du relativisme que les activités tribales de quelques "ploucs" décérébrés de la région de... Calais ou d'ailleurs. Les "beaufs" des pays-bas français ne sont d'ailleurs pas plus "rybérisés" que les mangeurs d'ail du Grand Midi "gériatrique".

Les "cas sociétaux" constituent désormais la norme. Celle de l'Occident, celle de la société ou civilisation terminale. Il suffit d'allumer (un peu) sa télévision (ou "grande lessiveuse") ou de jeter un bref coup d'œil à la presse écrite (papier ou numérique) pour respirer les effluves de cet esprit fétide. L'esprit du temps. J'ai cessé, pour ma part, d'en compter les symptômes et les tares diverses.

S'agit-il d'élever - mais vers quoi - les classes dites populaires ? Si les "classes" n'existent plus (c'est de "conditions" dont nous devons parler), les préjugés ont eux la vie dure ! S'agit-il d'améliorer la "race" ? Le juste milieu entre eugénisme ou "matérialisme biologique" et "race de l'esprit" ? Si c'est la cas, il faudrait d'abord que nous préparions notre évasion de cette prison mentale qu'on appelle "monde moderne". Or le totalitarisme policier occidental (le "régime" décrit par Eric Werner dans son excellent "Ne vous approchez pas des fenêtres. Indiscrétions sur la nature réelle du régime") est omniprésent. Dans l'hypocrisie des élites bourgeoises évoquée plus haut, dans la politique faussement compassionnelle, dans la ritournelle incantatoire des "valeurs", dans la féminisation/infantilisation, dans la délation/sanction pour le "bien de tous", dans l'obsession de la marchandise, dans l'idéal d'asepsie de la vie sociale, dans la surveillance permanente, dans l'oxymore de l'uniformisation dans la diversité, etc. etc.

Entre l'exil intérieur et la guerre, nous n'avons désormais plus le choix. Nous n'avons en effet plus besoin de nous approchez des fenêtres afin d'en mesurer l'ampleur...

Écrit par : Aryosophe | 20/02/2016

Je ne comprends pas bien les critiques formulées à l'encontre de cet article. Bien sûr, il est caricatural en le sens qu'il ne vise qu'une partie de la population, mais c'est un impératif de l'écriture. Pour scribouiller de temps à autre, je sais qu'il est bien difficile d'allier la clarté, la brièveté et l'exhaustivité.
C'est un blog, qui prend le parti justifié du rythme du monde contemporain, un peu rétif à de longues heures d'introspection sur un article qui serait jugé comme un pavé : impératif de brièveté. C'est un blog éducatif, qui vise à donner des clés d'analyse à ses lecteurs : impératif de clarté. Il ne peut pas se contenter de parcourir rapidement l'ensemble du monde réel en quelques pistes jetées aux visages d'une assistance supposée parfaitement instruite qui saurait d'emblée lire entre les lignes et compléter par elle-même. Il faut donc choisir un angle de vue particulièrement topique et au besoin masquer une part du réel qui sera envisagée par la suite. L'exhaustivité est donc impossible.

Sur le fond, je n'ai jamais eu l'impression que le cnc soit un repaire d'affreux bourgeois méprisants. Ce blog a pour lui le bénéfice de la constance. Rüdiger prend simplement acte d'une certaine réalité célinienne. Ce n'est pas parce qu'on est pauvre qu'on est digne. Souvent, le prolétaire n'attend qu'une occasion pour se comporter en bourgeois exploiteur, ce qui signifie ici adopter ce qu'il considère comme des codes de domination, et surtout adopter l'égoïsme bourgeois. Ce que l'auteur fustige aussi, et surtout à mon sens, c'est l'absence d'autocritique du "cassos". Aucune aide ne peut être apportée à une personne convaincue de la justesse de sa cause et de son mode de vie. Il faut d'abord que le "cassos" accepte de se voir en échec pour qu'il veuille changer de cap. Malheureusement, un certain nombre d'entre eux sont persuadés d'avoir raison sur tout. Parce qu'ils sont ignorants, mais qu'ils ne veulent pas l'admettre. Dans cette optique, le savoir qu'on leur apporterait sans qu'ils l'aient préalablement demandé sera perçu comme un viol de leur certitudes. Passer de rois des pavillons à idiot berné par le système: Dur coup pour l'amour-propre.

Écrit par : SG | 21/02/2016

Ce qui m'intéresse, dans un billet, c'est moins peut être le contenu que ce à partir de quoi on peut discuter, ce qui est discutable, ce qui s'établit contre le "dogme" (celui de ce que l'on appelle la "bien-pensance") qui, lui, ne se discute pas. Les "pédagogues" improvisés qui prétendent proposer des "produits" estampillés du label "certifié non conforme" peuvent également se fourvoyer. Pourquoi ne pas l'admettre ? Tropisme (ici de nature manifestement "régional") et pédagogie ne font pas bon ménage.

Si le préjugé de classe est palpable, ce qui l'est encore davantage c'est l'adhésion (mais peut être est-elle inconsciente) aux normes et aux standards hygiénistes du moment. Les inoffensifs loquedus montrés du doigt ne sont pas seulement stupides et fainéants, ils fument, picolent et s'adonnent à des activités coupables de déroger aux règles établies par l'hygiénisme hédoniste.

Rappelons que primat du paraitre et économie de marché font, eux, parfaitement bon ménage.

Mais les véritables corrupteurs sont ailleurs. L'auteur n'ignore probablement pas que les "cas sociétaux" (la Nouvelle Classe) entendent domestiquer le peuple (parmi lesquels les "cas sociaux" décrits plus haut, non sans se pincer le nez) parce qu'ils ont en peur. Pourquoi ? Parce que ses réactions sont imprévisibles et incontrôlables. Or la machine à homogénéiser les manières d'être, de parler, de vivre ou de produire est notre seul ennemi. Les "miséreux" (c'est-à-dire "habitués à vivre dans la misère spirituelle"), les naïfs indigènes "sidérés", les crétins satisfaits (c'est-à-dire "habitués à se mouvoir dans le vide intellectuel le plus total"), les jouisseurs/consommateurs jamais rassasiés, etc. ce sont les "gens simples et ordinaires" de la vie terne et stérile de tous les jours, celle du "grand hospice occidental" décrit par Limonov. Des robots dociles fabriqués en série par le Système.

Existe t-il un antidote ? Dans un éditorial de la NRH, feu Dominique Venner écrit : "N’attendez pas de moi des recettes pour l’action. Attendez de moi que je dise ce qu’est la vocation de votre génération. Si vous éprouvez le désir d’une action politique, engagez-vous, mais en sachant que la politique a ses propres règles qui ne sont pas celles de l’éthique. Quelle que soit votre action et tout simplement votre existence, il est vital de cultiver en vous, chaque jour, comme une invocation inaugurale, ce qui doit devenir, par répétition, une foi indestructible. Une foi indestructible dans le devenir européen au-delà de la période présente."

La foi et la mystique.

Écrit par : Aryosophe | 21/02/2016

Article tout-à-fait réaliste.

Et comme il n'y a que la vérité qui blesse ... d'où certains commentaires ... .

Écrit par : Mirage | 04/03/2016

Je suis d'accord avec grosso-modo 90% du texte, qui dit la vérité, de façon honnête. Que ceux qui se sentent visés ou blessés se demandent pourquoi.

Cependant, j'ai tendance à défendre une certaine forme de tolérance pour ce qui est de l’apparence. Si la personne est bien dans sa tête, à une bonne hygiène de vie, etc...Si elle aime et préfère talon haut, mini jupe, ou survêtement, alors soit. Tant qu'il sait adapter son style vestimentaire à la situation, je ne reproche pas ce genre de détail dans les lieux publiques.

Ensuite, je ne pense pas que les "valeurs" soit forcément lié à la religion, au christianisme dans le texte. Moi même étant élevé par des athéistes, eux-même élevé par des catholiques non pratiquants, ils ont transmit les valeurs clés sans contexte spirituel. Et ça à parfaitement fonctionné. Le respect des autres, de soit-même, le partage, l'entre-aide, la tolérance et le travail ne sont que quelque exemple, et pourtant, je connais pas le moindre verset de la Bible, je n'ai pas fait la moindre messe ni même prié.

Le plus triste là dedans c'est finalement peut-être ça. Que ces valeurs ne sont pas spontanées. Qu'elles ne sont pas innées, et que l'humain ai forcément besoin d'un guide quelconque pour l'amener à donner le meilleur de soit.
Tout serai plus simple si les gens savaient se prendre en main.

Écrit par : Daladya | 05/03/2016

https://www.facebook.com/C%C3%A9lib-en-attente-de-miracle-112784282183961/

Ce genre de pages FB illustre bien à quel point l'on est entouré de cassos.. ça en deviendrait presqu'effrayant

Écrit par : RLC | 18/03/2016

Certains considèreront comme réussie cette fiction de pseudo-sociologie, je pense pour ma part qu'il eût été plus productif de parler des véritables cas-sociaux et surtout de ce qui en est la cause.
Ils sont une majorité, et la politique menée dans le pays ne fait qu'en accroître le nombre.

Écrit par : Martino | 23/03/2016

Les commentaires sont fermés.