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07/12/2013

Qu'est-ce que l'aliénation capitaliste?

 Qu'est-ce que l'aliénation capitaliste?

Le capitalisme n’est pas seulement un système économique, il est la matrice qui a engendré le monde moderne et aussi un type humain, que certains ont appelé Homo Oeconomicus, fruit d’une véritable transformation anthropologique. Il a réalisé ce que les régimes totalitaires du XX° siècle avaient rêvé de faire sans pouvoir le réaliser: donner naissance à un homme nouveau et cela à l’échelle mondiale. Armé de sa technique et de son dieu unique, l’Argent, il a conquis le monde, c’est-à-dire qu’il l’a transformé en désert. Désert autour des hommes mais désert aussi en l’homme. Pour comprendre ce nouveau monde et ce nouvel homme, pour savoir comment une telle chose a pu se produire, il faut revenir à un concept fondamental mis en lumière par Karl Marx dans son analyse du capitalisme: l’aliénation.

L'aliénation comme une dépossession

La définition que l’on trouve dans le dictionnaire du mot aliénation nous dit que c’est «l’état de l’individu qui, par suite des conditions extérieures (économiques, politiques, religieuses) cesse de s’appartenir, est traité comme une chose, devient esclave des choses et des conquêtes même de l’humanité qui se retournent contre lui». Le seul mot français aliénation traduit deux termes allemands utilisés par Marx: Entäusserung (v. entäussern: se défaire de; adj. äusser: extérieur, externe) et Entfremdung (v. entfremden: éloigner, détacher, détourner; adj. fremd: étranger). Ce terme traduit donc un sentiment d’extériorisation, de dépossession de soi et d’étrangeté face au monde et à soi-même. Mais pour Marx il ne peut se comprendre qu’au sein du processus de domination du capital qui passe par l’exploitation, l’aliénation, la réification.

Car cette dépossession est le résultat de l’exploitation capitaliste, c’està-dire du fait que dans l’entreprise capitaliste les salariés produisent une valeur équivalente à celle de la force de travail (travail concret qui leur est versé sous forme de salaire) mais aussi une valeur additionnelle (travail abstrait qui donne la plus-value, la valeur, que gardent les capitalistes). Le travail vivant (concret) est transformé en abstraction (la valeur), c’est à dire en argent. Dans le monde capitaliste l’immense majorité des individus ne possèdent pas leur outil de travail, ils sont obligés de rejoindre des entreprises qui leur fournissent les moyens de travailler. Ils en sont réduits à vendre leur seul bien, leur force de travail, c’est-à-dire eux-mêmes, pour fabriquer des marchandises. Dés lors leur travail n’est plus qu’une marchandise parmi d’autres et ils doivent agir comme des capitalistes: pour survivre ils doivent impérativement vendre leur marchandise-force de travail sur un marché du travail où les salariés du monde entier sont mis en concurrence.  Le salarié est celui qui extériorise sa propre puissance subjective (sa force de travail) en lui donnant, sous la forme d’une marchandise, une existence objective et cela dans le but de gagner un salaire lui permettant d’acquérir d’autres marchandises.

Elle n'est pas une fatalité

Ce que Marx a critiqué ce n’est pas le travail en lui-même mais la forme spécifique qu’il a pris dans le monde capitaliste, la forme-marchandise. Le travail n’était pas aliéné, il l’est devenu à la suite d’une transformation sociale dont on peut faire l’histoire (ce que Marx a fait dans le livre I du Capital).  Cette forme d’aliénation n’est pas une conséquence inéluctable de l’histoire humaine et elle n’a pas toujours existé comme voudraient nous le faire croire les idéologues du système. Alors que le travail avait permis à l’individu de s’affirmer en tant qu’homme, de dépasser l’animalité, la seule nécessité, pour agir sur son milieu et le maîtriser, il est devenu une forme de servitude.  Il n’est plus un but en lui-même, il est devenu un moyen de satisfaire des besoins en dehors du travail. Ce qui devrait permettre l’affirmation de soi est devenu l’instrument de la négation de soi. Le travail qui était liberté et indépendance devient servitude et enfermement dans un processus abstrait et technique que personne ne maîtrise plus. L’individu aliéné perd toute conscience de sa force, de son pouvoir d’agir et de transformer le monde.  Il est dépossédé de la maîtrise du monde qu’il habite et de son destin.  De la naissance à la mort, en passant par l’enfance, l’école, le travail, la sexualité, la politique, les loisirs, la vieillesse, tout est laissé aux mains des experts, des techniciens, des gestionnaires.  Tout ce qui reste à l’homme, c’est vendre et acheter, c’est se vendre et consommer. La loi du commerce a remplacé les valeurs du travail. Et cette servitude est appelée à ne pas connaître de fin car dans le système capitaliste la production, rebaptisée croissance, est un moyen qui n’a d’autre fin qu’elle même.

L’aliénation capitaliste ne touche pas seulement ceux qui travaillent, elle s’est étendue à tous les humains et au monde entier à travers la domination absolue de l’argent. L’argent est la marchandise- reine, celle qui permet d’avoir toutes les marchandises, celle qui est là pour remplacer tous les liens traditionnels que le développement du capitalisme et l’atomisation des individus ont détruits. L’argent, comme le travail dans le système capitaliste, réduit l’individu à n’être qu’une abstraction.  On ne travaille que pour en gagner car il est le signe de la puissance, qui s’appelle aujourd’hui «le pouvoir d’achat». Celui qui en possède n’a aucun pouvoir mais il offre tous les moyens d’en obtenir. L’argent est l’objet absolu de tous désirs, le Désir objectivé, matérialisé. En posséder permet de consommer, d’acquérir tous les objets techniques qui s’offrent comme le moyen d’échapper à cette solitude, à cette angoisse face à un mode devenu étranger et incompréhensible. Mais le sentiment de puissance que procurent ces objets n’est qu’éphémère et, tout comme la production de marchandises, il ne peut avoir de fin car il renforce ce qu’il est censé combattre: l’aliénation et la réification. Ce qui se présente comme un remède n’est que le renforcement du mal et ceux qui le possèdent sont tout autant aliénés que ceux qui n’en ont pas.

Une marchandisation de l'humain

Ainsi la particularité de l’aliénation et de la réification capitalistes ne peuvent se comprendre qu’au sein de l’exploitation.  D’un travail qui dans les sociétés traditionnelles était intégré dans la vie, le capitalisme a fait quelque chose d’extérieur, une marchandise comme une autre. L’individu aliéné en arrive à considérer le monde, les choses, les autres comme il considère son travail: un moyen pour autre chose. Le monde, la nature ne sont plus que «l’environnement», le décor plus ou moins naturel dans lequel il évolue; les choses ont acquis une vie propre: les objets techniques et les machines qui devaient le servir et l’aider l’emprisonnent toujours davantage en se transformant en prothèses indispensables entre lui et la réalité; les autres sont au mieux des amis virtuels avec qui on n’a de lien que par écran ou téléphone portable interposés mais le plus souvent ils ne sont que des objets vivants mais insignifiants pour lesquels on ne ressent ni haine, ni amour, ni aucune sorte d’empathie, juste de l’indifférence.  Enfin «libéré» des devoirs et des obligations traditionnels perçus comme des liens entravant sa liberté, persuadé de n’avoir aucun pouvoir sur ce monde où de toute façon il se sent étranger et qu’il accepte passivement tel qu’il est, il ne reste à l’individu aliéné que lui, que cet ego que la publicité flatte pour mieux l’exploiter.  Il cultive sa différence et son originalité, qui ne sont rien d’autre que le produit de l’aliénation.

Il ne se préoccupe que de son «développement personnel» en exploitant de son mieux son entreprise: lui-même. Il considère son corps, ses capacités, ses sentiments, ses relations comme des investissements qu’il pense pouvoir gérer rationnellement, en bon manager. Il n’est plus soumis à la dictature de la marchandise, il est devenu marchandise. Il a fait siennes les lois du système capitaliste dont il n’est que le produit et il reproduit à son échelle, envers lui-même et les autres, les mécanismes de domination: exploitation, aliénation, réification. Dés lors le monde ne peut avoir comme seul sens que celui d’un grand marché où tout se vend, où tout s’achète, où tout le monde est en concurrence avec tout le monde, où rien n’est vrai et où tout est permis.

Retour à l'essentiel

On rejoint alors la deuxième définition du mot aliénation donnée par le dictionnaire: «trouble mental passager ou permanent qui rend l’individu comme étranger à lui-même et à la société où il est incapable de se conduire normalement». Dans le système capitaliste les hommes ne contrôlent pas leur propre activité productive mais sont dominés par les résultats de cette activité. Cette forme de domination prend l’aspect d’une opposition entre les individus et la société, qui se constitue en tant que structure abstraite.  Cette domination abstraite est exercée sur les individus par des structures de rapports sociaux quasiment indépendantes, médiatisées par le travail déterminé par la marchandise.  Le système capitaliste c’est cette société individualiste où se sont constitués des rapports sociaux tellement objectivés qu’ils ont pris une indépendance complète à l’égard des individus.  C’est cette domination abstraite qui amène à la domination de classe et non le contraire. Dénoncer les banques et les oligarchies financières, prendre l’argent aux riches pour le donner aux pauvres, ne changeront en rien les structures du système de domination capitaliste et ne mettront donc pas fin à l’aliénation. Comprendre l’aliénation ce n’est pas en sortir car personne n’est en dehors de ce système et ne peut s’en faire le critique en prenant une position extérieure. Mais la comprendre c’est déjà faire un effort pour en prendre conscience, comprendre que cette domination a une histoire et chercher les voies permettant de la dépasser. Car il ne s’agit pas de revenir à «un bon vieux temps» d’avant l’aliénation, il s’agit de s’approprier ou de se réapproprier ce qui s’est constitué sous une forme aliénée.

Texte paru initialement dans le #54 de la revue Rébellion.

Commentaires

Analyse pertinente du Capitaliste, je vous invite à consulter mon analyse personnel de ce concept. Voici l'introduction.
Selon la définition du Larousse, une Utopie est la construction imaginaire d'une société, qui constitue un idéal. Le Capitalisme, quant à lui, est un concept politique, sociologique et économique qui a pour objectif de produire la Richesse de l’Humanité. Issu du latin "capitalis", de "caput", la tête, au sens possession d'animaux ("cheptel"), ce terme apparu au XVIe siècle pour désigner un régime économique et juridique d'une société dans laquelle, les moyens de production n'appartiennent pas à ceux qui y apportent leur force de travail. Fondé sur la propriété privée, et la recherche du profit permanent, le Capitalisme produit les biens et les services que consomme quotidiennement le village mondial. Afin de faire fonctionner ce système, les décideurs utilisent sans distinction le Capital humain, intellectuel, physique, naturel, environnemental, culturel, social, symbolique, technique, foncier, monétaire, économique, infrastructurel, ou financier. Employant indifféremment l’Humain et la Nature, cette idéologie socio-économique organise ainsi via le Marché, les échanges, les quantités produites et définit le prix des biens et des services. En pratique, le Capitalisme présente les caractéristiques qui sont propres à l’Histoire économique, politique, institutionnelle, sociale et culturelle du pays dont il est dépendant, en vue de garantir le fonctionnement optimal du Marché. Il en résulte, une organisation qui sera fonction du rôle joué par l’Etat, sur les règles de la finance, dans le secteur du commerce, sur le prix des produits consommés, sur les libertés individuelles et collectives, sur la protection sociale des individus (chômage, retraite, emploi, conditions de travail santé …), dans l’éducation, dans l’assistance économique apportée aux entreprises, dans la mise en place des normes environnementales...

Partant de ces premières observations, en quoi le Capitalisme est-il une Utopie? C’est-à-dire, en quoi ce système se trouve-t-il dépourvu de sens, au regard de la condition humaine, de la réalité socio-économique des individus et de l’interaction Homme-Nature?





Dans le système socio-économique actuel, l’Humanité subit régulièrement des crises financières, économiques, énergétiques, alimentaires, productives, environnementales… Certains économistes estiment que ces événements périodiques sont liés à la fragilité de la nature humaine (instinct de prédation et manque de maitrise de soi, folie des investissements, avidité…), contre laquelle on ne peut rien faire. D’autres affirment que les institutions internationales (banque mondiale, Fond Monétaire International, Organisation Mondiale du Commerce…) sont dans l’incapacité de réguler l’économie en raison du manque de visibilité du système bancaire. Quelques-uns soutiennent que les économistes font erreur, lorsqu’ils croient encore à la capacité d'autorégulation des marchés fonciers, financiers et productifs. Pour les protagonistes du Capitalisme qui rejette ces théories, les politiques fiscales sur les emprunts et les impôts, les aides financières, le taux d’accession, l’endettement des ménages, les marchés des emprunts, les taux d’endettements… sont les véritables causes des déséquilibres sociétaux.

Résultant de plusieurs facteurs, la derrière crise mondiale fut économique, et commença avec l’éclatement de la bulle du marché immobilier en 2007, suite à la perte de confiance des créanciers pour les prêts hypothécaires à risque des Américains. Provoquant d’importantes pertes financières à ces détenteurs, elle engendra une crise de la solvabilité des banques et des Etats, ce qui aboutit à une raréfaction des liquidités et des crédits. Ne pouvant fonctionner selon les règles normalement établies par le Marché, les Etats-Unis entrèrent en récession économique (diminution du PIB) à la fin de l’année 2007. Dans une économie mondialement interdépendante, la zone Euro dans sa globalité, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Suède, Hong Kong, Singapour, la Suisse, la Turquie, le Royaume-Uni et Taiwan prirent la même direction pour des durées plus ou moins longues sur l’année 2008. Au mois d’octobre, la crise bancaire devint aussi financière en raison du manque de confiance des acteurs du Marché, ce qui amplifia la crise des liquidités et augmenta les taux d’intérêts interbancaires sur toute la planète. Il en résultera une chute des cours et une raréfaction des crédits octroyés aux entreprises et aux ménages. De ce fait, la production industrielle chuta, des millions d’individus se retrouvèrent au chômage, de nombreuses régions dans le monde connurent des troubles politiques (violences, manifestations, discrimination envers les minorités ethniques…) et beaucoup de pays s’endettèrent pour tenter de relancer leurs activités économiques.

En 2013, cette crise sans précédent de l’Histoire du Capitalisme, se répercute toujours sur les êtres humains qui en supportent toujours les effets néfastes. Pour exemple, les troubles que connaissent aujourd'hui la Grèce, la Tunisie ou la Turquie, relèvent de ce même phénomène. Dans les pays dits riches, le chômage est élevé, les temps partiels augmentent, l’emploi informel explose, la pauvreté s’accentue, les délocalisations industrielles deviennent une norme, le pouvoir d’achat des salariés diminue et les protections sociaux-économiques sont remises en cause par les gouvernements. Pour les pays pauvres, la famine a touchée 100 millions d’individus supplémentaires entre 2008 et 2009 en raison de l’augmentation du prix des denrées alimentaires et le nombre de personnes vivant avec moins de 1.25 $ s’est accrue de plusieurs millions, pour atteindre aujourd'hui 1,3 Milliards. Face à la dégradation des conditions de vie, des émeutes de la faim éclatèrent dans 37 pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine en 2008. A la même période, des manifestations eurent lieu au Portugal (mouvement du Geração à rasca), en Grèce, en Irlande pour demander la mise en place de nouvelles politiques économiques favorable à l’être Humain. Se poursuivant dans les pays Arabes en 2010, elles furent suivies en Espagne via le mouvement spontané des Indignés depuis le 15 Mai 2011, le mouvement Occupy Wall Street quelques mois plus tard et de nombreux rassemblements populaires ont été réprimés en Asie.

Ces crises sont aussi écologiques, en raison des activités humaines qui détruisent les écosystèmes partout dans le monde. De nature physique (exploitation des ressources naturelles), chimique (substances dissoutes ou de particules), biologique (virus, bactéries…) ou thermique, ces pollutions sont domestiques, urbaines, industrielles et agricoles. Issues de la production des biens et des services, elles sont évacuées dans les eaux usées, répandues sur les sols et rejetées sous forme de gaz dans l’atmosphère. Chroniques, accidentelles, locales ou diffuses, elles engendrent selon les scientifiques une modification de la biodiversité, des désertifications, des inondations, des modifications du climat… De plus en plus visibles, les destructions de l’environnement se manifestent par la fonte des glaciers, la diminution des surfaces forestières, l’extinction de certaines espèces, la destruction des barrières de corail, la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011… Répondant à ces inquiétudes, les protagonistes du Capitalisme mettent en place des normes dans les processus industriels, créent des parcs, délimitent des réserves naturelles, préservent des sites en les inscrivant au patrimoine mondial de l’UNESCO (en français: Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) et mettent en place de nombreuses règles en faveur de la protection de l’environnement.





Aux yeux des êtres humains, ces crises périodiques font partie des aléas du Capitalisme et sont souvent vécues comme des fatalités. En témoignent, les analyses d’une majorité d’individus qui disent : «cela devait arriver, notre système et fait ainsi, il y a des crises et des périodes de prospérités économiques, le problème est trop complexe, les changements climatiques ont toujours existés, la planète s’adaptera à l’activité humaine, je n’y comprends rien, laissons les personnes compétentes trouver les solutions à nos problèmes, que peut-on faire de mieux?...». Quant aux syndicats et aux organisations politiques encrées vers «les gauches», ils axeront leur discours sur le partage des richesses, la répartition du Capital, l’augmentation du pouvoir d’achat pour relancer l’économie, l’autogestion des entreprises, la taxation des pollueurs, la nationalisation de certaines branches ou secteurs économiques… Les forces politiques favorables au Capitalisme revendiqueront la compétitivité des entreprises, la croissance, la privatisation des entités publiques, la productivité des salariés, la flexibilité des contrats de travail, retarder l’âge de départ en retraite, accroitre les exportations, augmenter le temps de travail… Les mouvements de protection de l’environnement défendront la protection de la biodiversité, approuveront le développement des technologies non polluantes, et plaideront pour réduire les Gaz à Effets de Serres émis.

Au gré des événements économiques et écologiques, le Capitalisme est donc périodiquement confronté à des crises. L’Humanité vie ainsi quotidiennement dans cette fatalité, qui semble pérenniser son existence, et organiser les relations sociaux-économiques. Face à ce constat, de nombreuses voix s’élèvent partout dans le monde, pour demander l’avènement d’une société soucieuse de la condition Humaine, et plus respectueuse de la Biosphère. Le présent blog, «L’Utopie du Capitalisme», s'inscrit dans cette optique.
http://utopicapitalisme.canalblog.com/pages/le-capitalisme---une-utopie-/28434146.html

Écrit par : SEBAG David | 07/12/2013

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