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13/08/2013

Chronique de livre: Hervé Ryssen, La guerre eschatologique ; la fin du monde dans les grandes religions.

Hervé Ryssen, La guerre eschatologique ; la fin du monde dans les grandes religions (Baskerville, 2013)

I-Grande-13031-la-guerre-eschatologique-la-fin-des-temps-dans-les-grandes-religions.net.jpgNeuvième livre d’Hervé Ryssen, La guerre eschatologique ne surprendra pas les amateurs de l’auteur qui, ici encore, persiste et signe. Si ce nouvel ouvrage semble, de base, trancher avec les habituels sujets traités par Hervé Ryssen, il n’en est rien et il se veut un appel au combat et à la résistance comme on va le voir.

La première partie permet à l’auteur de nous présenter les grandes lignes de l’eschatologie (étude de la fin des temps) dans les trois grandes religions monothéistes mais aussi dans le paganisme européen. Le monothéisme possède une vision linéaire de l’histoire mais l’avenir et la fin des temps divergent selon la religion concernée. Cette constatation est de première importance car elle influe directement sur la manière dont les fidèles vivent leur foi et agissent en son nom dans le présent. En effet, dans le judaïsme, la fin des temps se caractérisera par la domination éternelle d’Israël sur l’humanité. Cette domination ne se fera toutefois pas toute seule, elle ne sera possible que par l’arrivée du messie que les juifs appellent de leurs vœux. Le messie ne viendra cependant délivrer les juifs que lorsque la paix sur terre sera effective. Ceci explique ainsi l’ardeur qu’ont les juifs à « travailler sans relâche à détruire toutes les différences entre les hommes : les nations, les races, les religions et les particularismes locaux » et à vouloir instaurer un monde unifié. Leur religion leur propose un projet pour l’humanité mais pour parvenir à mener à bien ce projet, les juifs doivent agir ;  c’est ce qu’ils font. Les musulmans, quant à eux, considèrent également que leur travail sur terre favorisera le triomphe de leur religion, en particulier l’Islam chiite iranien qui, depuis Khomeiny, partage avec le judaïsme militant un aspect messianique très développé en préparant la venue du « 12ème imam ». L’eschatologie chrétienne possède quelques similitudes avec le judaïsme et l’Islam mais en diffère finalement beaucoup car, pour le catholicisme par exemple, l’Eglise ne triomphera pas glorieusement sur cette terre. Le Christ ne reviendra en effet que lorsque l’Eglise sera au plus bas, qu’elle sera faible et méprisée ; ce qui explique que les chrétiens attendent la décadence, la fin des temps et l’Antéchrist avec confiance car leur combat terrestre est voué à l’échec. L’action du croyant n’est donc pas destinée à faire triompher sa religion qui, pour ce faire, n’a besoin que du retour du Christ… On est donc loin de trouver dans l’eschatologie chrétienne l’espoir et le goût du combat présents dans l’Islam et le judaïsme et qui expliquent énormément le caractère militant de ces deux religions aujourd’hui… 

Dans la seconde et la troisième partie intitulées respectivement « Un projet pour l’humanité » et « La guerre psychologique », Hervé Ryssen va plus loin dans le raisonnement amorcé avec l’étude de l’eschatologie des trois grandes religions monothéistes. Il commence par présenter les grands traits du projet planétarien poursuivi par les cosmopolites et rappelle que « le judaïsme est la matrice du mondialisme » en tant que projet politico-religieux. Il précise plus loin : « le judaïsme est d’abord et avant tout un projet politique d’unification mondiale. Il s’agit d’araser toutes les différences entre les individus, afin de parvenir à une paix absolue et définitive, propice à l’avènement du messie […] Ainsi, l’essence même du judaïsme est de détruire tout ce qui n’est pas juif ». Ce projet s’appuie sur une offensive totale contre les peuples par le biais conjugué du pouvoir de la finance, de l’immigration de masse, d’une propagande ou plutôt d’un terrorisme intellectuel de tous les instants visant à détruire toute culture enracinée, à promouvoir l’éternelle culpabilisation de l’homme blanc et à métisser tous les peuples entre eux. Cette offensive s’accompagne, comme on le sait, de toute la rigueur des pouvoirs judiciaires entièrement aux ordres…

Reprenant les concepts développés dans ses précédents ouvrages sur tous ces points, Hervé Ryssen insiste sur le désarmement moral caractéristique des chrétiens actuels. Désarmement qui permet aux visées mondialistes de croître car, face à elles, elles n’ont que peu d’obstacles. L’Eglise catholique pourrait en être un mais est malheureusement philosémite depuis trop longtemps (Pie XI ne déclarait-il pas, en 1938 : « Nous sommes spirituellement des sémites » ?) pour qu’on puisse espérer de sa part une opposition à la république universelle, d’autant que Vatican II n’a rien arrangé… Le christianisme dans son ensemble n’est d’ailleurs pas, de base, opposé au projet politique juif, le meilleur exemple étant les chrétiens évangéliques qui soutiennent le sionisme et Israël de toutes leurs forces. Pourquoi ? Car selon eux, le Christ ne reviendra que lorsque tous les juifs seront en Israël. L’eschatologie explique donc pourquoi ces millions de chrétiens américains sont les premiers alliés des juifs et comment ils influencent la société et la politique de leur pays dans cette voie…

Pour l’auteur, l’eschatologie explique également pourquoi beaucoup de païens ou de « traditionalistes » professent, face à la tournure du monde moderne et à la décadence de l’Europe un « fatalisme désespérant ». Adeptes d’une conception cyclique de l’histoire et considérant souvent que nous arrivons au terme d’un cycle de décadence, ils considèrent toutefois que celle-ci s’opère en ligne droite et qu’elle est inéluctable. Il faudrait donc attendre et caresser l’espoir d’une renaissance future à l’image de la renaissance du monde qui suit le Ragnarök. D’ici là, rien à attendre de l’action directe et Ryssen déplore que, comme dans le christianisme, on ait renoncé, chez beaucoup, à l’idée même d’une lutte victorieuse. Il écrit justement : « La vérité est qu’il n’y a pas de cycle qui tienne devant la volonté des hommes et leur détermination à écrire leur histoire et à forger leur destin ». Partant du constat que le projet mondialiste porté par le judaïsme est notre plus grand ennemi, l’auteur en profite pour tirer quelques boulets de canon –citations à l’appui- sur de nombreux intellectuels de cette sensibilité ou chers à celle-ci : Alain de Benoist, Robert Dun, Julius Evola et d'autres encore sont dénoncés pour être des auteurs « incapacitants » et/ou préférant critiquer le christianisme que le judaïsme en sachant pourtant très bien quelle en est la nature réelle. De plus, ces auteurs qualifiés de « véritables boulets idéologiques » sont tellement pessimistes qu’ils dissuadent le militant nationaliste d’emprunter la voie la plus importante : celle de la lutte. Ryssen écrit ainsi : « Nous crevons de ces intellectuels, qui sont trop lâches, trop bourgeois, pour dénoncer la source de nos maux, et qui, de surcroît, nous invitent à ne rien faire, ne rien tenter pour combattre nos ennemis. » L’auteur des Espérances planétariennes en profite pour dénoncer par ailleurs une « extrême-droite terrorisée » où l’on est également très souvent politiquement correct, à l’image de cette déclaration (effectivement stupéfiante) d’Alain De Benoist disant préférer avoir comme voisin « un universitaire musulman plutôt qu’un skinhead » (Tariq Ramadan plutôt qu’Estéban quoi…).

Dénonçant ainsi les idées défaitistes chez nombre de ceux qui veulent, paradoxalement, résister à la décadence de l’Europe, Hervé Ryssen propose ce qu’il appelle « la victoire comme religion » pour contrer cette guerre totale mais avant tout psychologique que nous subissons de plein fouet. Or, comme on le sait, un adversaire qui a perdu le moral est déjà à moitié battu, d’où la nécessité de nous ressaisir ! Pour cela, il faut continuer à œuvrer pour la libération de la parole. Grâce à internet, « le mur du politiquement correct est aujourd’hui largement entamé » et les autorités sont dépassées et ne peuvent réprimer toutes les opinions « judéo-sceptiques » et anti-mondialistes tant celles-ci sont désormais communes et répandues. Pour Ryssen, il faut en outre nous montrer et nous affirmer en tant que défenseurs de l’Europe et éviter de nous recroqueviller sur nous-mêmes dans des BAD. Constatant que l’on s’habitue à tout et que les Français et Européens continueront de toute façon à s’habituer à une immigration toujours plus importante et à tout le reste, l’auteur exhorte les résistants à agir maintenant, avant qu’il ne soit trop tard, car c’est notre survie, donc l’essentiel, qui est en jeu. Le cours de l’histoire peut changer même avec peu de monde, de multiples exemples pouvant être trouvés dans le passé. Mais attention à agir concrètement et à rester optimistes car « c’est la volonté humaine qui façonne l’histoire et non l’espérance ».
Du pur Ryssen qui, encore une fois, fera grincer des dents à beaucoup mais qui n’en demeure pas moins un livre de combat rafraichissant, réellement incorrect politiquement et qui soulève certains vrais problèmes auxquels nos mouvances sont confrontées. Le lecteur dispose, avec les livres d'Hervé Ryssen, de très sérieuses cartouches pour expliquer le projet planétarien et tout ce qui en découle pour nous et notre époque mais il conviendra à ce dernier de bien comprendre que la décadence et la dégénérescence de l'Europe actuelle ne sont pas explicables uniquement par ce facteur, aussi important soit-il.

Rüdiger

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