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21/07/2014

Les vacances dont tu ne veux pas…

Les vacances dont tu ne veux pas…

Partir en vacances coûte cher, tout le monde le sait et de nombreuses personnes ne peuvent s’offrir ce luxe. Ceux qui partent ne sont pas tous à mettre sur la même échelle et, malheureusement, les destinations qu’ils choisissent en disent souvent beaucoup sur leur mode de vie et leur condition sociale. Les riches se retrouvent entre eux à Saint-Tropez ou au Touquet tandis que les gens plus modestes choisissent plutôt Berck ou le Grau-du-roi. Ce n’est donc pas durant les congés au soleil que l’on sort de son milieu, ou très rarement tout du moins.

C’est malheureux à dire mais les beaufs restent entre beaufs pour passer des vacances de beaufs. Ils sont ceux qui ont toujours été dédaignés par les plus aisés qui leur laissent les miettes tant au niveau des destinations que des activités. Seulement, on conviendra que le fait de se complaire de miettes n’est pas une option de rêve... La condition sociale d’un individu n’est pas une finalité et elle ne devrait pas, à priori, guider tous ses choix. Or, si l’on regarde les choses telles qu’elles sont, on ne peut que se désoler du contraire et constater que la classe des prolétaires dépeinte par Orwell dans 1984 existe belle et bien… et se complait dans son existence de pacotille.

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Faire un tour dans les stations balnéaires prisées par les beaufs est le meilleur moyen de s’en rendre compte. Les zombies (qui sont les mêmes que ceux du centre commercial dont nous avons parlé ici) réagissent de manière similaire, mécanique, programmée. Ils sont accoutrés de la même manière, ont les mêmes expressions bovines sur leurs visages aux yeux las et sans flamme. Ils ont les mêmes activités : la plage, les salles de jeux, la pétanque et, le soir venu, la balade dans des rues remplies d’échoppes minables proposant camelote estampillée « été », sucreries diverses et babioles soi-disant régionales. La vulgarité y est omniprésente. Les filles maquillées comme des voitures volées ne font, après tout, que suivre l’exemple de génitrices tentant encore de mettre en valeur autant que faire se peut leurs formes grasses et fatiguées à l’aide d’ignobles vêtements moulants aux coloris fluos. Même les petites filles ne sont pas épargnées dans cette course à la féminité bon marché dictée par la pub’ et les concours de petites miss qu’elles fréquentent parfois durant l’année. Quant aux hommes, ils ne dépareillent pas : short de plage, marcel et bedaine ; les fils préférant tenter de singer les rappeurs noirs qui sont leurs seules idoles…

Dans cette atmosphère se nouent les rencontres entre zombies, amicales ou amoureuses. Elles n’influeront en rien sur la vie des uns et des autres car tous sont conditionnés par un Système qui ne leur a laissé que la médiocrité tant dans leur existence que dans leurs vacances. D’ailleurs, ils ne veulent pas vivre autre chose. Alors que les congés devraient être l’occasion de voir du pays, de se cultiver différemment et de prendre du bon temps autrement, ils ne sont souvent que la partie estivale d’une vie sans objectif et régulée par des modèles mortifères qui ne relèguent les individus qu’à être des moutons doublés de consommateurs de pacotille. L’esclavage a quand même évolué, il a 5 semaines de congés par an aujourd’hui.

Rüdiger / C.N.C

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

Commentaires

C'est quoi l'objectif?
se tirer une balle?

Écrit par : Rolalallalallla | 21/07/2014

Bref Rudiger ne part pas en vacances

Écrit par : Slimp | 21/07/2014

Bonjour à tous.
Habitant dans une station balnéaire du sud Bretagne je ne peux que confirmer cet article. Chez moi il y a environ 5kms de très belle plage, très large et surtout où y est adossé tout le long un assez large cordon dunaire boisé qui débouche sur une petite forêt et bien je peux vous qu'une infinie minorité s'y aventure ils s'agglutinent aux 2 ou 3 même endroits uniquement sur la plage tout près des commerces, clubs de plage, casino, animations bruyantes,etc... À croire qu'ils ont peur de s'éloigner du "monde moderne"... Je ne m'en plains pas car du coup j'ai toutes la dune boisée pour moi mais bordel que c'est triste d'aimer être des moutons a ce point, j'observe ça tout les étés et je crois que c'est même de pire en pire. Les touristes sont programmés comme des robots.

Écrit par : Günter Carnyx | 23/07/2014

Même constat. J'habite au bord de la mer, je ne me suis pas baigné depuis bientôt 10 ans tant les tocards citadins, toujours en pointe pour railler le péquenaud, débarquent avec ses gros sabots dès les premiers rayons de soleil.
Je me fiche de me baigner je n'y attache pas une importance particulière, ces transhumances me fatiguent.
Il n'y a aucun respect du local, se vantant même d'amener de l'argent comme justification à leur présence parasite. Bref sans s'en douter le moins du monde, ils se comportent comme des colons à l'esprit petit bourgeois.
Les gens font des crédits de folie pour être propriétaires, pour se tirer de chez eux dès qu'ils ont du temps libre.

Écrit par : DolFuSa | 28/07/2014

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