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30/04/2013

"Je ne veux pas avoir d'enfants..."

 « Je ne veux pas d’enfants ... »

 « Je ne veux pas d’enfants car leur futur sera moche ». Ca fait pas mal de fois que j’entends cet argument dans la bouche de personnes bien différentes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre mouvance. Alors, certes, on ne va nier que le futur de nous autres, Européens, paraît incertain voire dangereux. Qui oserait le nier ?

Cependant, les époques précédentes n’ont-elles pas eu leur lot de difficultés elles aussi ? Nos ancêtres se sont-ils interrogés sur l’éventualité d’avoir une descendance ? Non. Et pourquoi non ? Tout simplement car il a toujours été naturel de préserver son sang, que cela fait partie de la vie à un niveau tant conscient qu’inconscient. Seulement, aujourd’hui, de plus en plus de gens se demandent s’il est bien sage d’avoir des enfants… Evidemment, on n’ira pas reprocher le fait que beaucoup de couples préfèrent attendre d’avoir une situation stable pour enfanter car ils comptent bien le faire un jour, eux. Non, il est question du refus net d’avoir une descendance au prétexte que nous ne savons pas de quoi nos lendemains seront faits.

Comme on s’en doute, seuls les Européens sont touchés par ces considérations, quoique chez les Japonais ou les Hong-Kongais, cela doit exister également. Si nos anciens avaient réagi comme cela, nous n’existerions pas. Mais cela était complètement étranger à leur mode de pensée et jamais ils n’y auraient même songé. Cette tare du monde moderne de refuser la descendance montre à quel point les Européens sont devenus l’ombre d’eux-mêmes. Enfermés dans leurs considérations bassement matérialistes et égoïstes, privés de la conscience de leur appartenance, ils ne voient pas qu’ils contribuent à notre déclin plus que tout autre facteur. Si vous attendez de nouvelles trente glorieuses pour avoir des enfants, on est bien mal barré… Un peuple qui se demande si préserver son existence est juste mérite-t-il seulement de continuer à exister, quelles que soient ses raisons ?

Alors que la surpopulation mondiale est bien le drame de notre époque (souvenez-vous : un milliard d’êtres humains en 1914…) et que les Européens ne représentent qu’un (très) faible pourcentage du total, c’est encore ces derniers qui doutent d’eux-mêmes alors que le risque d’extinction de leur race apparaît possible dans une échéance à plus ou moins long terme. Bien sûr, on me dira que le lavage de cerveau de la modernité a joué : c’est certain mais nous n’allons pas nous étendre davantage sur la question ici. Il n’y a pas de surpopulation européenne. Celle-ci a peu augmenté en un siècle si on la compare à celle des autres continents. Elle commence même à décliner sérieusement dans des pays comme l’Allemagne ou la Russie. En France, idem. La « forte natalité » que les médias célèbrent n’est en réalité que la conséquence de l’immigration énorme qui sévit dans notre pays.

Pendant que les Européens pleurent sur un avenir qu’ils n’ont plus la volonté de changer tout en le déplorant d’ores et déjà, les autres peuples enfantent plus que jamais, merci pour eux. Ils ne pensent pas au futur, eux, ils enfantent, certes souvent comme des « lapineurs irresponsables » pour reprendre Robert Dun… Les couples hétérosexuels ne veulent plus avoir d’enfants ? Pas grave, les couples homosexuels vont s’en charger à leur place ! Et puis, quand nos couples hétéro, trop vieux pour avoir des enfants, le regretteront, ils adopteront. Qui ? Les enfants qu’on leur proposera, c'est-à-dire peu souvent des natifs de notre continent… Autant dire que l’esprit européen (l’aspect biologique n’est pas tout) ne sera pas représenté au mieux chez ceux qui nous succèderont…

« Il n’est de richesses que d’hommes »… Pas pour les Européens actuels en tout cas qui préfèrent leurs petits calculs et ne se rendent plus compte qu’ils ont un devoir : perpétuer leur espèce. Coupés de tout lien, de toute tradition, ils sont seuls. Rien ne compte plus, ni racine, ni lignée. Ils ne sont les descendants, les fils, de rien. La lignée n’est respectée à la base que si l’on fait son « travail » : perpétuer. Car c’est cela la vie : la perpétuation. Même s’il ne comprend pas pourquoi, l’individu veut inconsciemment avoir une descendance, c’est l’instinct de reproduction. Instinct que le monde moderne a réussi à tuer chez nombre d’Européens pour notre plus grand malheur. Mais le malheur des uns fait le bonheur des autres et la substitution de population avance bien en Europe, toute programmée par la finance vagabonde et marchande pour qui la disparition à terme des Européens (comme de tout peuple non métissé) est une excellente nouvelle pour les raisons que l’on sait…

Finissons sur cette belle phrase de Leconte de Lisle « Qu’est-ce que tout cela qui n’est pas éternel ? ». Rien en effet en considération du sujet qui nous occupe… Et l’éternité n’est pas seulement biologique, elle doit de même être alimentée par l’esprit et l’âme des enfants à naître. Si seulement ils naissent.  

Rüdiger

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

29/04/2013

Barrès réhabilité, par Bastien Vallorgues

Barrès réhabilité

Longtemps principale figure de la République des Lettres et modèle de plusieurs générations d’écrivains, Maurice Barrès est aujourd’hui bien oublié tant des institutions que du public. 2012 marquait les cent cinquante ans de sa naissance, le 20 août 1862. Cet événement n’a guère mobilisé les milieux officiels plus inspirés par les symptômes morbides d’une inculture abjecte. Le rattrapage demeure toutefois possible puisque 2013 commémorera la neuvième décennie de sa disparition brutale, le 4 décembre 1923 à 61 ans, à la suite d’une crise cardiaque. belle session de rattrapage pour redécouvrir la vie, l’œuvre et les idées de ce député-académicien.

Paru en 2009, un essai biographique aide grandement à ces retrouvailles. Or son auteur, Jean-Pierre Colin, n’a pas le profil du barrésien habituel. En effet, universitaire lorrain, Colin fut le conseiller ministériel de Jack Lang. Par ailleurs, cet homme de gauche est aussi comédien et dramaturge. On pourrait dès lors craindre que l’ouvrage dénigre Barrès. Il n’en est rien. Jean-Pierre Colin exprime plutôt une réelle empathie pour l’auteur de La colline inspirée. En outre, son livre se lit avec plaisir et aisance.

Homme de lettres, romancier et journaliste, le Lorrain de cœur n’est pas d’un seul bloc au contraire de son vieil ami Charles Maurras. « Barrès aura été toute sa vie d’une certaine façon l’anti-Maurras. » Jean-Pierre Colin qui ne partage nullement les idées maurrassiennes qualifie néanmoins l’éditorialiste de L’Action Française d’« écrivain authentique, pétri d’hellénisme et le félibre a sa place dans le panthéon français. C’est toutefois un homme abrupt dans ses convictions, haineux dans ses inimités, intolérant dans ses idées et fanatique dans son projet ».

Le paradoxe Barrès

« Anti-Maurras », Barrès l’est assurément, car, par sa célébration de la terre et des morts, il incarne le dernier des romantiques français. Il voulut donner une politique à ce courant, répondant ainsi au primat de la langue d’Herder. Député boulangiste de Nancy de 1889 à 1893, il participe à la rédaction du titre boulangiste La Cocarde à partir du 5 septembre 1894. Il siégera de nouveau à la Chambre en tant qu’élu conservateur des Halles de Paris de 1906 jusqu’à sa mort.

Étonnant élu de Paris qui habite à Neuilly-sur-Seine ! Cet anti-parlementariste sera parmi les doyens de la Chambre des députés et éprouvera un réel attachement à la fonction parlementaire. Lors de certaines de ses interventions, Barrès célèbre le collectivisme. À d’autres moments, il saluera la Commune de 1871 et envisagera d’écrire sur Louise Michel, la « Jeanne d’Arc » communarde. Est-ce si surprenant pour l’inventeur du « socialisme nationaliste » ? Ce contempteur de l’immigration se liera avec une rare intensité charnelle avec la comtesse Anna-Élisabeth de Noailles d’origine roumaine, de dix ans son aînée. cette humanité riche en contradictions fera que « Anatole France, Marcel Proust ou Léon Blum l’auront toujours gardé dans leur estime ». Colin rappelle au contraire que la publication d’Un jardin sur l’Oronte indignera les critiques catholiques pour son immoralisme. Ce livre de 1922, Barrès renoue avec sa jeunesse anarchiste et égotiste de L’Ennemi des Lois (1893).

La liberté d’esprit concerne aussi son traitement de l’affaire Dreyfus. Si « Barrès sera quand même de ceux qui reviendront sur leur aveuglement, […] alors que l’Affaire Dreyfus a perdu de son intensité, il ne retranche rien de ses écrits antérieurs, même les plus incisifs. D’une façon générale, il n’aimera jamais désavouer les positions qui auront été les siennes, à un moment ou à un autre, estimant que sa pensée forme un tout ». Colin n’hésite pas à critiquer sévèrement les analyses, pleines de contresens, de Zeev Sternhell.

Maurice Barrès s’intéresse à la littérature dès 1884 quand il lance une éphémère revue, Les Taches d’Encre. L’édition ensuite de ses premiers romans va lui valoir une notoriété certaine si bien qu’il sera bientôt appelé le « Prince de la Jeunesse » grâce à Paul Adam qui lui offrit en 1889 une pièce à l’effigie de l’empereur Alexandre Sévère sur laquelle était inscrite « Princeps Juventatis ». il y a plusieurs significations à ce geste. Retenons que Barrès n’a jamais fait son âge réel et conserve toujours une allure juvénile. Mais le célèbre Lorrain savait cacher sous une apparence adolescente « un redoutable polémiste ».

Par delà ce talent polémique, Jean-Pierre Colin perçoit dans l’œuvre de Barrès politique la préfiguration des idées gaullistes de la Ve République. Il est le passeur idoine entre le bonapartisme du XIXe siècle et le gaullisme du XXe ! Barrès n’a jamais rencontré Charles de Gaulle, mais ce dernier avait à La Boisserie ses œuvres complètes. Barrès gaulliste n’aurait pas été incongru. Jean-Pierre Colin évoque une uchronie parue naguère dans Le Figaro montrant un Barrès de 78 ans réagissant à l’Occupation. Après une période d’observation et de silence, Barrès qui n’a jamais apprécié Philippe Pétain – il préférait Hubert Lyautey -, dénonce la Collaboration… Irréaliste ? Dès juillet 1940, Philippe Barrès, son fils unique, rejoignit Londres et la France libre. En 1951, il deviendra député de Meurthe-et-Moselle sur une liste du R.P.F., ce qui corrobore une filiation intellectuelle entre le barrésisme et le gaullisme.

Un pré-gaullisme

Dès sa période boulangiste, Barrès fait sien la devise de son champion : « Dissolution – Constituante – Révision ». Il rêve d’un État laïc, du recours fréquent aux referenda, d’un pouvoir exécutif stable et puissant élu au suffrage universel direct. Barrès réclame en outre une France forte, impartiale et décentralisée. La décentralisation est un thème cher pour ce Lorrain qui a aussi des attaches familiales dans le Gévaudan. En arrêtant la centralisation parisienne, il entend « donner à chaque province dont est née la France, la vie qui lui manque du fait d’une excessive centralisation, qu’elle ait été autrefois monarchique ou aujourd’hui républicaine ». Mais il souhaite aller avec le régionalisme. « Chez Barrès, le régionalisme est d’abord un phénomène culturel et c’est dans cette dimension qu’il peut, non pas contredire l’unité française, non pas contrecarrer l’action du pouvoir central, mais au contraire nourrir l’unité politique de la diversité dont elle a été historiquement le produit. » Il doit inciter à l’enracinement, seul véritable fondement du nationalisme qui « est la loi qui domine l’organisation des peuples modernes (La Cocarde, 21 novembre 1894) ». « L’enracinement de Barrès est de nature politique [… car], adepte de la plus grande liberté dans l’écriture, Barrès, nourri du scientisme propre à son siècle, et plus spécialement du darwinisme, a cependant une vision totalement déterministe de la société », ce qui explique que « républicain, le nationalisme de Barrès était tragique ». Inventeur d’une Lorraine idéale, « l’enracinement barrésien, loin d’être une prison, est un effort de l’âme pour se souvenir d’où elle vient, mais l’âme n’est pas un feu follet, elle est incarnée, et l’être humain, souvent ballotté par les événements, parfois définitivement transplanté, mêlera ses anciennes racines à celles qui vont de nouveau pousser, dans un terroir nouveau, son pays d’adoption ». On retrouve le fond romantique de sa pensée. Député, Barrès est parmi les premiers à se soucier du patrimoine culturel et local.

Jean-Pierre Colin éclaire d’autres facettes presque inconnues du Barrès politique. Il le défend face à ses détracteurs sur son rôle de « Rossignol des massacres » pendant la Grande Guerre fratricide européenne. Journaliste et député, Barrès ne peut s’engager du fait de son âge et d’une santé fragilisée par des excès de table et de cigarettes. Destinataire de nombreuses lettres venues tant du front que de l’Arrière, des « Poilus » que de leurs entourages, Barrès se fait le mémorialiste du conflit. Il en rédigera vingt-quatre volumes ! Quand il n’écrit pas des articles qui sont parfois censurés par les autorités militaires parce qu’à la germanophilie culturelle trop prononcée, Barrès s’active auprès de ses collègues : création de la Croix de Guerre, port du casque d’acier, usage du réchaud à alcool dans les tranchées. Il défend mutilés et victimes de guerre face à l’administration, obtient pour les épouses des mobilisés une indemnité journalière et exige le droit de vote des femmes veuves de guerre !

Dès la paix revenue, il s’inquiète des conséquences des traités de 1919 – 1920. Voyageur impénitent en Espagne, en Italie, en Grèce et en Orient, il souhaite le maintien de l’Empire ottoman, promeut une Allemagne fédérale et encourage les sécessions séparatistes de la Rhénanie du Nord, de la Rhur et de la Rhénanie du Sud. Dans ses derniers textes, ce passionné de la vallée rhénane envisage l’éventualité d’une Fédération européenne…

Maurice Barrès. Le Prince oublié trace le portrait original et captivant d’un écrivain qui mérite beaucoup mieux que son image supposé détestable. Jean-Pierre Colin fait bien mieux : il le réhabilite !

Bastien Vallorgues

• Jean-Pierre Colin, Maurice Barrès. Le Prince oublié, Infolio, Gallion (Suisse), 2009, 249 p., 22 €.

Source: Europe Maxima

28/04/2013

Concert: Rammstein - Montpellier (France)

Concert:

Rammstein - Montpellier (France)


27/04/2013

Vote de la loi Taubira : extension du domaine de la lutte, par Jean-Yves Le Gallou

Vote de la loi Taubira : extension du domaine de la lutte

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Poursuite du domaine de la lutte : la bataille pour le référendum, le vote pour tous

Une loi votée n’est pas une loi promulguée. Une loi promulguée peut être suspendue (comme le fut le CPE en 2006). Une loi promulguée peut être abrogée. Trois raisons pour les adversaires de la loi Taubira de maintenir la pression au moins durant tout le mois de mai, et de réclamer « le vote pour tous », le vote pour tous les Français, et non pas pour les seuls élus d’assemblées de moins en moins représentatives : rappelons que les députés socialistes qui ont voté la loi Taubira ont réuni seulement 16% des électeurs inscrits au premier tour des élections législatives de juin 2012. Pour apaiser les esprits, il faut faire les Français juges de la loi Taubira et les consulter par référendum. Laissez-nous voter !

Approfondissement du domaine de la lutte : la bataille pour remettre l’école à l’endroit, la bataille pour les familles

Le gouvernement promeut d’autres projets hostiles à la famille : mise en cause des principes fondateurs des allocations familiales, enseignement de la théorie du genre à l’école (dès la maternelle !). Depuis 30 ans les familles subissent les dérives aberrantes de l’Education nationale, dans l’enseignement public comme dans l’enseignement privé. Elles doivent relever la tête et s’opposer aux peillonneries. Les réunions de parents d’élèves et les réunions parents/profs doivent servir à faire entendre le point de vue des majorités. La France des invisibles doit cesser d’être silencieuse. Il faut aussi combattre mairie par mairie, département par département et région par région les subventions publiques accordées aux lobbies qui imposent leurs lubies.

Extension du domaine de la lutte : la contestation et l’imagination ont changé de camp

La bataille contre la loi Taubira a fait émerger de nouvelles formes d’action : veilleurs, happenings de rue, printemps français, mères en colère, apéros pour tous, mères pour la paix, Hommen, interpellations démocratiques de personnalités conformistes. Il est légitime de demander des comptes à ceux qui prétendent représenter le peuple et qui gouvernent au service des minorités, qu’elles soient sexuelles, ethniques, religieuses, sectaires, financières ou immobilières. Le temps est venu de l’opposition « au quotidien » et sur tous les grands sujets, économiques, sociaux, sociétaux, fiscaux, urbanistiques. Ce n’est pas seulement « on ne lâche rien », c’est aussi « on ne lâche sur rien ». Y compris contre les médias quand ils se comportent en organes de propagande et non pas d’information. Il n’y a aucune raison de continuer à accepter sans mot dire les bidonnages et les Bobards. La crainte doit changer de camp. L’arme fatale : le rire, la dérision, la bonne humeur.

Mai 2013, la revanche de Mai 1968 ?

Mai-68 a engendré un cycle de ruptures : ruptures morales (« Jouissons sans entraves »), rupture des identités (« Nous sommes tous des juifs allemands »), rupture des protections économiques (« Frontière=répression »). Les projets de François Hollande – dénaturation du mariage, droit de vote des étrangers, grand marché transatlantique – représentent l’aboutissement de ce cycle. La mobilisation du printemps 2013 peut en marquer la fin.

C’est une rupture idéologique : le retour du sens, le retour des traditions, le retour des enracinements, la révolte de la majorité contre la dictature des minorités. C’est aussi une rupture technologique : c’est la classe médiatique qui a imposé l’idéologie Mai-68, ce sont les médias alternatifs qui la balayent. C’est enfin une rupture générationnelle : la génération 1968 – de Valls, ministre de l’Intérieur, à Bergé, ministre du nouvel ordre moral et médiatique – est bousculée par une génération de trentenaires ardents. La lotta continua ? Non, la lutte commence ! Sempre Avanti !

Jean-Yves Le Gallou

Source: Polémia

26/04/2013

Méridien Zéro #142: "Panorama actu: la colère qui gronde"

Ce vendredi, Méridien Zéro vous propose un panorama actu largement consacré à la situation française et tout spécialement au foisonnement d'évènements entourant la loi sur le mariage homo.

A la barre, le Lt Sturm accompagné de Maurice Gendre, Monsieur K et Adrien Abauzit.

Lord Igor à la technique.

manif pour tous, gay, taubira, hollande, vote, valls

DIFFUSION DE L'EMISSION LE VENDREDI 26 AVRIL


          

25/04/2013

Chronique de film: Guerrière, un film de David Wnendt (Allemagne, 2013)

Chronique de film:

Guerrière, un film de David Wnendt (Allemagne, 2013)

guerriere affiche.jpgD’emblée, j’ai envie de donner un nom à tous ces films soi-disant sérieux sur l’extrême-droite et qui, en réalité, ne parlent toujours que de skinheads bêtes et méchants (et contents avec ça…) : la skinexploitation. Même si la skinexploitation ne compte pas énormément de films, c’est un genre qui continue de vivre et qui fait parler de lui de temps en temps. Nous avons déjà parlé du médiocre Romper Stomper ici et voici quelques mots sur la dernière perle en date du genre précité : Guerrière, un film allemand.

La skinexploitation sort des films qui sont toujours construits sur le même schéma : au départ, on a une bande de vilains skinheads à qui il va arriver des problèmes sérieux de par leurs conneries violentes. Ces conneries entrainent le doute chez un ou plusieurs d’entre eux qui vont vouloir se détacher de tout cela. Mais, comme vous le savez, on ne sort pas facilement du milieu skinhead qui est pire que la mafia ou les cartels mexicains…

Vous avez ci-dessus le déroulement de Guerrière qui nous sert la même soupe que les autres hormis le fait que les personnages mis le plus en valeur dans le film sont des femmes. Celles-ci réclamaient la parité dans la skinexploitation depuis longtemps, le réalisateur David Wnendt les a entendues et a réalisé sur elles un travail « sérieux », attention, le film a donc une valeur documentaire certaine ! Attendez de voir.

Marina est une jeune fille allemande, une « bird » qui fait partie d’une bande désorganisée de skinheads. Ceux-ci sont évidemment de gros crétins alcooliques (voire drogués pour certains) se comportant comme les pires des asociaux : ils humilient, tabassent, insultent tous les immigrés qu’ils voient et lèvent le bras en toute occasion : aussi bien dans les trains qu’ils attaquent (oui, en Allemagne, les « attaques de diligences » ne sont pas le fait de la racaille allogène mais des skinheads, je l’ai appris moi aussi grâce à Guerrière) que lorsqu’ils sortent en voiture, en profitant également pour hurler « Heil Hitler » dans les rues… Tous sont tatoués de swastikas et de SS arborés fièrement, ils suintent de haine et d’alcool et se partagent à eux tous un QI de 80. Voilà nos protagonistes, vous vous en seriez doutés j’imagine… Le film est allemand, tourné en Allemagne et ferait suite à des enquêtes du réalisateur dans les milieux d’extrême-droite… Ah bon ? Connaissant la répression à laquelle font face nos camarades d’outre-Rhin, je suis un peu étonné de tout ce que je vois dans Guerrière : certes, le milieu skinhead a partout ses cas pathologiques mais voir ces sapins de Noël hurler et tendre le bras en pleine rue dans une voiture arborée d’autocollants explicites ou sortir une arme de point devant des masses de témoins me laisse assez songeur sur le sérieux revendiqué du film. Ca pouvait passer avec American History X qui se déroulait aux Etats-Unis mais là…

Le film fait sa promotion sur l’idée qu’on peut voir (enfin !) ce milieu très particulier sous les yeux des femmes. C’est bien prétentieux. Marina, mis à part son sexe, remplit le cahier des charges de l’acteur principal de skinexploitation : elle est violente, extrémiste (elle refuse de servir en caisse des immigrés pakistanais) et doit une partie de ses opinions nauséabondes à son antisémite de grand-père qui, on l’apprendra, était dans sa vie familiale une réelle ordure (j’en étais sûr !). Heureusement, elle va prendre conscience peu à peu de la dangerosité de ce milieu et des types qu’elle fréquente (en premier lieu son petit ami, l’un des pires qui passe d’ailleurs par la case prison pour les violences réalisées dans le train). Cette prise de conscience se fait de deux façons, ou, plus précisément via deux personnes. La première est la jeune Svenja, 15 ans. Adolescente normale ayant quelques disputes avec ses parents, elle va rentrer un peu par hasard dans le groupe de Marina et va vite devenir une adepte aveugle et fanatique des « idées » politiques de ses nouveaux compères où elle trouvera une sorte de nouvelle famille. La seconde personne est l’un des immigrés pakistanais que Marina avait refusé de servir. Après une série de tribulations  (cette dernière ira jusqu’à le renverser volontairement en voiture) elle va petit à petit vouloir l’aider. Peu à peu, elle se met en péril face à son groupe et loge même le dit pakistanais qu’elle veut aider à retrouver sa famille en Suède. C’est cette relation très politiquement correcte (l’aide aux sans-papiers !) complètement improbable et rendue très maladroitement par le scénario qui va faire peu à peu changer notre guerrière…

Je ne vous dévoile pas la fin, je vous laisse l’imaginer. Tout ce qu’il en est, c’est qu’on a l’impression d’avoir bien perdu son temps avec Guerrière (mais ne le savait-on pas dès le départ ?) et qu’on savait bien que les idées politiquement incorrectes n’apportaient que tristesse, désolation et no future… surtout aux femmes !

Rüdiger

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