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31/10/2012

Chronique d'album: Burzum - Umskiptar

Chronique d'album:

Burzum - Umskiptar (2012, Byelobog Productions)

2012_umskiptar.jpgCette année verra la sortie du dixième album de Burzum. C'est déjà le troisième album depuis la sortie de prison de Varg Vikernes. Il s'intituĺe « Umskiptar » ce qui signifie « métamorphoses ». Selon Vikernes, ce titre résume la signification ésotérique du poème « Völuspá » dont « Umskiptar » se veut l'interprétation musicale. Ce poème dont le titre peut se traduire par « la prophétie de la sorcière » est tiré de l'Edda poétique. Dans celui-ci, la sorcière ( « völva » ) raconte à Odin la création du monde ainsi que sa destruction au « Ragnarök ». Vikernes interprète « Völuspá » comme étant une allégorie du cycle des saisons, de la vie et de la mort, et du jour et de la nuit. C'est pourquoi cette fois il a choisi la toile « Natt » ( « nuit » ) du peintre norvégien Peter Nicolai Arbo comme couverture de l'album. « Umskiptar » a aussi pour but d'accompagner son livre « Sorcery and Religion in Ancient Scandinavia » ( « Sorcellerie et religion dans l'ancienne scandinavie » ) qui contient une traduction en anglais de « Völuspá ».

Burzum n'est pas un groupe qui est étranger aux albums à thèmes, mais « Umskiptar » va encore plus loin dans cette démarche. Les paroles — qui sont en fait l'intégralité de « Völuspá » — en sont le fil conducteur de chanson en
chanson donnant une structure narrative à l'album. Il en resulte aussi que la densité du chant est beaucoup plus grande que ce à quoi Burzum nous avait habitué. « Umskiptar » met donc fortement l'accent sur le chant qui est pour la première fois en ancien norrois. Celui-ci est aussi plus diversifié qu'auparavant et on retrouve une majorité de passages avec une voix claire, voire chantée ( ce qui n'est pas sans rappeler la version de « Tomhet » avec le chant de feu Sveinbjörn Beinteinsson sur le bootleg « Ragnarök : A New Beginning » ). On retrouve encore tout de même du chant avec voix rauque, mais souvent celui-ci est en arrière plan pour doubler la voix claire.

Comme de coutume, c'est au studio Grieghallen que cet album a été enregistré. Dans l'ensemble la musique du point de vue de la technique instrumentale est assez similaire à celle que l'on retrouve sur « Belus » et « Fallen ». Il n'y a donc pas un dépaysement brutal, mais une évolution avec d'une part la centralité du chant précédemment évoquée et d'autre part une utilisation quasi exclusive de tempos lents. D'ailleurs, six des onzes pistes ( dont l'intro et l'outro ) ne font pas usage de la batterie. On peut remarquer aussi une plus grande utilisation d'une guitare solo au détriment des arpèges. Au final, cela donne une musique fortement athmosphérique et rituelle que Vikernes appelle du « Scaldic Metal » ( terme utilisé aussi pour se distancer de la notion de Black Metal telle que comprise par le profane ). Autant le dire tout de suite, cet album plaira encore moins que « Belus » et « Fallen » à ceux qui attendent de Burzum une musique sombre et aggressive. Par contre ceux qui ont aimé « Daudi Baldrs » et « Hliðskjálf » risquent de l'apprécier.

01. Blóðstokkinn (Baigné dans le sang)
02. Jóln (Divinités)
03. Alfadanz (Dance elfique)
04. Hit helga Tré (L'arbre sacré)
05. Æra (Honneur)
06. Heiðr (Estime)
07. Valgaldr (La chanson de ceux qui sont tombés)
08. Galgviðr (Forêt de la potence)
09. Surtr Sunnan (Noir du sud)
10. Gullaldr (Âge d'or)
11. Níðhöggr (Attaque des profondeurs)

Knut

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

30/10/2012

La grande peur des temps présents par Georges Feltin-Tracol

La grande peur des temps présents par Georges Feltin-Tracol

 

Depuis 1989 et la parution des Ennemis du système, Christophe Bourseiller s’intéresse aux « périphéries politiques ». Désormais maître de conférence à Sciences Po – Paris, cet acteur de cinéma et de publicité a consacré de nombreux ouvrages à l’« extrême gauche » (Les Maoïstes en 1996, Histoire général de l’ultra-gauche en 2003), à l’« extrême droite », au phénomène sectaire (Les Faux Messies en 1993, Carlos Castaneda. La Vérité du mensonge en 2005), aux nouvelles sexualités (Les Forcenés du désir en 2000) et à la franc-maçonnerie (Un Maçon parle en 2010).

 

Avec L’extrémisme. Une grande peur contemporaine, Bourseiller poursuit sa description des extrêmes politiques. Outre une préface convenue de l’universitaire Pascal Ory, l’ouvrage se divise en quatre grandes parties : une introduction qui tente de cerner l’extrémisme perçu comme un « animal insaisissable », une conclusion qui examine le concept même d’« extrémisme » et deux parties centrales, inégales en pagination et en réflexions contenues qui portent respectivement sur les « extrêmes gauches » et les « extrêmes droites ». Ces dernières n’occupent que 67 pages alors que les précédentes en couvrent quelque 137, même si une vingtaine se rapporte au négationnisme au sein de l’ultra-gauche, aux pensées libertaires et aux anarchismes marginaux (anarchisme de droite micberthien, anarcho-capitalisme libertarien, etc.).

 

Ce déséquilibre n’est pas que quantitatif. La partie traitant de l’extrême droite est assez pauvre et superficielle. La distinction entre les « contre-révolutionnaires » (royalistes, catholiques traditionalistes, traditionalistes inspirés par Guénon et Evola…) – le sédévacantisme n’est pas mentionné ! -, le F.N. envisagé comme un « populisme calculé (p. 199) » et les « révolutionnaires » (« N.D. », nationalistes, néo-nazis, nationaux-communistes, post-nationalistes…) est décevante. On y décèle des limites déjà relevées dans ses précédents ouvrages. Bourseiller a beau déclaré que « si le nomadisme est plus intense que dans le camp adverse, la rigidité doctrinale semble moins prégnante   (p. 193) », il affirme qu’« il n’est pas rare de voir un militant démarrer dans le royalisme, devenir nationaliste révolutionnaire, puis national-communiste, passer par la mouvance néonazie, et aboutir dans un parti populiste (pp. 192 – 193) ». Ce cheminement est moins fréquent qu’il ne le pense.

 

Bourseiller commet d’autres erreurs. Il appelle Alain de Benoist « Alain de Benoist de Gentissart », ce qui est inexact si on lit Mémoire vive: « Peut-être parce qu’il [lui] est arrivé de signer quelques textes de jeunesse du nom de Cédric de Gentissart, mais ce n’est qu’une légende parmi d’autres (1). » Il range Bruno Mégret au sein des droites modérées alors qu’il fut formé par le Club de l’Horloge. Si Bourseiller les commet, c’est parce qu’il n’est pas en phase avec ce sujet d’étude qu’il ne connaît pas intimement. En revanche, malgré les nombreuses critiques, parfois violentes, provenant de l’ultra-gauche, reconnaissons qu’il se débrouille mieux avec ce thème, ce qui est logique puisqu’il écrivit en préambule de sa biographie de Guy Debord qu’il créa, seul et unique membre, un Parti communiste marxiste-léniniste-maoïste-stalinien (P.C.M.L.M.S.), puis un Mouvement situationniste pour un tourbillon créatif (M.S.T.C.), et enfin un Mouvement créateur situationniste subversif (M.C.S.S.), respectivement dotés de proto-revues à lecteur unique, La Lutte et Le Tourbillon des masses (2). Pour ses détracteurs de gauche, Bourseiller serait indigne de les aborder, car « on ne peut étudier l’extrême gauche que si l’on est soi-même militant ou sympathisant (p. 52) ». S’il n’est ni l’un, ni l’autre, il y a cependant longtemps baigné; c’est la raison pour laquelle son analyse sur les « gauchismes » est plus conséquente que sur les « dextrismes ».

 

Christophe Bourseiller établit une bonne typologie en distinguant, d’une part, les léninistes des non léninistes, et, d’autre part, les modernistes des invariants. Ainsi muni, il raconte le pablisme, les « gauches italiennes » bordiguistes, le « communisme des conseils » du Néerlandais Anton Pannekoek, etc. Il retrace la genèse du N.P.A. et de sa matrice, la L.C.R., de Lutte ouvrière, du Parti ouvrier indépendant, républicain et souverainiste, des courants post-maoïstes ou néo-staliniens tels Vive le P.C.F. ! d’Emmanuel Dang Tran, farouche opposant interne au Front de Gauche, ou le P.C.O.F., défenseur hexagonal de l’héritage maoïste de l’Albanie d’Enver Hodjah. On peut regretter l’absence des groupusculaires Parti eurocommuniste et du Parti communiste juchéen de France devenu depuis peu le Parti Juché de France. L’auteur est plus disert sur les différentes tendances de l’anarchisme (communisme libertaire, socialisme libertaire, anarcho-syndicalisme, syndicalisme révolutionnaires et individualisme stirnérien). Cette première partie peut être une introduction correcte à la découverte de ce continent politique étrange et méconnu.

 

Par tous ces exemples, Bourseiller veut comprendre l’extrémisme qui serait le parent pauvre des sciences politiques. Malgré des différences ontologiques entre les extrêmes, il remarque néanmoins que « les pratiques se ressemblent : on pointe un même triptyque de hiérarchie, de violence et de transgression (p. 44) ». Le célèbre politologue, Pierre-André Taguieff, a lui aussi réfléchi sur la notion d’« extrémisme ». Dans un article à la conclusion grotesque paru dans un quotidien hexagonal, Taguieff juge que « ce qu’on appelle “ l’extrême droite ” n’est pas le produit d’une droitisation de la droite, ni de l’extrémisation de l’esprit droitier. Ladite “ extrême droite ” est aussi étrangère à la droite libérale qu’à la gauche socialiste réformiste. Elle n’est pas une super-droite ni une hyperdroite. Elle ne se situe pas “ à droite de la droite ”, selon l’expression aussi confuse que convenue. Elle n’est ni extrêmement de droite ni radicalement de droite. L’expression “ droite radicale ” ne change rien au problème de catégorisation : remplacer “ extrême ” par “ radicale ” n’est qu’une coquetterie verbale. Il en va de même avec la distinction illusoire entre “ droite extrême ” et “ extrême droite ”. Toutes ces expressions ne sont que des étiquetages polémiques sans contenu conceptuel, présupposant une vision essentialiste de la droite (3) ».

 

En se référant à Jacques Ellul, auteur en 1972 De la révolution aux révoltes, Bourseiller estime que l’extrémiste serait finalement la « figure ultime du libéral (p. 259) ». Par conséquent, nos sociétés hypermodernes individualistes de masses s’en accommoderaient assez bien d’autant qu’elles en sont pas déstabilisées, mais au contraire renforcées… Or cette conclusion ne se rapporte-t-elle pas à la seule « extrême gauche » beaucoup plus soluble dans l’hypermodernité que les « extrêmes droites » plus « détonnantes » ? « Considérée froidement, poursuit Taguieff, l’extrême droite apparaît […] comme un produit de synthèse instable, né du mélange, selon divers dosages, de thèmes empruntés aux droites non libérales et à l’extrême gauche, qui n’est pas non plus une gauche gauchisée ou extrémisée, mais un pseudo-gauche dont l’horizon n’est autre que la Révolution. […] L’extrême droite n’est pas plus à droite que la droite, elle l’est moins. Sa dimension réactionnaire s’accompagne toujours d’un volontarisme révolutionnaire. On peut la dire “ ni gauche ni droite ” (comme le fascisme ou l’anarchisme). On peut aussi la caractériser comme “ mi-gauche mi-droite ”. Elle oscille ainsi entre le point neutre (ni l’un ni l’autre) et le point complexe (l’un et l’autre). » Taguieff considère au final que les traits principaux de l’« extrême droite » (autoritarisme et violence) se rencontrent « aussi dans les courants révolutionnaires de type blanquiste, léniniste ou maoïste. C’est à l’extrême gauche que l’extrême droite ressemble le plus ». Mimétisme du « fer à cheval » ? Probablement pour Taguieff. Bourseiller, lui, en est moins convaincu. Passionné par les avant-gardes, il croît plutôt que le phénomène extrémiste tend à « pivoter, du politique vers le culturel. Sur un plan culturel, les mouvements extrémistes, ou du moins certains d’entre eux, sont-ils, ou ont-ils été les foyers d’émergence de pensées radicales ? C’est notre constat (p. 266) ».

 

L’extrémisme pour Bourseiller préparerait donc le monde de demain. En effet, « par-delà les programmes, les manifestes et les excommunications, l’extrémisme apparaît comme le principal cheval de Troie des contre-cultures, ces singularités qui viennent perturber le champ culturel pour annoncer le changement d’époque. L’extrémisme mène à la radicalité (p. 279) ». N’est-ce pas là de bon augure ?

 

Georges Feltin-Tracol

 

Notes

 

1 : Alain de Benoist, Mémoire vive. Entretiens avec François Bousquet, Éditions de Fallois, Paris, 2012, p. 16.

 

2 : Christophe Bourseiller, Vie et mort de Guy Debord (1931 – 1994), Plon, coll. « Agora », Paris, 1999, pp. 20 – 21.

 

3 : Pierre-André Taguieff, « Le sens des extrêmes », Le Figaro du 31 mai 2012.

 

• Christophe Bourseiller, L’extrémisme. Une grande peur contemporaine, préface de Pascal Ory, C.N.R.S. Éditions, Paris, 2012, 303 p., 22 €.

29/10/2012

Concert: Iron Maiden - 05 juin 2013

Concert:

Iron Maiden - 05 juin 2013

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28/10/2012

Emission #116: Les volontaires français dans la Decima MAS

Ce dimanche, Méridien Zéro part à la rencontre de Carlo Panzarasa, volontaire français de la Decima MAS, célèbre division d'élite de l'armée italienne durant la seconde guerre mondiale.

Invités : Carlo Panzarasa, Laurent Berrafato.

Emission animée par PGL, lord Tesla à la technique.

decima mas, flotiglia, panzarasa, fulmine, troupes d'élites

DIFFUSION DE L'EMISSION LE DIMANCHE 28 OCTOBRE


          

27/10/2012

Après l’esclavage, le 17 octobre 1961… La coupe de la repentance déborde !

Après l’esclavage, le 17 octobre 1961… La coupe de la repentance déborde !

En reconnaissant la responsabilité de l’Etat et en rendant hommage aux « victimes » de la manifestation interdite du 17 octobre 1961[1], François Hollande s’est comporté en militant sectaire, non en président de tous les Français. D’autant plus que, pour les historiens de métier, les prétendus « massacres » du 17 octobre 1961 constituent un tel exemple de manipulation qu’ils sont étudiés comme un cas exemplaire de fabrication d’un mythe ; comme Timisoara en Roumanie, comme les « couveuses » au Koweit ou encore comme les « armes de destruction massive » en Irak !!!

Tout repose en effet sur des chiffres gonflés ou manipulés et sur des cadavres inventés. Dans une inflation du nombre des morts, les amis du FLN algérien et les porteurs de valises communistes ont ainsi joué sur les dates, additionnant aux 3 morts avérés du 17 octobre ceux des jours précédents ainsi que les décès postérieurs. Pour eux, tout Nord Africain mort de mort violente durant le mois d’octobre 1961 est forcément une victime de la répression policière…même les victimes des accidents de la circulation.

Il est possible d’affirmer cela sans crainte d’être démenti car :

- En 1998, le Premier ministre de l’époque, le socialiste Lionel Jospin, constitua une commission présidée par le conseiller d’Etat Dieudonné Mandelkern qu’il chargea de faire la lumière sur ces évènements. Fondé sur l’ouverture d’archives jusque là fermées, le rapport remis par cette commission fit litière des accusations portées contre la police française[2]. Or, ce rapport consultable sur le net n’a visiblement pas été lu par François Hollande.

- En 1999, Jean-Paul Brunet, universitaire spécialiste de la période, publia un livre extrêmement documenté qui démontait la thèse du « massacre » du 17 octobre (Brunet, J-P., Police contre FLN. Le drame d’octobre 1961.Paris).

- En 2003, le même Jean-Paul Brunet publia un nouveau livre (Charonne, lumière sur une tragédie.Paris) dans lequel il démontrait que le prétendu « rapport de police » faisant état de 140 morts le 17 octobre, document qui sert de point de départ à J.L Einaudi, auteur du livre sur lequel repose toute la manipulation (Octobre 1961, un massacre à Paris), n’a jamais existé.
Reprenant la liste des morts donnée par Einaudi, il montre également que la majorité des décès remonte à des dates antérieures au 17 octobre et il prouve que ce dernier a manipulé les chiffres, additionnant les cadavres non identifiés reçus à l’Institut Médico Légal au nombre des disparus et même (!!!) à celui des Algériens transférés administrativement en Algérie après qu’ils eurent été arrêtés le 17 octobre. Il montre enfin qu’Einaudi a compté plusieurs fois les mêmes individus dont il orthographie différemment les noms…
Monsieur Hollande pouvait-il ignorer tout cela ? Si oui, la nullité ou l’aveuglement militant de ses conseillers laisse pantois.

Quel est donc le vrai bilan de cette manifestation ?

- Le 17 octobre 1961, alors que se déroulait dans Paris un soi-disant massacre, l’Institut Médico Légal (la Morgue), n’a enregistré aucune entrée de corps de « NA » (NA= Nord Africain dans la terminologie de l’époque).
- Le 17 octobre 1961, de 19h30 à 23 heures, il n’y eut qu’une seule victime dans le périmètre de la manifestation et ce ne fut pas un Algérien, mais un Français nommé Guy Chevallier, tué vers 21h devant le cinéma REX, crâne fracassé. Par qui ?
- En dehors du périmètre de la manifestation, « seuls » 2 morts furent à déplorer, Abdelkader Déroues tué par balle et retrouvé à Puteaux et Lamara Achenoune tué par balle et étranglé, gisant dans une camionnette, également à Puteaux. Rien ne permet de dire qu’ils furent tués par les forces de l’ordre.

Le 18 octobre, à 04 heures du matin, le bilan qui parvint à Maurice Legay le directeur général de la police parisienne fut donc de 3 morts. Nous sommes donc loin des dizaines de morts et de « noyés » auxquels l’actuel occupant de l’Elysée a rendu hommage !!!

Certes, nous dit-on, mais les cadavres ont été déposés à la morgue les jours suivants. Faux, car ce n’est pas ce qu’indiquent les archives de l’Institut Médico Légal de Paris puisque, entre le 18 et le 21 octobre, « seuls » 4 cadavres de « NA » furent admis à la Morgue :
- Le 18 octobre, Achour Belkacem tué par un policier invoquant la légitime défense et Abdelkader Benhamar mort dans un accident de la circulation à Colombes.
- Le 20 octobre, Amar Malek tué par balles par un gendarme.
- Le 21 octobre Ramdane Mehani, mort dans des circonstances inconnues.

Nous voilà donc bien loin des 100, 200 ou même 300 morts « victimes de la répression » avancés par certains et pour lesquels M. François Hollande a reconnu la responsabilité de la France !!!
D’autant plus que le « Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octobre 1961 »[3], nous apprend que du 1° au 30 octobre 1961, sur les 90 corps de « NA » entrés à l’Institut Médico Légal, la plupart étaient des victimes du FLN.
Plus encore, pour toute l’année 1961, 308 cadavres de « N.A » entrèrent à l’IML, la plupart ayant péri dans la guerre inexpiable que le FLN menait contre ses opposants partisans de l’Algérie française ou du MNA de Messali Hadj. Ainsi, au mois d’octobre 1961, sur les 34 cadavres de « N.A » retirés de la Seine ou de la Marne, notamment aux barrages de Suresnes et de Bezons puis conduits à l’IML, la quasi totalité étaient des harkis, des partisans de la France ou des membres du MNA, une des méthodes d’assassinat du FLN consistant à noyer ses opposants. La police française n’est pour rien dans ces noyades.

François Hollande devra donc rendre compte au tribunal de l’Histoire car il a couvert de son autorité un mensonge, une manipulation, un montage grossier qui va être utilisé contre la France par ceux que son ministre de l’Intérieur a qualifiés d’ «ennemis de l’intérieur ».

Pour en savoir plus :
- Brunet, J-P., (2002) « Enquête sur la nuit du 17 octobre 1961 ». Les Collections de l’Histoire, hors série n°15, mars 2002.
- Brunet, J-P., (2008) « Sur la méthodologie et la déontologie de l’historien. Retour sur le 17 octobre 1961 ». Commentaire, vol 31, n°122, été 2008.
- Brunet, J-P., (2011) « Combien y a-t-il eu de morts lors du drame du 17 octobre 1961 ? ». Atlantico, 17 octobre 2011.

Bernard Lugan

[1] Voir à ce sujet le dossier spécial de l’Afrique réelle, novembre 2011 intitulé Pour en finir avec le mythe du « massacre » des Algériens à Paris le 17 octobre 1961.
[2] « Rapport sur les archives de la Préfecture de police relatives à la manifestation organisée par le FLN le 17 octobre 1961 ». Rapport établi à la demande du Premier ministre, M. Lionel Jospin et remis au mois de janvier 1998 par M. Dieudonné Mandelkern président de section au Conseil d’Etat, président ; M. André Wiehn, Inspecteur général de l’administration ; Mme Mireille Jean, Conservateur aux Archives nationales ; M. Werner Gagneron, Inspecteur de l’administration. En ligne.
[3] Voir l’Afrique réelle, novembre 2011

Source: http://www.bernardlugan.blogspot.fr/2012/10/apres-lesclav...

26/10/2012

Romper Stomper de Geoffrey Wright (Australie, 1992)

 Romper Stomper de Geoffrey Wright (Australie, 1992)

romper cover.jpgNous y voilà : le film skinhead par excellence, moins connu qu’American History X mais d’autant plus vénéré, bien qu’aujourd’hui, on en entende un peu moins parler qu’il y a une dizaine d’années. Romper Stomper est une série B australienne tournée en 1992 étrangement devenue culte...

Qu’est-ce que ce fameux film ? Et bien l’histoire d’une bande de skinheads australiens qui finit (forcément) mal. Dans les quartiers miteux de Melbourne, on suit les tribulations d’Hando et de sa bande, skinheads très violents, qui affrontent les immigrés asiatiques s’installant dans leur quartier. Dès la première scène, nos crânes rasés s’en prennent à de jeunes vietnamiens de façon bien peu convenable : supérieurs en nombre, ils les provoquent et les tabassent pour finalement les laisser sur le carreau. Le conflit va vite dégénérer et la descente aux enfers d’Hando et de ses sbires commence à l’issue de l’attaque d’un bar convoité par des Asiatiques. Ceux-ci vont se défendre et infliger une terrible déconvenue aux skins qui y laisseront des morts et deviendront des traqués, à la fois par les immigrés mais aussi par la police, ce qui ne va pas les calmer, loin de là…

Vous l’aurez compris, le propos du film n’est pas apologétique pour les adeptes des cheveux ras. Il a cependant le mérite de mentionner deux problèmes très épineux : l’immigration sauvage qui transforme en un temps record des quartiers blancs en quartiers étrangers et la dénonciation, par Hando, lors de l’une des seules phrases intelligentes du film, de cette immigration voulue par le patronat pour obtenir de la main d’œuvre à bon marché. Immigration : arme du capital !

Dans les quartiers répugnants où ils évoluent, nos skins côtoient toute une foule de marginaux qu’ils utilisent ou terrorisent : immondes filles faciles, drogués et autres paumés. On se retrouve plongé dans la laideur des périphéries urbaines où tout espoir semble disparu… sauf pour les immigrés.

Romper-drink.JPG

Sinon, qu’avons-nous à y trouver ? Rien. Strictement rien. Une bande d’asociaux alcooliques n’ayant rien à envier à nos racailles : ils se comportent constamment comme des abrutis, saccagent, cambriolent, frappent et vivent comme des punks à chien dans un garage qui sert de lieu de rassemblement aux skins locaux et de passage. Bref, la misère humaine. Seul Hando, le chef de la bande (du gang ?), joué par Russell Crowe, qui se pare de quelques connaissances historiques sur le IIIème Reich, semble un peu plus intelligent mais est, évidemment, le plus pervers de la bande. Pas de surprise, on reste dans les habitudes de ce genre de cinéma, pur produit du système.

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Ce qui est le plus étonnant est l’influence que ce film, somme toute médiocre, a eu sur bien des individus. Influence n’est pas peu dire d’ailleurs. Comment s’identifier à ce minable concentré des clichés les plus poussés et les plus stupides ? L’excuse du rejet de la société ne tient évidemment pas, rejeter ne signifie pas se comporter comme un dégénéré. L’image de gros méchants qu’ont les skins du film peut être séduisante à un certain niveau. Mais il me semble qu’il vaut mieux chercher ses modèles ailleurs… l’Europe n’en manque pas.

Rüdiger

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.