Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/09/2012

La révolution, la fausse révolution, la réaction

La révolution, la fausse révolution, la réaction

manif 76 b.jpg

Quiconque aura traîné ses guêtres à l’université pour tenter d’obtenir péniblement un sésame même plus nécessaire à l’obtention d’un emploi aura croisé, ou subit, ça et là, les parangons de la révolution. Extrêmement efficaces lorsqu’il s’agit de bloquer une université de 20000 étudiants, maîtres dans l’art de l’intimidation, ces tristes sires déploient, à l’instar malheureusement de nombreux « nationalistes », des discours caricaturaux depuis les années 60, période qui a vu leurs aïeux investir massivement le monde de la culture et de la pensée, jadis beaucoup plus propices aux nationalistes.

revolu11.jpgPourtant, notre esprit de contradiction nous aura obligé, de temps à autre, à nous imprégner de leurs discours. En ces quelques années nous avons pu entendre un certain nombre de condamnations fermes des prétendus maux de la société « capitaliste ». Les discriminations envers les immigrés ou les femmes, le sort indigne réservé aux sans-papiers, la lepénisation de la droite, l’abandon des quartiers populaires. Bien sur, le fascisme est partout, chez un professeur qui note, chez un étudiant qui s‘oppose à un blocage et même chez la droite affairiste, montrant ici le haut niveau conceptuel de cette élite éclairée. A cela quelques étudiants répondent « gauchistes hors de nos facs », « on veut travailler en paix », « fascistes rouges », « union des droites ». Sacré programme.

Quelques discussions suffisent à se sentir presque aussi éloigné de la réaction que de la fausse révolution. Passons notre chemin.

Réfugions nous plutôt à la bibliothèque. Quelques lectures nourries sur la pensée socialiste et la critique du capitalisme ont mis en lumière, malheureusement un peu tardivement, que de tous ces militants politiques, aucun ne parlait de l’usure. Cette manifestation du mal absolu n’attire l’attention de personne. Les militants « anti-capitalistes » nous pondent leurs théories sur « les patrons », « les bas salaires », « les inégalités  sociales » sur des paradigmes de répartition économique, en ne voyant jamais que celui qui a le pouvoir dans le capitalisme, ce n’est pas –seulement- le patron, ce sont les banquiers qui « prêtent de l’argent » pour permettre l’innovation ou l’investissement. Cet argent « fictif » qui « fait des petits » permet aux banques et aux grands financiers de s’enrichir et aux actionnaires des prendre le contrôle des entreprises. La banque et la finance internationale deviennent alors une puissance politique capable de diriger le monde. Quand on voit Blythe Masters, l’image d’Epinal du patron ventripotent avec son cigare en prend un sacré coup.

Voila qu’en dix ans de proximité plus ou moins forte avec les « nationalistes » et d’écoute attentive de la logorrhée gauchiste, nous n’avions jamais entendu quiconque parler d’usure. Aux discours sur « les patrons » qui captent les richesses on opposait des discours sur « les étrangers », à ceux qui glosaient sur les « quartiers populaires » on répondait « islamisation », eux combattaient le retour de la bête immonde, les autres l’hydre communiste. Nous étions peu à proposer, dans une certaine tradition politique, un discours sur l’immigration comme armée de réserve de capital, ou à noter l’intégration des enfants d’immigrés au cauchemar américain de la grosse bagnole et de la fille facile. Mais nous n’avions pas compris le rôle de l’usure.

pound.jpgC’est alors que surgit dans nos vies Ezra Pound. Auteur qui donne son nom à Casapound. Ayant fait un choix politique courageux et avant-gardiste, Pound a dénoncé l’usure. Justement définie dans les dictionnaires, comme ce qui érode, l’usure érode les hommes, les travailleurs, les nations, les cultures. L’usure, c’est du vol invisible, qui ne remplit pas une ligne dans les faits divers. Tant que l’usure existe, il est impossible de rétablir des nations fortes et un peuple souverain. Pas de création avec l’usure et la culture du profit.

L'usure est une question essentielle à laquelle nos anciens se sont attaqués. Aristote, Thomas d'Aquin, Luther, Dante, pour ne citer que quelques exemples. Pour réduire un homme en esclavage, rien de mieux que l'usure. Déjà dans l'Antiquité, lorsqu'un homme ne réglait pas ses dettes, on pouvait réduire sa famille en esclavage. N'est-ce pas ce qui se passe aujourd'hui avec nos nations? L'usure nous réduit chaque jour un peu plus en esclavage, rend nos nations dépendantes des banques, des organisations internationales et de nombreuses familles se retrouvent exsangues.

Oui, il faut combattre l’usure ! Nous devons dire non au système bancaire oppressif et à la finance internationale. Nous devons tracer une ligne franche entre les authentiques résistants, ceux qui combattent les différents avatars de l’oligarchie mondialiste et ceux qui n’en perçoivent que quelques facettes.

Sans oublier d’autres sujets essentiels, nous devons nous affirmer comme ceux qui disent non à l’usure et à la spoliation des peuples enracinés par une classe possédante apatride !

Le Cercle Non Conforme

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

Commentaires

Très bien, camarades

Écrit par : Grognon | 19/09/2012

Direction révolution!

Écrit par : Gardien du phare | 20/09/2012

Beaucoup de bon sens, triste qu'il faille le répéter encore et encore.

Écrit par : Ulysse Girard | 31/12/2012

En effet, camarade!

Surtout du bon sens. Le bon sens est la science du peuple, non?

Nous continuerons à diffuser la bonne parole sur ce point comme sur d'autres!

Écrit par : Gardien du phare | 31/12/2012

Les commentaires sont fermés.