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25/08/2012

Nouvel essort militant.

Nouvel essort militant.

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1) Introduction théorique [Notre situation]

Pour que des propositions et projets positifs et constructifs puissent être énoncés, il ne faut pas commettre d’erreur sur le diagnostic qui les précède et les fonde.

Ainsi il nous semble primordial de baser notre réflexion sur les deux constats fondamentaux suivants :

La France et l’Europe dans son ensemble traversent une crise civilisationnelle et humaine bien plus que politique. C’est donc bien la « nature » de l’homme européen et son rapport au monde spécifique qui sont à reconstruire et non de simples aménagements ou replâtrages qui seraient à apporter aux infrastructures politiques et sociales.

Actuellement, les milieux de la « droite radicale » n’ont qu’une influence résiduelle voire inexistante sur les choix politiques et géostratégiques de leurs nations respectives. Nous devons donc réapprendre la modestie, l’humilité et nous attaquer à des projets et des réalisations concrètes, hic et nunc, et non plus nous épuiser dans des querelles théoriques sur des grandes questions historiques, diplomatiques ou géopolitiques sur lesquelles nous n’avons pas la moindre emprise. (Nos intellectuels, s’ils existent, doivent évidemment continuer à penser et théoriser ces questions mais ces réflexions ne doivent ni être incapacitantes ni sources de divisions et de conflits internes). La priorité absolue doit être l’action sur le réel, travail qui, du fait de l’actuelle modestie de nos moyens, est essentiellement une oeuvre de proximité. Dans cette optique, le plus grand nombre possible de domaines doit être investi (associations sportives, culturelles, syndicats, médias, groupes de consommateurs, cinéma…etc.).
 
Ces observations liminaires nous conduisent à penser que les divers groupements nationalistes doivent mettre temporairement entre parenthèses les considérations liées aux différents aspects de la « politique de puissance » à laquelle ils peuvent légitimement aspirer pour leurs pays et pour l’Europe mais qui est aujourd’hui utopique tant la base existentielle européenne (« le matériel humain ») est abaissée, décadente, américanisée et épuisée. C’est donc sur la reconstruction totale de l’éducation et de la formation d’hommes porteurs de l’identité et du génie européen que doivent se concentrer tous les efforts des militants politiques radicaux. Ce renouveau passe par une rupture drastique avec le productivisme et le consumérisme et par un retour à la simplicité voir à la frugalité dans le cadre d’une « décroissance encadrée ». Il faut décoloniser l’imaginaire européen de l’obsession matérialiste et faire reprendre conscience à nos peuples, par le retour à une vie plus simple, plus rude, plus naturelle, des véritables hiérarchies et des réelles priorités (spiritualité, famille, communauté, art). La place du travail devra également être repensée dans une optique d’utilité à la communauté, de compatibilité avec une réelle vie familiale et de respect de la nature.

Cet objectif implique une rupture claire et définitive avec les milieux libéraux et réactionnaires « thatchéro-reaganiens ». L’utilisation même du terme de « droite » pour qualifier nos « mouvances » apparaît comme problématique. Une dénomination plus satisfaisante est à proposer.(identitaires sociaux ? socialistes patriotes ? solidaristes ?)

2) En pratique

a) Renforcer nos communautés

La rupture individuelle avec le système consuméro-mercantile dominant est une démarche extrêmement ardue. Pour la rendre possible, il faut que celui qui, lassé par ce système ou révolté contre lui, pour une raison ou une autre, trouve dans nos rangs une alternative « réelle », concrète et effective et non simplement réduite au seul « discours ». En clair, l’individu en quête de rupture ne doit pas retrouver chez nous les mêmes usages et comportements que ceux qu’il vient de quitter, simplement agrémentés de panoplies formelles, de références historiques plus ou moins glorieuses et de grandes et pompeuses déclarations d’intention. Cette cohérence passe par l’imposition de règles simples et basiques mais indispensables, de type bannissement du langage vulgaire ou ordurier, lutte contre la promiscuité sexuelle, devoir d’hospitalité, de générosité, respect des hiérarchies et des chefs, punition des manquements aux règles collectives…etc.

- Nous devons recruter par le témoignage de nos existences et non par de l'enflure rhétorique. Il faut d'abord incarner nos principes.

- Nos cibles ne sont pas seulement les « hooligans », les militants politisés ou les individus issus d’une « tradition » familiale proche de nos idées, mais tous ceux qui prennent une distance, si minime soit elle, vis à vis du monde dans lequel ils pataugent. Dans ce cadre, les chrétiens, censés « être dans le monde sans être du monde » sont notamment une source de recrutement.

- Par là, nous devons, au sein de structures encadrées et hiérarchisées, recréer les solidarités quotidiennes concrètes qui ont totalement été éradiquées par l’individualisme marchand.

Parallèlement il convient de multiplier les campagnes et actions dénonçant l’usure, l’affairisme, la corruption, le harcèlement publicitaire, l’abrutissement technologique, l’uniformisation mercantile…etc, en soulignant constamment les spécificités (enracinement, ordre, méritocratie, ethno-différentialisme, spiritualité...) qui nous distinguent, dans cette lutte, des utopies gauchistes.

- Abandonnant les vieux mythes de « l’entrisme » et du « noyautage », systématiquement voués à l’échec et à la récupération, il faut tout au contraire encourager et faciliter toutes les « sorties » du système et du modèle de vie dominant, notamment par le développement d’une véritable économie militante parallèle, à visée d’autonomie. Ainsi il convient d’encourager toutes les ruptures avec l’esclavage salarial au profit d’investissements dans la création de commerces indépendants, l’engagement dans l’artisanat, la paysannerie vivrière, la micro-entreprise familiale ou communautaire… Pour atteindre ce but d’une autonomie maximale, on peut imaginer que les militants plus fortunés, lorsqu’ils existent, accordent des prêts sans intérêt aux camarades démarrant une activité (boutique, librairie, restaurant, bar, production agricole ou artisanale…) en échange de la signature d’un « cahier des charges » politique et éthique.

- La critique de la société de consommation, de la tv, de l'embourgeoisement, de l'apathie, des industries culturelles... peut se faire sous une forme que l’on pourrait qualifier de « dada » (mouvement artistico-culturel que l’on peut rapprocher, par certains aspects, du futurisme). Par exemple, filmer de petites actions percutantes (type autodafés de téléviseurs) peut avoir beaucoup d'écho sur internet. Ces groupes « dada » ne seraient pas explicitement politiques.
 
Pour développer ces actions, il est nécessaire de s’appuyer sur des « camps de base » autonomes et indépendants (Casapound en est bien évidemment un bon exemple), lieux de vie communautaire, de formation, résidences pour les uns, structures d’accueil ou de passage pour d’autres, permettant de proposer une alternative réelle à la solitude et l’isolement urbains et aux loisirs débilitants qu’ils entraînent.

Doivent également être lancées ou développées des initiatives de « retour à la terre », réinstallation en zones rurales dans des fermes aux capacités autarciques qui tout en restant bien évidemment au contact du monde (internet, organisations d’événements militants ou festifs, échanges avec d’autres structures…) sont des lieux de repli et de réappropriation d’un rythme de vie différent permettant de redécouvrir les fondements de l’activité humaine.

Il nous apparaît donc qu’un possible renouveau militant passe par une phase de communautarisme, à vocation autarcique et « traditionaliste » qui n’est évidemment pas un objectif final mais une phase transitoire indispensable pour créer les bases saines et solides d’une possible reconquête.

b) Réinvestir l’art

La nature ayant horreur du vide, si l’on veut débarrasser l’esprit européen de ses obsessions matérialistes, consuméristes et de l’égoïsme qui en découle il faut lui proposer une « matière » de substitution. (Personne ne se passe de « divertissement » mais on peut éduquer pour avoir des « divertissements » qui nous élèvent.)

L’art doit, en partie, jouer ce rôle.

Le non-art appelé « art contemporain », bouillie de glaviots bourgeois mêlant laideur et intellectualisme taré, s’est totalement coupé du peuple. Il ne joue absolument plus son rôle d’interprétation du monde et de transmission d’émotions et de valeurs.

C’est pourquoi les militants identitaires doivent investir avec force et conviction ce domaine si précieux afin de tenter de produire un art à la fois qualitativement exigeant et accessible, sinon aux masses, du moins à des couches de population plus diverses et larges que quelques petite cénacles de snobinards consanguins qui gère le monde artistique comme un « bizness » quelconque, la prétention en plus.

Par nos oeuvres, nous devons redonner à nos peuples l’amour du Vrai et du Beau, la fierté de notre héritage historique et culturel, le goût de l’acte désintéressé, de l’excellence…

Dans ce but, l’un des expressions artistiques à développer est, à mon avis, celle des « murs peints », sur le modèle de ce qui est réalisé en Irlande ou au Mexique notamment, art de rue, monumental et populaire, qui permet d’offrir à la vue quotidienne des compositions picturales à la gloire de nos héros, de nos Saints et de nos martyrs (de nombreux autres thèmes peuvent bien évidemment être abordés.).

La publication de romans porteurs, en filigrane, de nos idéaux et de nos aspirations est également un axe important à explorer.

En revanche, il faut bien entendu se garder, dans ces diverses œuvres, de se montrer trop lourdement didactique et « militant » dans le sens étroit du terme. Nous ne devons pas « asséner des slogans » mais diffuser des principes et une vision du monde.

3)Autres pistes

Parallèlement au travail sur nos communautés, travail urgent et immédiat que nous avons dés aujourd’hui les moyens d’entamer ou d’approfondir, l’élaboration d’un programme économique et social « vitrine », à l’attention de « l’extérieur » et présentant une rupture très nette avec le système actuel peut également avoir un intérêt non négligeable en dessinant ce que pourrait être le « second temps » de notre action militante, une fois nos communautés solidement enracinées, formées et multipliées.

- Quelques pistes programmatiques sur l’économie et le social

Il semble indispensable, dans un premier temps, de redonner à nos sociétés post-modernes le sens de la « limite », de la « mesure » et la « décence ». Pour cela, il est nécessaire d’encadrer drastiquement les dérives du capitalisme financier et de lutter contre les invraisemblables et exponentielles inégalités qu’il produit. Pour atteindre cet objectif plusieurs voies peuvent être suivies :

Instauration d’un revenu maximum (que l’on pourrait fixer à 5 ou 6 fois le salaire minimum afin que l’échelle de possible progression salariale reste motivante pour les individus, les entrepreneurs, les innovateurs…). L’argent ainsi dégagé par cette mesure sera géré par la communauté et attribué à des projets collectifs. Cette innovation devra être accompagnée par un strict contrôle de l’utilisation des fonds (éventuellement un contrôle populaire sous forme de commissions composées de membres des différentes corporations et catégories socio-professionnelles) et des peines exemplaires devront être prises pour sanctionner les éventuelles dérives ou impérities dans l’utilisation de ces fonds.

Par ailleurs aucune aide sociale ne sera attribuée sans contrepartie de la part du bénéficiaire (obligation d’apprentissage et de formation, travail pour la collectivité, bénévolat associatif…etc). La fraude quant à elle devra être combattue avec la plus extrême rigueur et les sanctions devront être suffisamment lourdes pour être (très) fortement dissuasives.

Les lois sociales s’appliqueront exclusivement aux nationaux et aux personnes en situation régulière vis-à-vis des lois locales. Toute personne en situation illégale ou clandestine en sera intégralement et absolument exclue.
Généralisation de la propriété familiale par des mécanismes d’accession à la propriété et de prêts à taux zéro.

Création d’un véritable salaire parental permettant à un des parents de rester au foyer pour se consacrer à l’éducation de ses enfants. Parallèlement, à l’inverse des tendances actuelles, il convient d’alourdir, de rigidifier et de complexifier les procédures de divorce afin de lutter contre l’instabilité familiale et la multiplication des couples et des familles perçus comme des contrats à durée déterminée que l’on déchire à son gré.

Retour à un protectionnisme économique européen (préférence communautaire) et soumission du droit accès au marché européen au respect d’un cahier des charges social (interdiction des délocalisations, encadrement des procédures de licenciements, hausse des salaires indexées sur la hausse des revenus du capital…etc).

Zentropa

Source: http://hainautnc.hautetfort.com/nouvel-essort-militant.html

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