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15/08/2012

Une sortie au Centre Commercial…

  Une sortie au Centre Commercial…

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Ca faisait bien longtemps que je n’avais pas mis les pieds dans l’immense centre commercial se trouvant près de chez moi. Une sortie au temple de la consommation et de la publicité s’apparentant pour moi à une sorte de supplice. Certes, mais quel intérêt sociologique !

Comme toujours, il est bourré de monde. On n’y va pas par besoin mais par réflexe, pour se détendre, pour flâner ou faire passer ce temps dont on ne sait plus que faire… Beaucoup de gens « normaux » ou de "prolos" qui, malgré la crise, viennent dépenser l’argent que, pour la plupart, ils n’ont pas en saloperies vues à la télévision ou autres babioles inutiles. Le stand de friandises par exemple n’attire pas que des familles qui veulent faire un petit plaisir aux enfants en achetant quelques bonbons, non, il y a une queue monstre et très hétérogène pour obtenir d’énormes sachets remplis de chimie multicolore. Et quand on entend les sommes folles qui sont dépensées là-dedans, il y a de quoi sauter au plafond. Après un bon déjeuner au Quick, ça doit aider à la digestion.

Consommation stupide… Je me rends dans quelques magasins de vêtements et je m’étonne beaucoup du prix demandé pour certains articles lorsque l’on sait que ce sont les fruits d’une production énorme, en série, complètement délocalisée en général, et que l’on constate que la plupart des articles sont loin de flairer la qualité malgré le prix demandé…  C’est le système de production voulu par le mondialisme : des biens fabriqués par des esclaves pour être vendus à des chômeurs. La question mérite ainsi d’être posée : est-il encore possible de nos jours de s’habiller avec des vêtements d’origine 100% française (voire européenne) sans devoir jeûner ensuite une semaine ?

Partout, autour de moi, la publicité. Omniprésente. Elle donne le modèle à suivre à toutes ces bandes de gamines de 12 ans déjà maquillées et habillées selon l’image qu’elles se font des adultes qui sillonnent, radieuses, les allées du temple de la consommation. Leur enfance est vite passée, c’est fini les rêves de « gamines » ou les animaux. Il y a mieux : se faire des mecs et être à la mode. Il n’y a pas qu’elles.  Les gens  « lèchent les vitrines » où se trouvent, pour beaucoup, les seuls rêves qu’ils ont encore dans la tête. Posséder, consommer, posséder, consommer. Briller à ses propres yeux ou à ceux des autres car on possède le dernier iphone… Les zombies du  « Dawn of the Dead » de Romero en somme. Le triomphe de la société marchande : une foule zombifiée de consommateurs dont les seuls réflexes se résument à vouloir tout ce qui sort et à regarder les prix. Et cette musique de fond…  Elle symbolise ce monde marchand elle aussi : vide de sens, elle n’est faite que pour être consommée sur le moment. Dans 3 mois, on en entendra plus parler mais, au moins, on l’aura faite acheter par les consommateurs-nés (on l’aura utilisée en outre pour promouvoir d’autres obsessions symptomatiques du monde moderne : le métissage, la promotion de tout ce qui nous est étranger, « s’éclater » par tous les moyens…).

Je me retrouve partout (je dis bien partout) en présence d’une majorité d’allogènes de tout âge et de tout style, des marmots braillards aux bandes de racailles qui attendent des heures durant aux points stratégiques l’éventuelle victime d’un mauvais coup. On voit aussi, comme dans les clips de rap, quelques spécimens en compagnie de petites bourgeoises collées à eux. Le métissage, c’est un vice de bourgeois comme disait le célèbre autocollant… Le reste réagit comme le système le désire : ils consomment et suivent la publicité comme les autres. Non, ils ne veulent pas d’un monde différent. Leur culture d’origine est arasée au fur et à mesure mais ils ne souhaitent que consommer, eux aussi.

Ce plongeon dans le réel suffit à contrer l’argument fallacieux selon lequel l’immigré est un rempart face au système libéral. Tant sur le plan des valeurs que des modes de vie. Hormis une petite poignée, ils ne rêvent que de téléphones, de fringues de marque et de grosses bagnoles. Ils sont donc utiles et utilisés à ce niveau-là également : en plus de leur impact démographique négatif et de tout ce qu’ils contribuent à changer, ils s’intègrent à la société marchande avec le sourire et ne pensent certainement pas à la faire tomber. On comprend donc aisément que l’immigration soit un investissement gagnant pour le système mortifère qui mène nos pays… Et ils ne sont pas que visiteurs ces allogènes. Non. Ils sont aussi la plupart des vendeurs dans les magasins, vous savez, ces vendeurs « trop cool » qui sont à la caisse de toutes ces chaines de magasins de sport ou de téléphonie voire d’enseignes plus chics qui désirent faire branché. Discrimination positive ?

Ces  centres commerciaux sont les nouvelles églises de notre société, entièrement conçus pour mystifier la masse à partir de ses bas instincts. Ah oui, c’est moins dur à suivre qu’une vraie religion, j’en conviens, mais on y trouve aussi une imagerie (la publicité), un dieu (l’argent), des fêtes (les soldes), une musique (pour adoucir les mœurs à ce qu’on dit)...  C’est le monde rêvé par le système : bien réglé, cosmopolite, vide de sens et en plus destructeur à court ou moyen terme de toute vraie valeur ou société digne de ce nom. Le centre commercial nous donne ainsi une bonne image de la société voulue par l’oligarchie. Sortant de là, il est dur de se dire que l’on arrivera à faire quelque chose pour les croyants de la nouvelle religion. Pourtant, tous ne sont pas heureux d’être là. Il suffit de les regarder. Une certaine partie le fait car le système lui a inculqué pernicieusement ces réflexes et parce que la vie ne semble, pour eux, n’être faite pour rien d’autre dans ce monde. Celui-ci ne propose rien, aucune alternative visible, aucune mystique, aucun moyen de tendre vers une vision noble ou supérieure de la vie. Ils semblent parfois attendre quelque chose… mais quoi ?

Rüdiger.

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