Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/09/2016

2030: Les immigrés et les cas sociaux majoritaires en France?

Impossible de savoir de quoi l'avenir sera fait. Il y a trop de facteurs en jeu, trop d'imprévus, trop d'incertitudes. Cependant, on peut esquisser un assez probable tableau de ce que deviendra notre pays dans un futur plus proche qu'on ne le pense. Et un pays est avant toute chose la somme des populations qui y vivent. Partant de là, on se dit que le cauchemar ne fait que commencer... La situation actuelle nous apprend trois choses fondamentales :

1 – Le pourrissement et la décrépitude de la France sont solidement ancrés et rongent les forces vives de notre pays à une vitesse inquiétante. La France change et les « Français » aussi. Entre le grand remplacement et la dégénérescence inexorable d'une partie de la population « de souche », on se dit que la célèbre formule de Robert Dun prend tout son sens : « Il est plus tard que vous ne pensez ».

2 – En 40 ans, notre pays a complètement changé. Quatre décennies ! Ce n'est rien à l'échelle de la vie d'un peuple. A ce rythme-là, on se dit que 20 ou 30 ans de plus suffiraient à anéantir tout ce que la France a été....

3 - L'oligarchie est la principale responsable du marasme total dans lequel se débat la France depuis si longtemps. Si tout ce que nous connaissons n'est pas le fruit d'une conspiration, on peut toutefois vérifier chaque jour à quel point l'état de notre pays est dû à la nullité et à l'incompétence des pseudo-élites qui nous gouvernent mais surtout à l'idéologie qui les porte: mélange de marxisme culturel et de soumission à l'étranger. Un pays mal dirigé et trahi depuis des décennies a toujours peu de chances de briller... C'est une évidence historique. Notons cependant que lorsque le peuple ne fait rien pour se préserver et accepte quasiment tout sans broncher, la situation est encore pire. C'est l'histoire récente de la France. Elle aura des conséquences abyssales sur l'avenir. Si avenir il y a.

On le sait: la démographie, les déplacements de personnes à grande échelle et la surpopulation seront les enjeux du XXIème siècle dans le monde entier. Nous allons donc tenter d'aller à l'essentiel: à quoi ressemblera la population française ne serait-ce que dans 20 ans ? Les quelques éléments ci-dessous n'ont aucunement la prétention de faire le tour de la question mais simplement d'apporter quelques éléments de réflexion.

stupid.jpg

I. Déclin du talent et fuite des cerveaux

Le premier facteur de réponse se trouve dans une évidence rarement formulée : le déclin du talent (je reprends ici à dessein le titre du livre de H.F. Günther). Toute notre société en témoigne. La France devient peu à peu un pays de sous-doués qui ne pourra éternellement vivre sur ses acquis anciens. La baisse du QI moyen français en 20 ans (4 points en moins pour une moyenne de 98 désormais) a certes de multiples causes mais ne viendra pas démentir mon propos.

L'école (qui n'est que le miroir de la société voulue par le Système) est en crise, elle produit des générations d'analphabètes et de crétins... Oui, ceux qui seront la France de demain... L'abrutissement n'a jamais été si profond chez une population qui n'aspire bien souvent qu'à consommer et à se laisser porter par les vagues du Système. C'est l'inculture satisfaite qui domine aujourd'hui. Nous en avons déjà parlé. Les Français n'ont le goût de rien, ni de penser, ni de créer, ni de travailler. Ils sont trop fatigués. Ils transmettent tout cela à leurs enfants...

En parallèle, les cerveaux quittent la France. Adieux diplômés et chercheurs remplacés par migrants et chômeurs exotiques! Tous ces cerveaux ne reviendront jamais. Ils constituent une perte irréparable, d'autant que leur nombre ne fait qu'augmenter. “Le flux net sortant annuel des personnes nées en France a doublé entre 2006 et 2011 pour s’établir à près de 120 000 personnes en 2011” lit-on dans le Figaro. Si l'on s'en tient à ces chiffres, ce sont donc plus d'un million d'individus parmi les plus qualifiés que l'on perdra en 10 ans. Qui restera-t-il à votre avis ?

white-trash.jpg

II. L'explosion de l'assistanat

Face à une conjoncture économique désastreuse nourrie des conséquences de la mondialisation et de la nullité des pouvoirs publics dans le domaine de l'emploi, la France compte 10% de chômeurs soit 6,5 millions de personnes (toutes catégories confondues).

Parmi ceux-ci, ne nous voilons pas la face, existe un nombre conséquent de gens qui ne font rien, ne cherchent pas de travail et vivent aux crochets de la collectivité. Prenons d'abord les chiffres officiels de la CAF : fin 2015, plus de 2,5 millions de foyers français sont allocataires du RSA ! 2,5 millions de foyers, c'est au moins 7 à 8 millions de personnes, non ?

L'assistanat est devenu un problème majeur pour la France. Nous en avions déjà parlé dans notre article Métier ? Assisté. Les profiteurs professionnels sont de plus en plus nombreux et pondent des tas d'enfants qui seront eux aussi voués à suivre les traces de leurs géniteurs: ne rien faire et profiter du Système ! Ce phénomène est inquiétant de par son ampleur mais surtout de par son caractère profond: ces populations d'oisifs et de cas sociaux dégénèrent de génération en génération! L'oisiveté est la mère de tous les vices dit l'adage... C'est ce que nous avons appelé la « cas-socialisation de la France ». Une triste réalité qui pose déjà d'épineux problèmes car l'aide à outrance constitue un appel d'air pour l'immigration et fait dégénérer des millions de Français.

Le Système continuera sa politique d'assistanat malgré tous les problèmes posés par celle-ci (problèmes financiers notamment, voyez comme les départements sont asphyxiés par le paiement de ces aides). C'est une évidence : les bénéficiaires du RSA et du reste seront de plus en plus nombreux. Plusieurs raisons à cela :

-Le chômage endémique et tout ce qui découle des décennies de libéralisme qui ont mis la France à genoux.

-La facilité de vivre sans rien faire grâce à des aides mirobolantes. Y'a bon la sécu! comme dirait le Docteur Merlin! Français ou étrangers, venez tous vous abreuver à la source du pognon facile. Aucune contrepartie n'est demandée !

-La volonté de l'Etat de garder sous perfusion financière des millions de personnes. Celles-ci sont, de fait, ses obligés. Les masses oisives sont tenues en laisse en quelque sorte. Si elles ne percevaient rien, elles seraient à même de déclencher d'importants troubles sociaux. RSA = un des ingrédients de la paix sociale.

Le redressement économique et moral de notre pays ne semblant pas prévu pour demain, la France sera dans 20 ans un pays qui crèvera littéralement de ses assistés, tant financièrement que socialement et culturellement. Le pain et les jeux seront plus que nécessaires pour tenir la plèbe exotique et crasseuse! Autant dire que ce n'est pas un atout pour notre avenir...

enfants.jpg

III. La France colorée

Qui fait des tonnes d'enfants aujourd'hui, mis à part les cas sociaux? Les immigrés extra-européens. Ces derniers, on le sait, sont majoritairement des assistés professionnels. Il suffit de constater à quel point les départements les plus touchés par l'immigration sont souvent ceux où les aides sociales sont les plus développées (Seine-Saint-Denis, Nord...).

Aujourd'hui, les chiffres des naissances non-blanches font froid dans le dos. On les connaît grâce au dépistage de la drépanocytose qui est une maladie génétique ne touchant quasiment que les populations africaines ou antillaises. La France interdisant les statistiques ethniques, c'est le seul moyen pour nous de savoir quelle est l'ampleur du grand remplacement. Les chiffres ci-dessous sont édifiants (source)! En 2015, près de 40% des enfants nés en France n'étaient pas d'origine européenne! Des régions comme la PACA (52%!) ou l'Ile-de-France (73%!) semblent condamnées à court terme à devenir des enclaves africaines où les Blancs seront en grande minorité. Le reste du pays suit la même trajectoire... L'africanisation de la France, prévue dans les années 1930 déjà par un Céline, est devenue réalité. Imaginez dans 20 ans...

Graphique-drepanocytose_hd_chiffres_2015-1.jpg

Le fait est que même si les frontières étaient fermées aujourd'hui, nous serions tout de même condamnés à l'africanisation. Il y a certes peu de risques qu'elles le soient de sitôt... Les migrations continueront et viendront accélérer la mise en minorité des Blancs. La tour de Babel au lieu de la tour Eiffel! N'oublions pas pour finir que la population « de souche » est vieillissante et qu'elle ne peut faire face, à terme, au flot continu de populations jeunes qui lapinent à tout va. Aujourd'hui déjà, si le taux de natalité français (dont se félicitent politiciens et médias) est supérieur à celui de certains pays voisins, c'est bien grâce à l'apport africain...

IV. Villes et campagnes

La population française étant urbaine à 80%, il est utile de se questionner sur l'avenir de nos villes, là où le changement est toujours le plus rapide. En 40 ans, elles ont tellement évolué... en mal. La fuite de la population blanche de celles-ci ne va faire que croître. Cloaques immondes bourrés de toutes les races sombres et vendues au mondialisme financier et cosmopolite, les métropoles verront leur population se transformer comme jamais. Elles perdront peu à peu leur identité, bafouée par les influences extra-européennes et le phénomène bobo, à l'image de ce qui se profile depuis des années. La gentrification de certains quartiers s'accélérera probablement, menée par tous ceux qui s'accommoderont de la situation grâce à leurs revenus élevés. Pour le reste, ce sera la direction du bidonville... Normal, la France devient un pays digne du tiers-monde.

Les Blancs « normaux » continueront quant à eux leur exode dans ce que le géographe Christophe Guilluy a appelé « la France périphérique ». Les temps seront de plus en plus durs, il va falloir payer et supporter le poids des diverses chances pour la France dont on vient de parler... Le dictature du Système risque en outre de s'intensifier... Campagnes et zones périurbaines profondes deviendront les bases de repli de tous ceux qui voudront se séparer de ce que le Système aura fait de notre pays. C'est là que les Blancs les plus conscients s'organiseront face à une France qui n'en aura plus que le nom et qu'ils pourront retrouver leurs racines et traditions... ainsi qu'un sens à la vie! En attendant de résister activement et non plus passivement à leur disparition programmée? Espérons-le, le temps presse. Il n'a jamais été si tard.

Rüdiger / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

28/09/2016

Les étrangers font la loi en France (surtout s'ils sont saoudiens)

Saud.jpg

Quand ce n'est pas les diplomates présents en France ou leurs proches qui agissent en toute impunité sur notre sol, ce sont ceux qui ont acheté notre pays et s'y comportent en satrapes. La famille royale saoudienne en a l'habitude. L'année dernière encore, elle avait montré à quel point elle se sentait investie de tous les droits lors de l'affaire de la plage privée de Vallauris, sur la Côte d'Azur...

Riche et dépravée, cette famille fait vivre le calvaire à ses serviteurs (ses esclaves). Le prince Majed ben Abdulaziz Al-Saoud n'a-t-il pas récemment défrayé la chronique pour des actes de cruauté envers ses employés féminines? Eh bien, maintenant, c'est en France que ça se passe. Une princesse saoudienne a en effet ordonné à ses sbires de frapper et de tuer un artisan parisien venu dans son appartement du 16e afin d'y réaliser des travaux. « Il faut le tuer, ce chien, il ne mérite pas de vivre » a lancé à son encontre la furie. Ses hommes de main n'y sont pas allés de main morte: le malheureux a été frappé, ligoté puis mis en joue car il refusait de s'agenouiller et de baiser les pieds de la princesse. Son calvaire a duré 4 heures... Son matériel de travail a été confisqué et il n'a pas, bien sûr, été payé (la facture est de 20.000 euros). En outre, les saoudiens ont photocopié ses papiers d'identité et lui ont interdit de revenir dans le 16e arrondissement "à jamais". Ils se considèrent chez eux c'est normal...

Pourquoi l'artisan a-t-il été traité de la sorte? On l'a accusé de prendre des photos afin de les revendre à des journalistes... Il en avait juste besoin pour son travail...

Quoi qu'il en soit, les problèmes posés par les Saoudiens sont connus: "Les mauvais traitements au personnel sont réguliers parmi les riches familles du Golfe, certaines d'entre elles bénéficiant en plus de l'immunité diplomatique."

Oui, on sait. La France sait. Mais elle permet tout. On lit également dans le Point que:

"Les gorilles étrangers sont en effet autorisés à porter une arme par le ministère de l'Intérieur, alors que cela est interdit aux professionnels de la sécurité privée de nationalité française, sauf rares exceptions."

L'Etat français est un paillasson que le monde entier crotte dès qu'il pose les pieds chez nous. Ledit Etat accepte tout, ne dit rien, s'abaisse, s'affale devant le moindre étranger puissant. Surtout exotique. Surtout riche. La réalité est là et si notre pays est raillé sur tous les continents, ce n'est pas pour rien. Il n'inspire que faiblesse et dégoût... Quelle honte pour la France qui ne manquera pas une fois encore de courber l'échine devant ses maîtres du Golfe, ses "bons alliés" comme on les désigne dans les hautes sphères... Qu'il est loin le temps où notre pays était respecté.

Rüdiger / CNC

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

26/09/2016

Chronique de livre : Laurent Obertone "Guerilla"

obertone guerilla.jpg

Laurent Obertone, Guerilla (Ring, 2016)

Obertone connait la France. Ses rouages, ses ressorts secrets. Il sait que tout cela est potentiellement déjà mort, que la structure est branchée sur respirateur artificiel et que « l’incident » qui tranchera les câbles peut survenir à tout instant.

Obertone imagine et montre.

Il imagine le scénario du pire et le pousse à son paroxysme. Ainsi, l’effondrement de la structure France qu’il dépeint se fait en trois jours. Trois jours entre notre situation actuelle et l’univers de Mad Max. Et oui, Laurent Obertone n’y va pas avec le dos de la cuillère!

Certains verront là une forme d’outrance et une dimension « irréaliste ». Mais là n’est pas le fond de l’ouvrage. Ce livre est le récit du « collapse » du système, de sa faillite à tous niveaux. Certes. Mais là n’est pas l’essentiel.

Car Guerilla, plus que l’histoire de l’effondrement, est plutôt le récit de la dépression occidentale, de la xénophilie à outrance, de l’ethnomasochisme total. Guerilla est un constat froid et résolument implacable sur l’état de notre société. Et surtout sur l’état de la psyché de « l’homme blanc » contemporain. De ses manies, de ses tares.

Obertone, par ce texte fort et acéré, prononce une accusation. Une accusation lourde et remuante. Pour formuler son réquisitoire, l’auteur se contente de montrer. Le livre bien qu’œuvre de fiction, et offrant au lecteur des revirements parfois surprenants, parle surtout du réel… Et le constat qu’il en tire est terrifiant.

Dans ce livre vous ne trouverez pas de héros, ou peut-être quelques rares figures attachantes mais résolument désenchantées, lucides. Trop lucides... Les personnages que l’auteur décrit avec une grande acuité sont, pour la plupart, atteints d’une forme de peste intérieure. Cette peste est incurable et nombre des protagonistes que vous rencontrerez à travers les quelques 400 pages du texte en crèveront… Et de manières peu réjouissantes.

Dépressifs s’abstenir… Ce texte vous collera au cerveau pendant plusieurs semaines. Et les lueurs d’espérance n'y sont guère nombreuses.

Guerilla est aussi le récit de l’ultra-violence, du déchaînement absolu. Du ré-ensauvagement brutal des villes et des campagnes de l’Hexagone. De la livraison des cités de France aux barbares. D’ailleurs, l’auteur brille par ses descriptions. Il dévoile la violence totale. Pas de fard ni d’entourloupe. Toutefois, à aucun moment nous ne tombons dans le gore et l’outrance. Cela est un beau tour de force.

Vous trouverez aussi quelques passages truculents, car le chaos absolu que décrit ce livre peut être le prétexte à une forme d’humour. Un humour sombre : le meilleur.

Le récit est aisé à lire. Le style est clair, net. Les paragraphes sont courts et accompagnent les respirations du lecteur. Les amateurs de « punchlines » seront satisfaits.

Guerilla est à mettre dans toutes les mains. Certains se diront mal à l’aise en le lisant. D’autres y verront une prophétie. Parfois on vous hurlera dessus, on vous accusera de faire de la sinistrose et d’être un fasciste primaire. Il s’agit incontestablement de très bonnes raisons de l’acquérir et de le lire. Et surtout de l’offrir sur un ton narquois en affirmant : « Tiens, voici la France qui vient. Tu ne pourras pas dire que tu ne savais pas ».

Jacques Thomas / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

24/09/2016

7 films à voir ou à revoir sur Cuba

Quasi toutes anciennes possessions espagnoles, rien ne prédestinait les Îles Caraïbes à bénéficier d'un tel prestige chez nos contemporains européens. Pas les meilleurs, peut-être, on le concèdera. Plus que la Jamaïque et le reggae, plus que les Bahamas et son tourisme de luxe, plus que les Îles Caïmans et son opacité financière, plus que la République Dominicaine et sa Mecque des couples fraichement mariés et bientôt divorcés, plus que toutes les autres et surtout de Haïti, Cuba est très certainement l'île bénéficiant de la plus grande sympathie. Le communisme exotique de Fidel Castro et d'Ernesto Guevara, passé à la postériorité sous le surnom du Che, y aura largement contribué. Toute l'île garde la mémoire du souvenir révolutionnaire, qu'il semble lointain néanmoins, par des milliers de fresques, il est vrai remarquables, disséminées ça-et-là sur les murs des villes et campagnes. La Havane ou le Belfast latino! Symbole de l'antiaméricanisme aux Amériques, l'île avait avant cela conquis son indépendance contre l'occupant espagnol lorsqu'éclatait la Guerre de dix ans qui démarra en 1868. Indépendance relative. Les Etats-Unis ne manquèrent pas, à leur habitude, d'intervenir dans la lutte pour l'auto-détermination de l'île pour mieux l'occuper de 1898 à 1902, puis de 1905 à 1909. Les Américains définitivement chassés au début du 20ème siècle, l'ingérence américaine ne cessa pourtant guère jusque 1934 et plus tard, plus officieusement, jusque l'arrivée au pouvoir de la guérilla castriste le 1er janvier 1959 qui déchoit le dictateur Fulgencio Batista. Très tôt reconnu diplomatiquement par les Etats-Unis, Castro demeurait l'objet de toutes les convoitises américaines, alliées à plusieurs milliers de cubains anticommunistes qui avaient pris le soin de fuir l'île. La nationalisation des avoirs étrangers est le prétexte du misérable débarquement de la Baie des Cochons du 17 au 19 avril 1961. Si l'embargo est décrété par les Etats-Unis, la première puissance mondiale renonce à toute intervention militaire quand bien même elle craint l'alignement progressif de Cuba sur le bloc soviétique. Cuba aurait d'ailleurs pu devenir un nouveau Sarajevo lorsque le dépêchement par la Russie sur l'île de trente-six missiles nucléaires, l'année suivante, faillit plonger le globe dans la Troisième Guerre mondiale. Progressivement, les relations entre Cuba et la puissance américaine se normalisent autant que le bloc de l'Est vacille et que la santé de Castro décline. Cuba, c'est aussi une série de clichés qui courent du cigare au rhum en passant par le mambo et le cha-cha-cha ou les automobiles américaines hors d'âge qui défilent dans La Havane. Bien évidemment, le cinéma cubain ou sur Cuba privilégia les bouleversements sociaux qui ne manquèrent pas de radicalement transformer la société lorsqu'elle entreprit sa mutation d'une société traditionaliste sud-américaine pour s'adapter au dogme marxiste. Mais il n'est pas aisé de s'extirper de son identité latine, quand bien même l'on souhaite contribuer à l'émergence de l'Homme nouveau. Mal connu en France, le cinéma cubain mérite pourtant que l'on s'y attarde à bien des égards. Et l'on y découvre une société attachante un peu en-dehors du temps...

 

phot adieu cuba.jpg

ADIEU CUBA

Titre original : The Lost city

Film américain d'Andy Garcia (2005)

1958 à Cuba. L'île vit sous le régime autoritaire et militaire de Batista. La contestation gronde dans les champs de canne à sucre et dans la jungle de la chaîne de montagnes orientale. Emmenées par le duo Castro et le Che, les guérilleros du Mouvement du 26 juillet se préparent à une irrésistible avancée sur la capitale havanaise. C'est justement à La Havane que Fico Fellove dirige El Tropico, le plus élégant cabaret de la ville. Soucieux de n'être impliqué dans aucun tumulte tandis que ses frères et amis se déchirent, Fellove n'entend que mener le combat de l'amour pour conquérir le cœur d'une femme. Mais en des temps aussi troublés, il n'est pas aisé d'observer la plus stricte neutralité. El Tropico va devenir, malgré son propriétaire, un lieu de toutes les passions révolutionnaires...

Acteur passé derrière la caméra pour la première fois avec cette réalisation, Garcia prend le risque de se lancer dans le projet ambitieux de la reconstitution d'une grande fresque familiale s'étendant de la fin de la dictature militaire à l'exercice du pouvoir par les rebelles communistes. Né à La Havane en 1956, Garcia ne connut son île que les cinq années qui précédèrent l'exil de toute sa famille en Floride. Pari risqué donc que son enfance meurtrie prenne le pas. Adieu Cuba sonne comme une thérapie et le cinéaste ne laisse le soin à personne d'interpréter le rôle principal. L'écriture du scénario par l'écrivain anticastriste Guillermo Cabrera Infante ne fait pas mystère d'un certain anticommunisme coloré de belles nuances dans un film dénonçant les légitimes aspirations progressistes du peuple vite trahies par la nature tyrannique du régime soutenu par Moscou. L'œuvre présente une tendre et nostalgique évocation d'un Cuba disparu auquel Garcia demeure plus fidèle qu'à Fidel. Malgré une certaine indolence et un trop grand académisme, le cinéaste y met toutes ses tripes et transforme l'essai.

 

photo les aventures de juan.jpg

LES AVENTURES DE JUAN QUIN QUIN

Titre original : Aventuras de Juan Quinquín

Film cubain de Julio Garcia Espinosa (1967)

Juan Quin Quin est un ancien sacristain. Avec Jachero, les deux amis sont inséparables. Sa vie? Il la gagne en exerçant les professions les plus improbables, parmi lesquelles, enfant de chœur, clown, montreur de fauves, démonstrateur de foires, torero ou dans des combats de coq. Dans ce Cuba mené par le régime autoritaire de Batista, les deux originaux ne cessent de se heurter aux autorités policières. Alors décident-ils de rejoindre les forces révolutionnaires castristes. Loin d'être motivés uniquement par une parfaite adhésion aux thèses progressistes de la Révolution, les deux compères sont surtout séduits par l'opportunité de continuer leurs pérégrinations de saltimbanques. Quin Quin est nommé chef d'une bande de guérilleros combattant dans les montagnes. Plus anarchiques qu'anarchistes mais rétifs à toute discipline, les menées révolutionnaires de nos compères ne se révèlent guère couronnées de succès...

S'inspirant du roman Juan Quin Quin en pueblo mocho de Samuel Teijoo, Garcia Espinosa, castriste convaincu, livre un curieux western picaresque qui constitue l'un des fleurons du vieux cinéma cubain. Il est vrai que cette comédie violente offre de belles images de la ruralité cubaine. Par ailleurs, le réalisateur ne manque pas d'imagination en faisant figurer à l'écran des bulles, à la manière de la bande dessinée, dans lesquelles le spectateur lit les pensées des protagonistes. Si ces intentions sont louables, le film paraitra néanmoins confus, irrégulier et maladroit à bien des égards. On rit quand même en maintes occasions.

 

photo chala.jpg

CHALA, UNE ENFANCE CUBAINE

Titre original : Conducta

Film cubain d'Ernesto Daranas (2014)

Chala est un jeune adolescent de douze ans aussi débrouillard qu'espiègle. Elevé par une mère manquant d'amour pour sa progéniture, l'éducation est évidemment assez lâche. Chala est ainsi livré à lui-même dans La Havane de notre époque mais ne manque jamais de prendre soin de sa mère alcoolique et toxicomane. Pour rapporter quelque argent au sein du foyer, l'enfant élève des chiens de combat. Il aurait tôt fait de devenir un voyou sans le soutien que lui témoigne son institutrice sexagénaire Carmela qui veille sur toute sa classe avec la même dévotion que sur ses propres enfants. Chala a également l'âge des premiers émois amoureux. Sa camarade Yeni est l'heureuse élue. Grâce à elles, l'adolescent semble finalement gagner un droit chemin. Mais Carmela est bientôt terrassée par une crise cardiaque. Sans son ange gardien, Chala doit faire face seul aux services sociaux qui veulent l'enfermer dans une maison de correction...

Daranas livre un très intéressant métrage doté d'une incroyable énergie douce-amère et désinvolte à l'image de son jeune héros! L'énergie du film, c'est en cela que le réalisateur prend totalement le contre-pied du sombre mélodrame. Film magnifiquement servi par le duo de personnages principaux. Profitons-en pour leur tirer un coup de chapeau tant il n'est pas impossible qu'on ne les retrouve guère sur les écrans français: Armando Valdes Freire en Chala et Alina Rodriguez en l'institutrice bourrue et emplie de compassion. Au-delà de ce duo, c'est Cuba qui est le troisième personnage principal. Cuba qui ne s'en sort plus d'une Révolution agonisante oppressant l'île de sa tentaculaire bureaucratie. Cuba, le Paradis coco-latino plongé aussitôt dans la misère, ne parvenant pas à gommer les différences de classe. Aux séides du régime font face la pauvreté des cubains, l'abandon de la jeunesse et de ceux sombrés dans la marginalité. De belles images enfin... A voir !

 

fraise-et-chocolat.jpg

FRAISE ET CHOCOLAT

Titre original : Fresa y chocolate

Film cubain de Tomás Gutiérrez Alea et Juan Carlos Tabio (1991)

1979, Diego est un homme cultivé menant une vie de bohême dans la capitale. Diego aime profondément son île, sa culture et... les hommes. David, lui, est tout le contraire. Il est étudiant en sciences sociales et hétérosexuel fraichement désavoué en amour. Sa courtisée en a épousé un autre. Il est, en outre, adhérent aux Jeunesses communistes. A la terrasse d'un glacier, Diego et David se rencontrent par hasard. Bientôt invité par l'artiste, le révolutionnaire découvre un univers qui lui est étranger et étrange. S'ils se revoient, c'est surtout parce que David soupçonne le bohême de dissidence et est chargé de l'espionner. Petit à petit, les deux hommes vont apprendre à se connaître dans un curieux jeu de dupes. Et le militant gay ne tardera pas à tomber amoureux de son espion. Quant à David, il devine que leurs oppositions de vues ne sont pas un obstacle à une amitié naissante bien qu'il refuse plus si affinités. A plus forte raison, Nancy la prostituée voisine de Diego gagne le cœur de l'étudiant...

Inspiré de la nouvelle El Bosque, el lobo y el hombre nuevo de Senel Paz, le duo de réalisateurs livre un film dans lequel un militant gay initie un étudiant communiste aux plaisirs interdits. Nullement ceux de la chair mais bien la littérature et les arts conspués par le régime castriste. En retour, le révolutionnaire pénètre dans un univers épicurien qui remet progressivement en question l'orthodoxie de son idéal politique. Le film ne manqua pas de créer la polémique dans un Cuba oscillant entre un machisme traditionnel et une homophobie encouragée par le pouvoir qui affirme l'homosexualité comme contre-révolutionnaire dès 1965. Nul militantisme gay dans ce film ouvertement anticastriste et constituant un pamphlet contre l'intolérance, l'œuvre ne sombre pas pour autant dans la caricature mièvre et se laisse agréablement regarder.

 

photo memorias del subdesarrollo.jpg

MEMOIRES DU SOUS-DEVELOPPEMENT

Titre original : Memorias del subdesarrollo

Film cubain de Tomás Gutiérrez Alea (1968)

La junte militaire de Batista vient de s'effondrer une année plus tôt à La Havane. Sergio Carmona Mendoyo voit d'un mauvais œil ce changement de régime. Sa famille d'extraction bourgeoise désormais émigrée à Miami depuis la confiscation de la totalité de leurs biens, l'intellectuel décide de ne pas quitter son île natale. L'avènement d'un régime communiste entraîne de nombreux bouleversements politiques et économiques. Sergio ne se sent décidément guère à l'aise, tiraillé qu'il est entre la dictature militaire qui ne recueillait guère ses faveurs et l'échec de la justice sociale du nouveau pouvoir qu'il a tôt fait de deviner. Peut-on être heureux à Cuba? Sergio se livre à une forte introspection et entreprend la rédaction de ses mémoires dans lesquels il passe en revue son passé et ses amours avec son ancienne femme et Elena, son nouvel amour. C'est avec cette dernière qu'il semble retrouver quelque bonheur. Mais refusant de l'épouser, Sergio se voit dénoncé aux autorités par la famille de la jeune femme...

Sergio est-il le cubain par procuration que Gutiérrez Alea aurait pu être ? Lui-même, issu d'une famille bourgeoise ayant fui l'installation de Castro? En tout cas, le roman original d'Edmundo Desnoes semble avoir été écrit pour lui. A travers le prisme de son héros, c'est l'histoire sociale de ces quelques années remuée de fond en comble qui intéresse le cinéaste qui procure à cette œuvre une remarquable mise en scène. Tourné en plein temps fort du castrisme et influencé par le néo-réalisme italien, pays dans lequel le réalisateur séjourna deux années durant, les Mémoires de Gutiérrez Alea demeurent l'un des documents sociopolitiques les plus intéressants sur le castrisme. Quasiment tombé dans l'oubli bien que considéré comme le chef-d'œuvre du cinéma cubain, le film renaît grâce à une restauration financée par... George Lucas, pourtant peu suspect de sympathie pour cette Guerre des Etoiles rouges ! Il serait dommage de bouder son plaisir et de ne pas le voir désormais.

 

photo la première charge.jpg

LA PREMIERE CHARGE A LA MACHETTE

Titre original : La Primera carga al machete

Film cubain de Manuel Octavio Gómez (1969)

La tension monte en ce mois d'octobre 1868 dans la province d'Oriente. La puissance espagnole ne le sait pas encore mais vient de débuter une guerre longue de dix années. Un avocat et gros propriétaire terrien, Carlos Manuel de Cespedes, est l'organisateur de la rébellion visant à bouter la domination hispanique hors de l'île. Retranchés dans la ville de Bayamo, les indépendantistes opposent une résistance héroïque aux deux colonnes expéditionnaires espagnoles dépêchées dans le sud-est de l'île par le gouverneur Francisco Lerchundi. Face à la supériorité en hommes et en armes de l'occupant, les guérilleros cubains adoptent diverses techniques d'embuscade. Pour palier le manque de fusils et de poudre, c'est bientôt à la machette que les rebelles cubains affronteront les détachements de l'armée coloniale...

La première guerre d'indépendance de Cuba est un épisode héroïque totalement méconnu en Europe. Gómez a-t-il vu La Bataille de Culloden, réalisé par Peter Watkins, cinq années plus tôt? En tout cas, le réalisateur cubain utilise avec talent l'anachronisme de la mise en scène et la caméra portée à l'épaule pour offrir une consistance plus immersive, un peu à la manière d'un film tourné par un reporter de guerre, utilisant l'interview pour mieux faire comprendre au spectateur le déroulé du combat. Cinéaste documentaire avant de passer à la fiction, Gómez maîtrise parfaitement l'art de la mise en scène historico-journalistique. A ce titre, l'interview du gouverneur soucieux de mâter toute révolte nationaliste constitue un petit bijou. Film des plus intéressants donc, notamment, de par son exotisme latino. En revanche, ceux qui auront déjà visionné le Culloden de Watkins déploreront un goût amer de copié-collé, pour ne pas dire de plagiat...

 

photo retrato de teresa.jpg

RETRATO DE TERESA

Film cubain de Pastor Vega (1979)

La Havane à la fin de la décennie 1970. Teresa occupe le poste de chef d'équipe dans une entreprise textile dans laquelle elle est également déléguée syndicale et médiatrice culturelle. Rentrée du travail, c'est une autre journée qui commence avec l'intégralité des taches domestiques à accomplir, trois enfants et Ramón, un mari ombrageux qui reproche à son épouse le temps passé hors du foyer qu'il considère mal entretenu. Egoïstement, il refuse l'engagement révolutionnaire de Teresa au service du peuple. Un soir et une énième dispute conjugale, Teresa décide que les choses au sein du foyer doivent changer. Surtout, elle apprend l'infidélité de son époux. Ils se séparent et Ramón se prend en main en montant une petite entreprise. Ramón échoue dans la reconquête de son épouse, ne parvenant jamais à comprendre que les temps ont changé et qu'elle aussi veut sa part d'indépendance...

Affirmant son désir de justice et d'égalité sociale, le communisme cubain ne parvint jamais tout à fait à s'affranchir du machisme propre aux sociétés d'Amérique latine. Ainsi de Teresa plus révolutionnaire que féministe, constamment reléguée par un époux, lui, plus traditionaliste que révolutionnaire, à son rôle de femme au foyer. En démontrant l'incompatibilité de ces couples dont les vies seront désormais radicalement modifiées par la révolution triomphante, Vega livre un film empreint d'une très grande sobriété qui refuse le pamphlet. C'est un premier long-métrage réussi pour le réalisateur qui brosse une magnifique galeries de portraits, à commencer bien entendu par celui attachant de Teresa, brillamment interprété par Daisy Granados. Film malheureusement inédit en France.

Virgile / CNC

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

22/09/2016

Le destin de l'Europe s'est-il joué à Gettysburg ?

General lee.jpg

Le destin de l'Europe s'est-il joué à Gettysburg ?

Voilà une bien curieuse question!... Comment et pourquoi l'avenir du Vieux continent aurait-il pu être radicalement transformé dans cette paisible bourgade de l'Etat de Pennsylvanie, fut-elle le lieu de la plus célèbre bataille de la Guerre de Sécession ?

Tenter d'y apporter quelque réponse ne serait que pure spéculation. Mais la question mérite d'être posée.

Le présent article n'a pas la prétention de dresser un minutieux détail de la fameuse bataille qui se déroula du 1er au 3 juillet 1863. Le lecteur intéressé se reportera aux ouvrages de Lee Kennett, de même qu'au Blanc Soleil des vaincus de Dominique Venner que les Editions Via Romana ont eu l'heureuse idée de rééditer, enrichi d'une préface d'Alain de Benoist.

Après les victoires confédérées d'Antietam, Perryville et Fredericksburg et celle de Chancellorsville en mai, Gettysburg constitue le dernier verrou de l'armée des Etats-Unis, dont une nouvelle défaite autoriserait l'enlèvement, par les troupes confédérées, des grandes cités septentrionales de Washington et Philadelphie, puis New York et Boston. Que serait devenue la Nation américaine si le drapeau confédéré avait triomphé sur le Stars 'n' Stripes ? On peut sereinement juger que l'Histoire géopolitique des Etats-Unis en eût été profondément modifiée. Et ainsi, le destin de notre Vieille Europe.

Car Gettysburg constitue une incompréhensible défaite de l'armée de Virginie du Nord, dont le commandement est assuré par le général Robert Lee, face à l'armée du Potomac, dirigée par le général George Mead. Malgré une faible infériorité numérique, la victoire semble acquise à Lee l'Invincible. C'est sans compter sur le talent tactique du général nordiste John Buford qui parvient à imposer le choix du terrain au profit des troupes Unionistes. Tournant décisif de la Guerre de Sécession, Gettysburg consacre le Stalingrad des Confédérés qui perdent une large part des territoires acquis au cours des derniers mois. La bataille fut, en outre, la plus coûteuse en vies humaines dans chaque camp.

Quelques mois plus tard, en novembre, le président Abraham Lincoln rend hommage aux combattants des deux camps dans un célèbre discours prononcé sur les lieux mêmes de l'affrontement. La guerre terminée, l'heure est à la construction du lieu de mémoire de l'un des sites majeurs de l'Histoire des Etats-Unis d'Amérique.

Vue générale 1.jpg

Le voyageur qui se trouverait sur la côte Nord-Est des Etats-Unis aurait tort de ne pas faire un détour par cette charmante petite ville qui se situe à une heure de route de la Maison blanche. Toute la bourgade vit bien évidemment du souvenir de la bataille mais évite l'écueil de sombrer dans la "Disneylandisation". Antiquaires militaires de tous les conflits, bouquinistes et magasins souvenirs de qualité avec une prédominance nordiste, même Picsou y perdrait quelques plumes et dollars...

Voyager, c'est aussi déguster ! Si la gastronomie américaine ne mérite guère que l'on s'y attarde plus, il sera conseillé d'oser (et le verbe n'est pas trop fort) franchir la porte du Hunt's Café et commander un cheesesteak. Le regarder, c'est déjà accuser deux kilos supplémentaires sur la balance mais Dieux que c'est bon !

C'est le ventre plein qu'il vous sera permis d'effectuer les trente kilomètres du circuit remarquablement aménagé reliant l'ensemble des sites de la bataille. Et que cela est impressionnant de voir cette immense plaine de plusieurs dizaines de kilomètres carrés constellée de centaines de monuments à la gloire de chaque brigade de chaque Etat. Difficile d'accorder son attention à tous mais la vue est impressionnante.

Monument Caroline du Nord.jpg

Monument General Lee.jpg

Gettysburg, c'est aussi le symbole d'une histoire assumée. Le grandiose monument du général Lee est le plus majestueux des centaines d'autres à la gloire des Confédérés. Contraste saisissant quand on analyse les rapports de la France à sa propre histoire et à ses Réprouvés ; le Maréchal Pétain en tête dont le nom n'est plus honoré que par le village du Moule en Guadeloupe, quand douze villes américaines lui dédient une rue ou une avenue.

Ainsi, Gettysburg serait le trait d'union d'une Nation américaine qui a parfaitement digéré sa guerre civile. Et pourtant...

La Guerre de Sécession a cessé, ça c'est sûr ?

Polémique sur le drapeau Sudiste, le Waterloo de la liberté de penser au pays d'Oncle Sam

Lorsque Obama ne tient plus la Barack, c'est toute la société multiraciste américaine qui s'enflamme. Si les tensions raciales aux Etats-Unis n'avaient jamais complètement disparu, l'accession d'Obama à la présidence en 2008 ne manqua pas de les exacerber.

Sous les feux des projecteurs, nul Ku Klux Klan moribond, ni quelque mouvement suprémaciste condamné à une existence marginale... Non ! Oussama ben Laden désormais mort et offert au tumulte des flots, c'est un drapeau sur lequel se concentrent toutes les attentions de la bien-pensance occidentale.

Identifié au Klan et au souvenir de l'esclavagisme, le drapeau sudiste, dont les onze étoiles figurent les onze Etats confédérés, est la cible de nombreuses polémiques qui traversent l'Atlantique et sont relayées jusqu'en Occident comme une actualité internationale majeure. L'Etat du Mississipi qui arbore le drapeau confédéré comme emblème officiel est montré du doigt. Idem le sénat de Caroline du Sud sur lequel flotte la bannière étoilée du Sud. On a l'actualité qu'on mérite !

Il fallait bien un incident pour asseoir définitivement la revanche des minorités sur le Sud. Le 17 juin 2015, à Charleston, en Caroline du Sud justement, Dylann Roof, âgé de 21 ans, ouvre le feu dans une église noire de la ville. La fusillade fait 9 morts et consacre la condamnation définitive du Dixie Flag.

Cité par son porte-parole Eric Schultz, Obama indique que la bannière confédérée conserve toute sa place aux Etats-Unis... dans un musée. Sous la pression, l'Etat de Caroline du Sud met son drapeau dans sa poche.

Bien loin de faiblir, les tensions grandissantes font couler le sang. Le 24 juillet 2015, à Oxford dans le Mississipi, Anthony Hervey, homme noir de 49 ans et défenseur infatigable du drapeau confédéré, voit son véhicule percuté par un autre bondé de jeunes afro-américains. L'embardée de l'automobile tue Hervey sur le coup. Cinq jours plus tard, à Columbus dans l'Ohio, trois hommes blancs sont poignardés et une femme reçoit une balle dans le cou devant leur maison qui arbore le drapeau honni. Le 15 août, à l'université d'Austin au Texas, des groupes de pression obtiennent le retrait de la statue de l'ancien Président des Etats confédérés, Jefferson Davis. Le 16 octobre, à Bradenton, en Floride, un afro-américain tire à trois reprises sur un véhicule arborant un autocollant sudiste sur le parking d'un supermarché. Le 30 décembre, le cimetière confédéré de Raleigh est profané. Les exemples pourraient être multipliés à l'infini. Curieusement, les nouvelles se noient en mer et ne parviennent pas aux rédactions françaises...

Gettysburg, un passé qui ne passe plus ?

L'essayiste Martin Peltier a récemment trouvé 20 bonnes raisons d'être anti-américain. La Nation, passée maître dans l'art de la subversion en vue d'asservir le reste du globe, conservait quelques traits séduisants pour qui a traîné ses guêtres au pied des gratte-ciels d'Oncle Sam et autour des majestueuses maisons coloniales d'Oncle Ben's. Son travail de mutilation quasiment achevé, les Etats-Unis semblent bien déterminés à se saborder eux-mêmes dans leur démente vision eschatologique judéo-protestante.

Et les espoirs que place la frange réactionnaire et droitarde européenne dans la candidature du new yorkais Donald Trump semblent bercés des illusions d'une Europe incapacitante dans le choix de son avenir qui se joua autant sur la verte plaine de Gettysburg que chaque jour sur notre Vieux continent.

Donald Trump, on dirait le Sud... Mais le temps dure longtemps...

Virgile / CNC

Texte paru à l'origine dans Livr'arbitres #20 (site; notre revue de presse ici)

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

 

20/09/2016

Regard sur l'Actu #31: L'Europe saignée par l'oligarchie et les migrants

merkelmigrants.jpg

Regard sur l'Actu #31:

L'Europe saignée par l'oligarchie et les migrants

Le divorce entre les peuples d'Europe et leurs dirigeants est une réalité bien connue. L'actualité ne fait encore une fois que le confirmer.

Les "migrants" encore et toujours

Les mois passent et l'invasion de l'Europe par les pseudo-migrants continue de plus belle. Qui s'en étonnera ? Seuls les idiots pouvaient penser que ceux qui l'ont promue allaient reculer. L'oligarchie mondialiste n'abandonnera jamais son dessein profond: la destruction de l'Europe comme puissance et celle de ses peuples. Ecoutez-les! Il faut en accueillir toujours davantage mais surtout les répartir le plus largement possible afin que plus aucun endroit de ce continent ne soit épargné. Le pape François vient d'ailleurs (encore une fois) de se poser en champion des migrants, lui qui, exemplaire, va héberger au sein du Vatican deux familles! Son dernier appel est sans équivoque :

"Que chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère, chaque sanctuaire d'Europe accueille une famille"

Oligarchie catholique et oligarchie mondialiste main dans la main pour nous détruire; nous avons l'habitude. Le financier apatride Georges Soros, qui nous voue une haine rabique comme chacun sait, vient encore de débloquer 500 millions de dollars pour les "besoins spécifiques des migrants, des réfugiés et des communautés d'accueil". "Je vais investir dans des start-up, des sociétés établies, des initiatives sociales et des activités fondées par les migrants et les réfugiés eux-mêmes" explique ce grand ami de l'humanité (qui cherche en outre d'autres investisseurs dans son projet afin d'accélérer notre déclin).

Heureusement, les faits sont têtus et l'opinion publique européenne n'est pas entièrement dupe de la situation. Cologne ou Calais sont deux noms qui parlent bien plus qu'un long discours. De plus, on n'en finit pas de découvrir l'ampleur de la manipulation que le Système a ourdie. Dernier exemple que j'ai relevé : de pauvres migrants qui ont quitté leur pays d'origine à cause des inhumaines persécutions qu'ils y subissaient y retournent pourtant... pour y passer leurs vacances ! On vient en Europe se poser en victime (ça marche toujours!), profiter du pognon (normal, on y obtient tout!) tout en retournant de temps à autre au soleil. La vie est belle.

« Selon une enquête de l'hebdomadaire allemand Die Welt am Sonntag, des réfugiés enregistrés en Allemagne, et à ce titre bénéficiaires d'allocations, feraient de courts séjours dans leurs pays d'origine. On note parmi ces destinations la Syrie, l'Irak et l'Afghanistan. Autant de pays dont certains ressortissants obtiennent le statut de réfugié en Occident compte tenu des dangers et des persécutions dont ils pourraient être victimes en y vivant. »

Pour contrer l'invasion, les initiatives fourmillent de plus en plus. De simples citoyens ou associations (à l'image du LiEn ou de l’association des maires « ma commune sans migrants » présidée par Steeve Briois) font un utile travail local pour saper le projet mondialiste; à un niveau supérieur, ce sont les pays d'Europe de l'Est qui, au sein de l'UE, tentent de combattre la marée humaine de pseudo-réfugiés. La Bulgarie, soutenue par la Hongrie, va ainsi bientôt doter sa frontière avec la Turquie d'une clôture de barbelés de 259 kilomètres! Victor Orban le dit clairement : c'est là que se joue « l'avenir de l'Europe » et non à Bruxelles !

 

suede.jpg

La Scandinavie trahie par ses élites

L'avenir de l'Europe ne semble pas non plus se jouer en Scandinavie... à en juger de la sombre situation d'un pays comme la Suède, dictature multiculturelle encore pire que ce que nous connaissons en Europe de l'ouest. Je reprends ce qu'en dit le site breizatao:

« Ce laboratoire à ciel ouvert a absorbé jusqu’à la dernière goutte le poison de la psychopathie gauchiste: ethno-masochisme, féminisme pro-musulman, athéisme nihiliste, invasion migratoire du tiers-monde, etc. L’élite au pouvoir dans ce pays est lancée dans la destruction totale de la Suède comme nation historique. »

En témoigne ce clip issu d'une organisation caritative alliée au gouvernement afin de tuer la Suède à petit feu. On y voit « la nouvelle société » dans toute sa splendeur tolérante et ethnodestructrice.


En Norvège ? C'est le roi qui prend la direction des opérations pour liquider son pays et son héritage. Face à un gouvernement conservateur qui a pris des mesures afin de lutter contre le flot migratoire, Harald V a déclaré combien il les aimait, lui, les migrants et les étrangers (et les homosexuels!):

«Les Norvégiens sont aussi des immigrés originaires de l'Afghanistan, du Pakistan, de la Pologne, de la Suède, de la Somalie et de la Syrie», a martelé le roi, avant d'ajouter, laissant peu d'ambiguïté quant à son parti-pris en faveur de l'ouverture du pays aux migrants : «Notre "chez-soi" est là où notre cœur est. Il ne peut pas toujours se situer à l'intérieur des frontières d'un pays.»

Plus globalement, le suzerain a affirmé que les Norvégiens étaient notamment «des femmes qui aiment les femmes, des hommes qui aiment les hommes», mais aussi des personnes qui «croient en Dieu, en Allah, en tout et en rien».

aigle.jpg

Les animaux à la rescousse !

La seule barrière à l'installation des hordes de réfugiés serait-elle la défense de l'environnement ? Enfin, tout dépend de quel environnement l'on parle... A Steinfort, paisible bourgade du Luxembourg peuplée de 5000 âmes, doit se construire un village d'accueil pour migrants depuis quelques mois... mais, horreur !, des chauve-souris intolérantes (et en plus protégées!) vivent sur l'emplacement de ce futur Calais luxembourgeois ! Une association locale a ainsi réussi à faire retarder les travaux en demandant une étude environnementale afin de protéger les chauve-souris qui, il est vrai, sont chez elles!

Restons chez nos amis les volatiles et écartons-nous de notre sujet de base en évoquant cette belle initiative qui nous vient des Pays-Bas. Pour lutter contre le fléau représenté par les drones, la police néerlandaise a choisi une méthode archéofuturiste : les aigles! « Les animaux seront appelés à la rescousse quand les drones poseront un danger pour la population, lors d'un événement particulier, comme une visite d'État, ou s'ils volent trop près d'un aéroport. » Il serait stupide de ne pas les utiliser  car « les aigles voient les drones comme des proies et l'interceptent en vol avant d'aller se poser là où ils se sentent en sécurité, le drone toujours entre leurs serres »... Une centaine de policiers va être entraînée au maniement de l'oiseau impérial et des pays comme la France ou l'Allemagne seraient déjà intéressés pour imiter cette idée novatrice.

La France toujours au top !

Je ne pouvais pas terminer cet article sans évoquer la grandeur de notre pays par le biais de François Hollande. Celui-ci, détesté et raillé par toute la France (et une bonne partie du monde), n'en souffre pas le moins du monde dès qu'il est jugé par ses pairs. En effet, la fondation américaine Appeal of Conscience lui a décerné le titre d' «homme mondial de l'année» et a loué « son leadership dans la sauvegarde de la démocratie et de la liberté dans un moment d'attaques terroristes et pour sa contribution à la stabilité et à la sécurité mondiales ». Traduisons. L'oligarchie le félicite pour avoir été un infatigable agent de l'anti-France et un serviteur zélé du projet mondialiste et droit-de-l'-hommiste. Mais, que savons-nous de cette fondation qui le décore de si belle manière ? Appeal of Conscience a été:

« Fondée en 1965 par le rabbin Arthur Schneier, survivant de la Shoah et rabbin de la Park East Synagogue de New York, la fondation Appeal of conscience promeut "la paix, la tolérance, et la résolution des conflits ethniques". »

On comprend mieux.

Rüdiger / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.