21/08/2014

Bound For Glory "Death and defiance" Nouvel album 2014 (Vidéo promo)


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Nessuna Resa "Le stagioni della vita" CD 2014 (vidéo promo)


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20/08/2014

"Libye: entre nuées démocratiques et réalités tribales" par Bernard Lugan

Au moment où le parlement libyen appelle à une intervention étrangère "pour protéger les civils", nous pouvons lire dans le quotidien Le Monde en date du 12 août 2014 un titre insolite: "La transition en Libye est un échec, il faut la repenser".

Que s'est-il donc passé pour que la "bible des bien-pensants", ce point oméga du conformisme intellectuel français, se laisse ainsi aller à une telle constatation après avoir soutenu avec une arrogante indécence l'intervention militaire contre le colonel Kadhafi, cause directe de la situation actuelle ?
 
Le but de la guerre calamiteuse décidée par Nicolas Sarkozy était officiellement l'établissement d'un Etat de droit à la place d'un régime dictatorial. Après le lynchage du colonel Kadhafi par les islamo-mafieux de Misrata, un processus démocratique fut imposé aux nouveaux maîtres du pays. Il se mit en place à travers plusieurs élections et par la rédaction d'une Constitution. Les observateurs, à commencer par les journalistes du Monde, louèrent alors ces "avancées démocratiques", preuve de la "maturité politique" des "démocrates" libyens. La "guerre du droit" ayant été gagnée, accompagné de BHL, Nicolas Sarkozy alla ensuite sur place goûter aux félicités triomphales du "libérateur"...
 

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Le résultat de ces illusions, de cet aveuglement, de ce décalage entre l'idéologie et la réalité, de cet abîme existant entre les spasmes émotionnels et les intérêts nationaux français, est aujourd'hui tragiquement observable. Les dernières structures étatiques libyennes achèvent en effet de se dissoudre dans des affrontements aux formes multiples s'expliquant d'abord par des logiques tribales. Sur ces dernières viennent, ici ou là, se greffer avec opportunisme des groupuscules islamistes soutenus par le Qatar et la Turquie.
 
Un retour au réel s'impose donc afin de tenter de sortir la Libye de l'impasse. Or, ce réel tient en quatre  points:
 
1) La Libye n'a jamais existé comme Etat de facture occidentale.
2) Le  colonel Kadhafi avait réussi à établir une réelle stabilité en se plaçant au centre, à la jonction, des deux grandes confédérations tribales de Cyrénaïque et de Tripolitaine.
3) Son assassinat a fait que, ayant perdu leur "point d'engrenage", ces deux confédérations se sont tournées sur elles-mêmes dans une logique d'affrontements tribaux régionaux ayant pour but la conquête du pouvoir dans chacune des deux grandes régions du pays éclatées en cités-milices aux intérêts tribalo-centrés.
4) La clé de la stabilité libyenne passe par la reconstitution du système d'alliances tribales mis en place par le colonel Kadhafi. Or, les responsables politiques libyens ne sont pas en mesure de mener cette politique car ils sont tous sont ethno-géographiquement liés par leurs origines.
 
Le seul qui, dans l'état actuel de la complexe situation libyenne pourrait jouer ce rôle de rassembleur-catalyseur est Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi. Actuellement détenu avec des égards par les miliciens berbères de Zenten qui constituent le fer de lance des forces anti-islamistes en Tripolitaine, il est soutenu par les Warfallah, la principale tribu de Tripolitaine, par les tribus de la région de Syrte, par sa propre tribu et il pourrait l'être également par les Barasa, la tribu royale de Cyrénaïque, sa mère étant Barasa. Autour de lui pourrait être refondée l'alchimie politico-tribale, le pacte social tribal de Libye.

Mais pour cela il importe que la CPI, perçue en Afrique comme un instrument du néocolonialisme "occidental",  lève le mandat d'arrêt de circonstance lancé contre lui.   

Bernard Lugan

Source: Le blog de Bernard Lugan (publié le 17 août 2014)

"Ukraine ? Le « réalisme » n'est pas la réalité" par Zentropa

Nous assistons depuis plusieurs mois à l'offensive d'une farouche et véhémente armée : celle des « réalistes » et de ses bataillons de « pragmatiques », d'analystes, de visionnaires à long terme qui comprennent et dissèquent la situation internationale et ses arcanes avec une redoutable et sourcilleuse acuité. Leur Dieu se nomme « Géopolitique » et à celui-ci ils sont prêts à tout sacrifier, à commencer par les aspirations des autres.
Au nom de cette nouvelle idole, par exemple, il refuse à l'Ukraine et à son peuple jusqu'à l'espoir d'être une nation souveraine et indépendante, libre de ses choix et de son destin. Les Ukrainiens seraient irrémédiablement condamnés à n'être que des pions soumis aux stratégies des uns ou des autres. Ils ne pourraient être que des pantins manipulés par l'Ouest ou par l'Est, n'ayant comme alternative que de choisir la vassalité à un impérialisme ou un autre au sein d'un néo bi-polarisme qui nous ramène au temps béni des choix simples et manichéens de la bonne vielle guerre froide. A ce titre, des jeunes gens animés par la flamme du nationalisme et l'espoir d'un état patriotique et social, prenant les armes pour libérer leur terre d'un gouvernement corrompu et asservi à l'étranger et voulant renouer avec l'indépendance et la gloire nationale se voient qualifiés de traîtres et de mercenaires à la solde d'intérêts américano-européistes et de projets tactiques de l'Otan (c'est à dire ces mêmes intérêts qui règnent en maîtres depuis des décennies dans les pays ou pérorent les fameux « réalistes » qui ne se sont pourtant pas faits tuer sur des barricades pour s'en débarrasser). Au mieux, ces jeunes gens idéalistes qui mettent leur peau au bout de leurs idées, qui ressemblent pourtant si étrangement aux héros des livres que dévorent, le soir dans leur lit douillet, les « réalistes » (et c'est d'ailleurs sans doute aussi un peu cette ressemblance qui énerve et aigrit...) seraient des « idiots utiles » qui finiront trahis et éliminés par leurs maîtres cachés. Au nom de ces prévisions inlassablement argumentées par les pythies du net et de Facebook, le rêve révolutionnaire, le combat de libération nationale leur seraient interdit. Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et les discours ethno-identitaires s'arrêtent là où commence la sphère d'influence de la Russie. On en vient même à espérer que ces combattants nationalistes, aveugles à l'impérieuse nécessité et à la joie de vivre en larbins de leur puissant voisin, soient bien vite éradiqués par les armes glorieuses et pures, elles, de toutes arrières-pensées et de tous calculs, du néo-Tsar vénéré.
Etrange vision des choses et surtout des hommes pour des lecteurs et admirateurs d'Ernst Von Salomon (qui devrait, selon leur nouvelle grille de lecture, être rangé parmi les imbéciles et les salopards manipulés, ayant servi les intérêts de la bourgeoisie) et de Dominique Venner (« L'imprévu dans l'histoire » étant interdit aux Ukrainiens).
Parce qu'il y a de très grandes probabilités qu'en Ukraine les oligarques vendus à l'Occident décadent remportent la mise après s'être débarrassés des nouveaux corps-francs nationalistes, il faudrait préventivement et à priori leur demander de rendre les armes et de cesser leur lutte ? Parce qu'il y a 90% de chances que les bataillons nationalistes ne parviennent pas à marcher sur Kiev pour se débarrasser des profiteurs et imposer un gouvernement social et national renvoyant dos à dos les appétits impérialistes de l'Oncle Sam et de l'ours Russe, il faudrait leur reprocher de tenter le coup, d'espérer cette issue, de vouloir bousculer l'histoire, le destin ? Abominable fatalisme, écœurante soumission aux puissants du jour, mentalité de comptables, de petits boutiquiers que cette optique qui se veut rationnelle, « anti-romantique » mais qui n'est que glaciale et sans âme, terriblement moderne, à l'exact opposé des valeurs aristocratiques, chevaleresques et prométhéennes dont par ailleurs on se gargarise quand il ne s'agit que de conférences et de conversations de fins de soirées. Car même s'il n'y avait qu'une chance sur cent que cette étincelle mette le feu à la prairie, que ces bataillons autonomes échappent au rôle auquel on veut les limiter et brisent les projets des puissances financières internationales qui tirent les ficelles d'un côté comme de l'autre, celle-ci mériterait d'être tentée, soutenue et encouragée.
Sommes-nous encore des révolutionnaires ou sommes-nous devenus de simples apprentis diplomates de sous-préfecture de l'Empire, de futurs notables de province aux ordres de l'une ou l'autre des deux grandes puissances qui aura réussi à imposer ses intérêts à l'Europe ?
Il y a en Ukraine, chose extraordinaire en soi, des hommes armés, organisés, équipés, volontaires et déterminés qui combattent sous nos emblèmes, avec nos chants, porteurs de notre idéal immense et rouge, et il ne faudrait ni les soutenir ni même simplement les respecter au nom de je ne sais quel grand plan géopolitique millénariste, sorte de gigantesque partie de Risk où il conviendrait de sucer sous la table le lanceur de dés de son choix, parce que la victoire de cette poignée hommes libres n'est pas « réaliste » ?
Mais à tout prendre, est-il beaucoup plus réaliste de croire à la « remigration », à la sortie de l'Union Européenne, à la mise au pas des banques, au localisme et aux autres projets qui nous habitent et pour lesquels nous tentons d'oeuvrer, nous, français et européens ? Les régionalistes ne font-ils pas le jeu des mondialistes face aux Etats-nations ? Les anti-islamistes radicaux ne sont-ils pas à la solde des intérêts sionistes ? Les pro-musulmans ne font-ils pas le jeu de la submersion migratoire ? Les souverainistes ne sont-ils pas les fossoyeurs du rêve européen pour le plus grand bénéfice des USA (et de la Russie) ? Les écologistes ne ruinent-ils pas l'espoir de renouer avec la puissance ? Etc... Etc.
Et pourtant, malgré ces questions, ces interrogations, malgré ces instrumentalisations réelles ou fantasmées, certains (bien peu il est vrai) se lèvent tous les matins pour militer, pour mener le combat qu'ils croient juste et bon, ils y travaillent avec acharnement, obstination, y sacrifiant parfois carrière professionnelle, relations familiales et amicales, sécurité et confort. Il le font car leur cœur est pur et leur objectif clair, ils le font au nom de leurs valeurs et de principes qui ne varient pas en fonction des soubresauts de l'actualité, des rumeurs, des propagandes ou des plans plus ou moins imaginaires de la CIA, du FSB, de l'état-major de l'Otan ou des cabinets secrets d'un gouvernement ou d'un autre, dont ils ne savent au fond rien et sur lesquels ils n'ont pas de prise. Ils agissent au nom de leur conscience, de leur cœur, de leur foi et de leur espérance. Comme les combattants nationalistes ukrainiens.
Au nom du « réalisme », on ne fait plus rien, on se borne à calculer, à jauger et à attendre, pour finir par obéir à un nouveau maître.

Zentropa

19/08/2014

Direzione Rivoluzione 2014 (avec Bronson, Blind Justice, DDT...)

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Deuxième grande journée familiale et militante (Nieppe - 27/09/14)

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Réservation: Weezevent