Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/05/2015

Chronique de livre: Capitaine Paul Watson "Earthforce, le manuel de l'eco-guerrier"

Capitaine Paul Watson,  Earthforce , manuel de l'eco-guerrier, Actes sud, 2015

manuel de l'eco guerrier.jpg

 

Le présent ouvrage est l'édition française de Earthforce, An Earth Warrior's Guide to Strategy, paru en 1993 dans la langue de Shakespeare. Il s'agit d'un ouvrage clef de la bibliographie du Capitaine Paul Watson, activiste écologiste canadien qui serait un des fondateurs de Greenpeace en 1971, mais surtout le fondateur de la Sea Shepherd Conservation Society (SSCS) en 1977 suite à des désaccords avec les dirigeants de Greenpeace. Il a également participé comme personnel soignant à la défense de Wounded Knee, dans le Dakota du sud en 1975 avec l'American Indian Movement, contre les forces etats-uniennes.

Engagé dès son plus jeune âge, Paul Watson est un homme d'expérience, souvent dépeint comme « le dernier pirate ». Il est une source d'inspiration, comme ce fut le cas pour Alice Ferney qui préface le manuel. C'est tout naturellement à Lamya Essemlali, présidente de la branche française de Sea Shepherd, qu'il est revenu de rédiger l'avant-propos de la présente édition. C'est grâce à elle que la SSCS a connu un fort développement en France sur les dernières années.

Paul Watson présente tout d'abord ses quatre sources d'inspiration : Sun Tzu, général et stratège chinois du VIe siècle av. JC, Miyamoto Musashi, bushi et philosophe japonais du XVIIe siècle, Marshall McLuhan, théoricien de la communication décédé en 1980, et enfin Paul Watson lui-même. L'édition française débute par une autre source d'inspiration : Napoléon. L'objectif de Paul Watson est d'utiliser le savoir stratégique, tactique, médiatique et opérationnel de ses différentes sources d'inspiration pour les appliquer à l'écologie profonde. Il enrichit son propos de nombreuses citations de personnages plus ou moins célèbres et de nombreuses locutions latines. Le livre se termine d'ailleurs par les trente-six stratégies de Miyamoto Musashi actualisées et appliquées à l'écologie, comme par exemple l'art de l'invisibilité, la stratégie du grand frère ou même la stratégie du charme féminin...

Trois autres parties d'inégale longueur constituent le manuel, les fondamentaux, le fondement spirituel de l'eco-guerrier et le continuum ; cette dernière partie peut elle-même être divisée entre une introduction plus philosophique et un développement en 13 points centré sur les aspects purement stratégiques. Les réflexions philosophiques ne sont pas dénuées d'intérêt dans ces différentes parties car elles permettent d'en apprendre plus sur ce qui motive Paul Watson et les siens, en particulier dans la partie intitulée « le Continuum ».

La base même de sa philosophie, et donc de son engagement, est l'opposition entre la pensée biocentrique et la pensée anthropocentrique. Dans la pensée biocentrique, l'homme est une partie du vivant et il ne doit pas agir seulement pour son intérêt propre, mais pour l'ensemble du vivant. Cette pensée s'accompagne d'un respect des ancêtres, et de la conscience que nous ne faisons qu'emprunter notre planète à nos enfants. Nous sommes connectés entre générations mais également avec les êtres non-humains. La Terre y est « sacrée ». Nous pouvons voir ici l'influence chez Watson de la pensée amérindienne, d'autant qu'il fait également référence dans son ouvrage au rôle du chaman.

La pensée anthropocentrique, à l'inverse, consiste à placer l'homme au centre de nos préoccupations et à faire passer l'humanité avant le reste du vivant. Paul Watson est donc plutôt critique envers le christianisme qui est, selon lui, une religion totalement anthropocentrique, ce qui rejoint d'ailleurs une partie de la pensée dite « néo-païenne » en Europe. Pour Paul Watson, les sociétés anthropocentriques accordent par exemple plus d'importance à la quantité de vie qu'à la qualité de vie, ce qui conduit à des périls mortels. Il défend au préalable l'avortement et considère que « […] vous êtes obligés, au sein du Continuum, d'assumer la responsabilité de la protection, de l'alimentation, du soutien et de l'éducation de l'enfant ». Il critique également le fait que les Etats-nations cherchent à accroître leur population par des politiques natalistes et par l'immigration dans le seul but de produire (industrie, agriculture) et de faire la guerre. On décèle dans l'ensemble une pensée malthusienne, anti-productiviste et anti-technicienne. Vous serez peut-être heurtés par certaines de ces considérations, l'auteur allant jusqu'à critiquer l'agriculture et à considérer qu'il ne faut pas accorder trop d'importance aux différentes créations humaines.

Quant à l'aspect stratégique, qui est l'essentiel de l'ouvrage, il saura être utile quelque soit la cause qu'on défend. Il définit tout d'abord six stratégies (la stratégie du guérisseur, la stratégie du communicateur, la stratégie de l’artiste, la stratégie de l'agent infiltré, la stratégie de l'instigateur et la stratégie du chaman) qui correspondent surtout à des « profils militants ».

Captain-Paul-Watson.jpg

Il consacre également de nombreuses pages au commandement et aux chefs dans la sous-partie 1, intitulée « Les préparatifs », et il détermine neuf sortes de chef (les chefs humanistes, les chefs dévoués, les chefs courtois, les chefs intelligents, les saints, les chefs de terrain, les chefs de première ligne, les chefs charismatiques et les grands chefs). On comprend assez vite que là aussi, tout est une question de profil et qu'il est assez absurde de déterminer des « chefs de tout » qui deviennent rapidement « les hommes orchestres » dont parlait Dominique Venner. Surtout, il insiste sur l'importance de la METHODE et de la DISCIPLINE [NDR : les mots sont en lettres capitales dans l'ouvrage]. Les 12 autres sous-parties sont également très intéressantes : « La duperie . L'art et l'usage de la duperie stratégique », « L'art de se battre sans se battre » (dont une page est consacrée à « Combattre vos alliés »), ou encore « L'utilisation des agents de renseignements » (agents locaux, agents infiltrés, agents doubles ou convertis, agents pions et agents survivants). On y sent la forte influence de Sun Tzu. Bien sûr, P. Watson explique également l'importance de contrôler son image, de connaître le monde des medias, de travailler sa communication et recommande la lecture de MacLuhan.

Au final, cet ouvrage me paraît incontournable sur le plan de la réflexion, mais surtout de la stratégie pour quiconque désire agir avec sérieux et crédibilité. C'est une synthèse intéressante de diverses influences sur le sujet. Les principes qui animent P. Watson ne sont pas tellement différents de ceux de la droite radicale des années 70 (selon la terminologie alors en vigueur) : joindre l'action à la pensée, importance de la discipline, de la stratégie, de la tactique, de bien définir ses objectifs et l'importance d'accepter l'idée de la mort. En conséquence, je ne me suis pas senti vraiment en terres inconnues à la lecture de cet ouvrage, qui pourrait aisément être enrichi par une pensée plus « européo-centré » : je pense en particulier à la ruse incarnée par Ulysse dans l'Iliade et l'Odyssée, qui ne diffère pas tellement de la duperie dans la stratégie chinoise, à la pensée de Machiavel ou encore l'importance accordée à la nature dans les mythologies européennes.

Jean / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

20/05/2015

Chronique d'album: Peste Noire, "La Chayse-Diable"

 

Chronique d'album: Peste Noire, "La Chayse-Diable", La Mesnie Herlequin, 2015

KPN - la chayse.jpg

S’il y a un groupe français de la scène black metal qui ne laisse que rarement indiffèrent, c’est bien Peste Noire. D’un côté du champ de bataille, une horde marquée au fer rouge par une salve d’albums et de démos devenues cultes (Macabre transcendance..., La Sanie des siècles - Panégyrique de la dégénérescence) ; de l’autre, un front (républicain ?) hétérogène composé de déçus, de tièdes, d’ « internet warriors » et autres métalleux programmés à l’antifascisme de salon. Bref, évoquer le cas Peste Noire peut être source d’un véritable casus belli, un peu comme parler politique à un repas de famille…

Peste Noire c’est quoi ? C’est avant tout le bébé de Famine, l’éminence grise qui dirige le Kommando depuis le début. Chanteur, guitariste, bassiste, cet écorché vif réfugié en Haute-Loire a une idée précise de ce que doit être sa musique et du message que doit véhiculer cette dernière. A l’instar d’un Varg Vikernes, Famine a une vision du monde et des convictions, mais contrairement au norvégien, musique et idées sont liées l’une à l’autre. Peste Noire c’est aussi un univers unique, un Gloubi-boulga dont les ingrédients sont la Jenlain, l’imagerie catholique médiévale, X-Hamster, la campagne auvergnate, le nationalisme au sens large.... Ce groupe iconoclaste, quasiment punk dans l’esprit et intrinsèquement franchouillard, est devenu au fil du temps l’un des plus honorables représentants de la scène black metal française. Mais voilà qu’après un parcours jugé sans fautes, KPN sort en 2011 L’ordure à l’état pure. Un album de « merde » avec une production chiadée, des samples (de très bon goût !), une autodérision doublée d’un second degré acide et, comble du comble, des passages techno et ska ! Merde alors ! Au revoir François Villon et bonjour Seth Gueko ! Cette rupture franche et nette, exacerbée par la sortie d’un album éponyme en 2013 et d’un split album en 2014, suscita une incroyable levée de boucliers. Rassurez-vous, avec La Chaise-Dyable, vous allez encore pouvoir cracher votre venin sur ce groupe de pétomanes aux idées nauséabondes…

« Avant le putsch » est une intro parfaite qui résume bien cette cuvée 2015, où La « Branlette nature » en Livradois côtoie l’atmosphère d’insurrection et d’urgence que connaît notre cher monde moderne. Cette tension est l’épine dorsale, en quelque sorte, de La Chaise-Dyable où se mêlent fureur, solitude, euphorie et neurasthénie ; où s’entrechoquent morceaux vindicatifs et introspectifs. Car oui, cet album est le plus personnel qu’ait pondu Famine jusqu’à présent. Un épisode de L’amour est dans le pré sans les paillettes mais avec le poster du FN (enfin vu le bonhomme on parierait plus sur un poster de Pierre Vial).

« Quand je bois du vin », « Dans ma nuit » et le morceau « La Chaise-Dyable » sont d’authentiques chansons cathartiques, alliant un espèce de rock sombre noyé dans le spleen des bois, la vinasse et la décrépitude. Une quenelle champêtre à tous ces fafs qui fantasment sur un retour à la terre, mais élevés au milieu des « Starbucks » et des « Carrefour Market ». « Le diable existe » et « Paysé sur la bête » sont pour le coup plus rentre-dedans, plus black metal. Ils sont un très bon contrepoids à une poignée de chansons ne respirant pas vraiment la joie de vivre. Ce sixième opusjouit d’une meilleure production qui lui rend bien service. La basse est mise en valeur, apportant une assise rythmique et mélodique efficace. Ardraos le cogneur en chef, et accessoirement accordéoniste, diversifie son jeu de batterie pour notre plus grand bonheur. Le bourbonnais est un monstre de maîtrise et de technique, il n’a plus besoin de le prouver à qui que ce soit. L’homme-orchestre de Sünhopfer est une « pièce rapportée » qui a su redynamiser la machine Peste Noire en la tirant clairement vers le haut. Audrey Sylvain, et sa voix chaste et cristalline, se fait dorénavant plus discrète. Cela est fort dommage car elle apportait, avec ses envolées quasi lyriques, un brin de lumière bienvenu. De son côté, notre Famine national est toujours bien en forme, envoyant chier les vocalises clichés du genre grâce à une palette variée. Enfin le style et le jeu de guitare si personnels qui sont pour beaucoup dans la reconnaissance de Peste Noire, sont toujours présents et ce dès la première note.

Cette « maison du diable »* restera une petite maison des horreurs pour tous les rageux et déçus du KPN de la « grande époque ». Peste Noire a évolué. Ce qu’il a perdu en esthétisme et en éthique aristocratique, il l’a gagné en personnalité et en sincérité, pour ainsi dire. Il a préféré se pencher sur l’autre côté d’une même pièce, un peu comme passer de Rimbaud et De Nerval, à License IV et Kaamelott ; le dénominateur commun étant toujours cette identité Française, qu’elle soit royale ou paillarde. Ceux qui n’ont toujours pas fait leur deuil peuvent se consoler en se replongeant dans la discographie de la troupe à Famine. Les autres qui apprécient le « nouveau » Peste Noire devraient trouver leur compte, bien que l’album paraisse un peu court et que le coté potache soit un peu moins présent. A priori un peu banal, on pourrait croire que le groupe ait succombé à la facilité en basculant en monde automatique. Il faudra plusieurs écoutes (avec si possible les paroles sous les yeux) pour en tirer la succulente moelle. Oui, La Chaise-Dyable est un très bon album. Néanmoins le groupe peut encore aller plus loin, et devra sortir son La Sanie des siècles - Panégyrique de la dégénérescence version « nouvelle formule » pour convaincre les septiques une bonne fois pour toute. Quant à celles et ceux qui n’ont toujours pas « mangé leur haine » à l’encontre de KPN, ils peuvent continuer à troller au chaud « dans la chatte de Rockefeller » !

La Chaise-Dyable, Peste Noire

Disponible sur La Mesnie Herlequin

Donatien/CNC

* La Chaise-Dyable est un jeu mot basé sur la ville de la Chaise-Dieu situé en Haute-Loire, le mot « Chaise » venant de casa, qui signifie maison en latin.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source

Compte-rendu de la randonnée du groupe TRACE Nord sur les sentiers de la Lys romane

Compte-rendu de la randonnée du groupe TRACE Nord sur les sentiers de la Lys romane

2.jpg

Des militants et sympathisants du Mouvement d'Action Sociale se sont retrouvés samedi 16 mai dans l'après-midi, à proximité de Bethune, pour une marche d'une quinzaine de kilomètre sur les sentiers de la Nave et de la Clarence.

3.jpg

La météo s'est révélée favorable et c'est dans une ambiance toujours bonne que nous avons pu resserrer les liens qui nous unissent et faire mieux connaissance avec de nouveaux venus. L'occasion aussi de se rendre compte qu'il existe bel et bien des lieux agréables dans notre région pourtant si malmenée sur le plan environnemental. Nous avons aussi procédé au ramassage de déchets abandonnés par des propriétaires négligents. Comme souvent les canettes sont bien placées parmi les déchets ramassés.... Et comme souvent nous avons pu noter le nombre beaucoup trop rare de poubelles dans les villages ou aux abords de certains chemins de randonnée.

4.jpg

La journée s'est poursuivit par une soirée agréable avec charcuterie, breuvages divers et chants !

Le groupe TRACE Nord

1.jpg

 

 

19/05/2015

Ingénierie sociale et contrôle mental : l'Institut Tavistock (04/04/2015) par Maurice Gendre et Thibault Philippe

Partie 1 :

Partie 2 :

18/05/2015

Thibault Isabel : Nihilisme, mal de vivre et crise de la modernité


Plan de l'exposé :

1/ Etat des lieux : le suicide et la dépression sont des problèmes majeurs aujourd’hui
2/ Le mal-être se développe avec la richesse économique des nations
3/ Les modes de vie modernes favorisent la solitude
4/ Les pauvres souffrent plus que les riches de la modernité, au XXIe siècle
5/ La mondialisation des menaces rend toute action individuelle ou collective impossible et nous déprime
6/ Notre ère se caractérise par le désenchantement et la fin des idéaux
7/ La société de consommation aggrave le processus, en valorisant le présent plutôt que l’avenir
8/ La modernité comporte malgré tout de nombreux mérites, comme le goût pour la réalisation personnelle

 

Des églises comme cible. Comme un petit air d’Espagne…

-Madrid, incendie de l’église du Sacré Cœur par des mouvements de gauche, en 1931 (5 ans avant la Guerre Civile) -

L’histoire ancienne et moderne de l’Espagne est une grande source d’enseignements pour les Européens.

L’idée ici n’est pas de faire une redite du thème de la Reconquista. Cette période, longue de plusieurs siècles, a déjà été abondement commentée, tant dans des publications historiques que dans des discours plus « idéologiques ».

C’est l’histoire plus récente de l’Espagne qui devrait plutôt attirer notre attention. Surtout vue sous l’angle des dernières actualités françaises… La période des années 30, plus particulièrement les semaines qui ont précédé la tentative de putsch de juillet 1936, est riche d’événements remarquables. Il y a des enseignements à tirer de cette course à la Guerre Civile. Au-delà de la situation chaotique de l’Espagne de cette époque (voir illustration), notamment  sur les plans économique, sociaux et politique, ce sont des circonstances très précises qui ont abouti à la situation de conflit.

Prenons comme exemple, plus récemment, les émeutes urbaines de 2005. Ces dernières sont avant tout le fruit de problématiques ethniques et civilisationnelles qui sont les conséquences de politiques migratoires désastreuses. Néanmoins l’événement déclencheur a bien été la mort de deux petites frappes dans un transformateur électrique…

Les événements anecdotiques précipitent toujours les situations larvées. Ils interviennent comme des déclencheurs, comme la « goutte d’eau »…

Revenons à nos affaires ibériques.

Dans l’Espagne de 1936 c’est toute une série sanglante d’attentats et de représailles qui a abouti au soulèvement militaire. Malgré les tensions qui traversaient la société espagnole de l’époque, l’armée ne serait jamais intervenue sans certaines circonstances.

Il faut notamment songer à l’assassinat d’un lieutenant de police d’extrême gauche au service de la République, le lieutenant Castillo, le 12 juillet 1936 (6 jours avant le soulèvement militaire). Pour l’anecdote, les tireurs étaient un groupe de jeunes phalangistes désireux de se venger de la mort de certains de leurs camarades qu’avait fait abattre Castillo (oui, c’était un sacré bordel).

Le soir même des collègues policiers de Castillo partaient en voiture dans Madrid afin d’exercer la loi du Talion à l’encontre de députés de droite (des policiers qui tirent sur des députés…). C’est le chef du grand mouvement monarchiste, Calvo Sotelo, qui en fit les frais. Réveillé à son domicile, trainé jusqu’aux véhicules, on retrouvera son corps au matin à l‘entrée d’un cimetière. C’est la mort du député Calvo Sotelo qui décida les généraux réactionnaires (Mola, Franco, Sanjurjo, etc…) à mettre à exécution leurs plans quant à un soulèvement militaire, le 18 juillet 1936.

Venons-en à l’actualité française.

Les événements de janvier 2015 contre Charlie Hebdo ne pouvaient déboucher sur une situation de graves tensions internes. En effet, malgré l’émotion suscitée et très habilement récupérée par l’oligarchie, notamment parmi les têtes grisonnantes soixante-huitardes (voir photos des manifestations…), le pays réel, profond, n’a pas été directement touché. Il n’était d’ailleurs que très indirectement visé…

L’histoire a commencé dans une rédac’ de «journalistes» parisiens subventionnés et s’est conclue dans une ZAC du nord-est parisien, avec au passage quelques flics en moins. Le tout orchestré par des «chances pour la France»… Le monde moderne et ses monstres qui se déchirent.

Néanmoins nous venons de frôler de peu un événement d’une ampleur bien plus grande et dont les conséquences auraient pu être infiniment plus… brutales. Une ou plusieurs églises de région parisienne auraient pu être, dimanche 19 avril à l’heure de la messe, l’objet d’une attaque sanglante à l’arme automatique (10-20 morts, minimum…) par un ou plusieurs combattants djihadistes (car oui, ce sont des combattants).

Frapper de la sorte des églises pleines, en France, n’est pas une déclaration de guerre contre l’Etat, la République et BHL… C’est une déclaration de guerre contre le pays réel (la France éternelle) et les populations européennes autochtones.  

Je ne me considère pas comme catholique… Je suis d’abord Européen, je me sens plus proche des philosophe grecs et de Nietzsche que du Christ. Néanmoins je sais pertinemment ce que signifie une attaque contre une église catholique orchestrée par des allogènes : une volonté explicite de me détruire, au sens physique du terme.

Il n’y a pas à douter, malgré l’état objectif d’abrutissement et de démoralisation des populations autochtones, que ce lien aurait été fait par la majorité de ces derniers… Une réaction très vive se serait manifestée, aboutissant à un processus de représailles spontanées (je ne parle pas de soulèvement populaire, mais d’actes violents isolés). La situation de conflit larvé que nous vivons depuis plus d’une génération aurait pu déboucher sur une situation de conflit ouvert.

L’objet de cet article n’est pas de déterminer s’il s’agit d’une situation souhaitable ou non.

On pourra me rétorquer que l’Italie n’a pas vu de conflit ouvert éclater sur son sol malgré l’état de tension qui régnait lors des « années de plomb ». Mais l’Italie des années 70 était certes un pays déchiré sur le plan idéologique mais non sur le plan ethnique et civilisationnel… 

Les églises de Villejuif auraient pu être notre «Calvo Sotelo»…

Or, c’est inévitable, une église pleine se fera attaquer… demain, la semaine prochaine, dans six mois… Cela aura lieu car, comme le dit Rüdiger dans ces pages, le système se défend mais ne défend pas les «sans-dents». 

C’est tout simplement inévitable. Donc restez à l’affut. Les événements peuvent s’enchainer très vite. L’histoire nous le montre.

Jacques Thomas pour le C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source