02/09/2014

Martine... euh Najat à l'école

Avec Najat Vallaud-Belkacem à l'Education (anti)Nationale, on constate que le gouvernement actuel, le plus impopulaire et le pire de la 5ème République (qui nous avait déjà habitués à un piètre niveau certes) prouve qu'il joue ses dernières cartes dans son seul objectif réél: détruire la société traditionnelle ou plutôt ce qu'il en reste. C'est la fuite en avant, la politique d'"Après nous le déluge!" et vu que le PS se sait condamné à court terme, il espère bien faire changer la société le plus possible tant qu'il le peut encore et que les porte-feuilles ministériels sont toujours entre ses mains... Véritable pied-de-nez à tout ceux qui espéraient un changement des choses après la Manif' pour tous, Vallaud-Belkacem a été placée là comme un symbole fort: première femme -née au Maroc en plus- à occuper ce poste, obsédée par une égalité qui n'existe pas et la promotion des déviances, elle est bien à sa place, avec les Fabius, Macron, Taubira et consorts dans ce gouvernement qui n'est qu'un ènième crachat à la gueule de la France. Inutile cependant de jouer les hystériques: elle n'est pas grand chose de plus qu'une image, une marque, une marionnette comme tous les autres qui, sans compétence aucune, passent de ministère en ministère où ils ne font qu'avaliser des plans politiques prévus de longue date, en autre par une foule de hauts fonctionnaires (souvent doublés d'idéologues nocifs) dont on ne parle jamais...

L'Education Nationale avait d'ailleurs lancé cette rentrée sous le signe de la diversité avec la fameuse photo qui suit et qui annonçait la couleur, avec ou sans mauvais jeu de mots. Wesh, c'est la rentrée à Najat!

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Franchement pas la peine d'en faire une histoire... Tout le monde sait bien que le grand remplacement, c'est maintenant et que nos chères petites têtes sont de moins en moins blondes mais de plus en plus crépues. Dans certaines classes, il n'y a même plus un blanc et cela ne date pas de cette rentrée ou de
Hollande... La France change mais ils aimeraient que vous vous y fassiez plus vite. Ils vont loin quand même! Les Français ne sont pas réveillés depuis bien longtemps non plus! Ils ont tout accepté pendant des années sans rien dire et avec le sourire... On l'oublie ça!

Et quand arrive la rentrée, ces gens qui ont été floués depuis si longtemps se demandent pourquoi l'école a changé, pourquoi l'insécurité y est désormais présente et pourquoi les résultats ne font que baisser... Eh bien, on leur demandera d'ouvrir un peu les yeux sur le monde qui les entoure et qui, le premier, leur procurera les réponses aux questions qu'ils se posent.

Nous sommes tout d'abord au sein d'un monde de tension où le manque d'homogénéité du corps social se fait de plus en plus sentir. Qu'elle soit sociale ou raciale, la fracture est réelle et on retrouve à l'école, à un autre niveau, les mêmes problèmes que ceux qui existent au dehors.

C'en est fini de l'école telle que nos parents l'ont connue. Les idéologues de l'Education Nationale, bien plus que les professeurs eux-mêmes (bien que gauchistes de base trop souvent), ont tout fait pour faire changer les pédagogies simples et efficaces du passé où l'on se concentrait sur l'essentiel tout en conservant un niveau d'exigences valable. Mais, dans une société où l'on promeut depuis des décennies l'ignorance, la médiocrité, le laxisme et la légèreté, où l'instruction et la culture ne sont plus des marqueurs sociaux de poids, où l'excellence ne sert plus qu'à amasser du fric, seul motif de réussite pour bien des parents, comment s'étonner de ce à quoi ressemble l'école? D'autant qu'actuellement, elle est avant tout utilisée par l'Etat pour faire de nos enfants de futurs "bons citoyens" (c'est à dire des individus "gris" isolés de toute communauté réelle prêchant l'"égalité", l'hédonisme, l'individualisme et n'ayant comme buts dans la vie que le fric et la consommation).

Et les enfants ressemblent de plus en plus à leurs parents: toujours moins intéressés par quoi que ce soit hormis par ce que le système leur vend en tant que jeunes consommateurs: un style vestimentaire qui calque celui de certains adultes (pas les meilleurs évidemment) et centré sur les "marques"; de la musique de supermarché visant à leur faire accepter la diversité et les autres "cultures" de manière insidieuse; une culture de l'écran rendant vite paresseux et sans imagination etc.

Finies les billes et la marelle! Ça n'intéresse pas le jeune consommateur qui ne se rêve plus en chevalier mais en rappeur... La culture a changé dans la société, les valeurs aussi et quand on sait à quel point les enfants sont perméables à leur environnement, il ne faut pas être étonné du résultat! Et puis, savoir écrire le français à l'heure du langage SMS, à quoi ça sert?

D'ailleurs, l'image que les parents ont de l'école imprègne celle des enfants. Elle n'est plus un lieu où ceux-ci s'instruisent mais une garderie où l'on fourre le petit dès 2 ans pour ne pas payer la nourrice ou, pour les cassos: pouvoir être débarrassé au plus vite de ces êtres qui ne servent qu'à toucher les allocs!

L'Etat et la société actuelle pervertissent nos enfants, consciemment et inconsciemment. Ils cherchent à établir à travers eux une future société encore plus décadente et anormale, à l'image de leurs idées dégénérées! A nous de ne pas être dupes et de déjouer, par tous les moyens, leurs plans machiavéliques. Ceci pourra d'ailleurs faire l'objet d'un article futur tant il devient primordial d'évoquer sérieusement le sujet: où et comment scolariser nos enfants? 

Rüdiger / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

31/08/2014

“Doit-on soutenir le Donbass communiste ?” (Tribune Libre d’un lecteur de Breiz Atao)

Note de Breiz Atao:

Tribune libre de Grégory M., un de nos lecteurs qui veut faire valoir son opinion sur les événements d’Ukraine. BREIZ ATAO voulant permettre aux opinions diverses de s’exprimer a naturellement accepté, quoique la rédaction n’adopte pas le point de vue présenté dans cette tribune.

Lecteur assidu de BREIZ ATAO et de nombreuses publications nationalistes ou identitaires, je veux écrire pour interroger nos milieux à propos d’une question simple : doit-on soutenir le Donbass qui, de plus en plus, s’affiche comme communiste, avec force faucilles, marteaux, statues de Lénine, rhétorique antifasciste sur fond de nostalgie stalinienne ? Je pense pour ma part qu’il faut être nuancé.

Tout d’abord parce que les deux camps utilisent une même rhétorique, que je qualifierai de culturellement marxiste. Les partisans du Donbass usent jusqu’à en vomir la rhétorique antifasciste, que l’on croyait enterrée dans cette partie du globe depuis 1992. Au début, on pouvait mettre cela sur le compte de quelques attardés perdus dans leurs campagnes, encore membre du Parti Communiste Ukrainien. Mais les mois passant, ce sont les autorités des deux républiques autoproclamées qui se sont mis à utiliser le plus sérieusement du monde une argumentation de type soviétique et marxiste pour analyser la situation et délégitimer l’adversaire.

Par exemple, sur l’agence de presse officielle de la “Nouvelle Russie”, on peut lire cet article que ne renierait pas L’Humanité ou la faction trotskyste “Riposte” du PCF.

Je citerai un extrait de ce texte intitulé de façon grandiloquente “14 thèses sur le fascisme” :

“12. Comme l’héroïsme et la guerre sont des jeux difficiles à pratiquer, les fascistes ukrainiens transfèrent leur volonté de puissance sur des objets sexuels (ce qui implique à la fois un dédain pour les femmes, une intolérance et une condamnation de pratiques sexuelles non conformes, de la chasteté à l’homosexualité). Mais comme même le sexe est un jeu difficile à pratiquer, les fascistes ukrainiens tendent à jouer avec des armes, ce qui revient à un ersatz de pratique phallique. La motivation sous-jacente des exercices militaires étant d’avoir en permanence un “pénis individuel”.

Cette bouillie pourrait être validée par un psychanalyste juif, par un représentant d’une association LGBT ou par un site web antifa. Bien loin d’être publié sur une page facebook obscure, il s’agit d’un article publié fièrement en première page de “l’agence de presse de Novorossya”, qui serait donc, selon certains et même selon BREIZ ATAO, le bastion avancé de l’orthodoxie slave face à la décadence occidentale. Force est de constater que le marxisme culturel y est pourtant tenu en haute estime et qu’il entend donner des leçons à l’antifascisme occidental.

10610615_624833517635556_7739741881678733566_n[1]Jeunes du Parti Communiste Italien engagé pour le Donbass

Je citerai un autre extrait :

“7. Aux gens qui se sentent privés d’une identité sociale claire, les fascistes ukrainiens disent que leur seul privilège est le plus commun, celui d’être nés dans le même pays. C’est l’origine du nationalisme. Par ailleurs, les seuls qui peuvent fournir une identité à la nation sont ses ennemis. Ainsi, à la base de la psychologie fasciste y a-t-il l’obsession du complot, si possible un complot mondial. Les participants doivent se sentir assiégés. La façon la plus simple pour régler ce complot est l’appel à la xénophobie.”

Cette rhétorique antiraciste et antifasciste est la règle en Europe de l’Ouest, nous la connaissons parfaitement. Elle est aussi en usage, avec une ampleur plus grande peut-être, dans ce Donbass révolté. Naturellement, les accusations de nationalisme et de xénophobie sont adressées dans les mêmes termes depuis l’Ouest à la Russie de Poutine, les médias français n’oubliant jamais de dire à quel point les skin-head sévissent dans ce pays. Mais ce que j’y vois, c’est bien que l’Ouest et l’Est partagent les mêmes catégories marxistes culturelles. Les deux s’accusant d’hypocrisie quant à leur orthodoxie sur le sujet.

Donc, quelle différence entre le Donbass antiraciste et antifasciste et l’UE antifasciste et antiraciste ?

10469198_1464626483801871_3994589333805905109_n[1]Antifas du Donbass

Je pense qu’à minima, il faut être nuancé. Les abrutis qui assurent la communication en faveur du Donbass, sur Twitter et les réseaux sociaux mais aussi sur les blogs, sont des attardés ou des autistes, adeptes d’un communisme dépassé depuis longtemps par le gauchisme européen et nord-américain. Ce marxisme-là date du siècle dernier. Notre marxisme contemporain, c’est-à-dire le trotskysme, a fait son aggiornamento et a poussé depuis belle lurette la destruction des hiérarchies naturelles du champ économique au champ anthropologique. Mais comme je le disais, ce trotskysme que nous connaissons et qui veut détruire ces hiérarchies naturelles, sexuelles ou identitaires, devient tout aussi central chez les communistes du Donbass. Leur application à singer leurs cousins occidentaux est d’ailleurs assez “touchante” si j’ose dire.

Je citerai encore le point numéro 5 du texte officiel :

“Ainsi, le fascisme ukrainien est raciste par définition. Plus de 2 millions d’Ukrainiens ont voté pour Svoboda lors des élections législatives de 2012. Les chefs et activistes de ce parti appellent ouvertement à des représailles contre des gens sur la base de leur langue et de leur ethnie, particulièrement les juifs et les Russes”.

Et je citerai encore :

“Le fascisme est devenu un terme général car on peut enlever à un régime fasciste un ou plusieurs de ses traits de caractère, mais sera toujours reconnaissable comme régime fasciste. Enlever l’impérialisme du fascisme, et vous avez Franco et Salazar. Enlever le colonialisme et vous avez le fascisme des Oustachis. Ajoutez au fascisme italien  une forme radicale d’anti-capitalisme – ce qui n’a jamais fasciné Mussolini – et vous avez Ezra Pound. Ajoutez un  culte à la mythologie celtique et à la mystique du Graal – totalement étrangère au fascisme officiel -  et vous avez un des gourous fascistes les plus respectés, Julius Evola”.

Ce que j’appellerai une diarrhée verbale gauchiste typique est bel et bien ce qui compose le discours officiel des deux républiques séparatistes. Les gens de nos milieux qui comme moi apprécient Evola ou Guénon pourront mesurer en quelle estime on les tient chez les antifas du Donbass ou du moins chez les demeurés qui écrivent leurs textes. [...]

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30/08/2014

Réponse à Michel Geoffroy à propos de la Peste Verte

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Un texte publié initialement en 2012 sur le site Polémia, vient d'être, à la faveur de la coupure estivale, remis en ligne opportunément à la fin du mois de juillet. Sous le titre « Ecologie : la peste verte ? », son auteur, Michel Geoffroy, lance de nombreux anathèmes qu'il nous a paru intéressant de relever tant ils nous semblent cruciaux dans le cadre d'un projet de société future.
Disons le tout de suite, nous n'adhérons en rien à l'image bien souvent caricaturale que l'auteur dresse de l'écologie. L'écologie radicale ne peut être confondue avec les slogans et les fanfaronnades des « écotartuffes », pour reprendre la belle formule du mensuel La Décroissance. Europe-écologie-les-verts et consorts plaident pour un capitalisme vert, oxymore génial. Notre écologie tient de la sacralité de la nature, comme aimait à la définir Dominique Venner, sacralité que les générations précédentes respectaient et oubliée depuis (1). La question qui se pose à nous désormais se résume dans la place que l'Homme se doit de trouver au sein d'un cosmos qu'il ne peut, et ne doit pas, dominer.
Le texte de Michel Geoffroy s'inscrit dans la ligne idéologique de cette droite ultra libérale qui ne voit en l'écologie qu'une barrière à commercer librement, à vivre égoïstement sans contrainte d'aucune sorte (2). C'est le fameux contrat social axé sur le tout liberté. Nous pensons qu'il se trompe d'époque et de combat. Pire, ce sont précisément ces raisonnements qui nous conduisent lentement vers l'abysse depuis des décennies.

Car l'ennemi principal de nos sociétés sur-modernes aujourd'hui n'est pas l'écologie mais « la mondialisation, stade suprême de l'expansion du capital » (3) et dans lequel les états ne sont devenus que de « simples assistants de l'économie globale », des fonctionnaires de firmes transnationales. Jean-Claude Michéa a très bien expliqué la nature profondément révolutionnaire du développement capitaliste et à quel point il a changé la face du monde (4). C'est désormais un phénomène total qui touche tous les secteurs de la vie publique comme privée. Il faut garder à l'esprit que l'essence du capitalisme trouve son expression dans l'accumulation de marchandises non utiles et uniquement destinées à être vendues. C'est la baisse tendancielle de la valeur d'usage qu'avait défini Guy Debord en son temps.
L'accumulation illimitée du capital se définit également sous le terme de croissance. Ce phénomène repose sur un ancrage anthropologique : l'homo économicus, où l'Homme se voit mué en consommateur illimité, dicté par ses seules envies. L'accession au crédit et la manipulation publicitaire incitent à penser qu'il existe une forme de bonheur par la marchandise. Bonheur insatiable, qu'il convient sans cesse de renouveler. Ainsi, nous entrevoyons aujourd'hui le triomphe absolu de la liberté individuelle (celle là même défendue par Michel Geoffroy), avec tous ses excès, et dans lequel le marché « devient le seul lieu de socialisation » reconnu (5).
C'est un système intrinsèquement fondé sur la démesure qui ne connaît plus aucune limite dans aucun domaine. Pour reprendre les termes de Serge Latouche, nous vivons au sein d'une société phagocytée par l'économie de croissance.

La métaphysique du progrès, dont l'idée maîtresse était que le développement devait apporter le bonheur à l'humanité, a failli. Pire, la croissance comme bienfait et espérance, s'estompe de notre horizon économique. D'après les chiffres récents de l'office européen des statistiques (Eurostat), la zone euro à vu son PIB stagner au 2e trimestre après avoir progressé seulement de 0,2% au 1er trimestre. En France, la croissance est restée à zéro au T2, l'Allemagne a subi un brutal coup de frein au T2 en reculant de 0,2%6. L'Italie est retombée en récession au 2e trimestre avec un PIB se repliant de 0,2%. L'austérité est désormais ce qui attend nos sociétés industrielles addictes à une croissance qui n'est plus là.
Parallèlement, le tout-économie que nous connaissons depuis des décennies se heurte aux limites de la finitude de la biosphère. La capacité régénératrice de la terre n'arrive plus à suivre la demande (7).
C'est ce que Michel Geoffroy semble ne pas comprendre, prisonnier d'une idéologie productiviste profondément mortifère.

Bernard Charbonneau avait reconnu cette idéologie de droite en ce qu'elle estime comme secondaire les conséquences du progrès et du délire quantitatif de la société de croissance.
A l'instar de Serge Latouche, nous pensons qu'une croissance infinie est incompatible avec un monde fini, et qu'il est plus que temps de penser à modifier nos manières de produire et de consommer sous peine de nous heurter très vite à l'iceberg écologique (J.C Michéa).
Dominique Venner, dans son ouvrage posthume, avait tenu à marquer son adhésion à l'école de pensée de la décroissance. « L'une des questions cruciales de l'avenir sera celle de l'arrêt de la croissance, et mieux encore celle d'une décroissance », écrivait-il (8).
Michel Geoffroy nous assène tous les poncifs réactionnaires récurrents de ce qu'il croit être l'écologie : l'opposition au nucléaire, l'opposition au gaz de schiste (9), et surtout la réduction de la liberté de circulation automobile, « inventée par les européens justement pour faciliter les déplacements ». C'est oublier un peu vite que la mobilité fut en France le premier impératif catégorique de l'ordre économique durant les années cinquante/soixante, comme le rappelle Jean-Claude Michéa, et que l'automobile facilita le concept de l'Homme disponible qu'elle a contribué à déraciner (10). L'hypermobilité ne sert que l'intérêt du capital.

Les « grandes opérations d'aménagement » citées par l'auteur de La peste verte ne sont rien d'autres que des écrans de fumée visant un dissimuler une inactivité chronique du secteur « travaux publics ». Elles n'ont pour but que d'occuper artificiellement des salariés sur de grands projets inutiles et destructeurs de l'environnement. L'exemple du chantier pharaonique de la Ligne à Grande Vitesse Bretagne-Pays de la Loire est symptomatique d'un saccage inutile : 182 kilomètres de lignes nouvelles, 32 kilomètres de raccordement, 2 bases de travaux 2700 hectares d'emprise, pour gagner seulement 37 minutes entre Paris et Rennes ! Les voyageurs pressés sauront apprécier !
Quant aux affirmations « écologie devenue argument publicitaire », elles rejoignent ce que nous dénoncions en ouverture : ce fameux capitalisme vert mis en avant par les « écologistes » du système, adeptes d'un développement durable et d'un écotourisme qui n'ont « pour fonction que de maintenir les profits et d'éviter le changement des habitudes en modifiant, à peine, le cap » (11). Il va sans dire que l'écologie radicale ne se reconnaît pas dans ces mystifications en phase avec l'anthropologie consumériste.

Il est plus qu'intéressant de noter que Michel Geoffroy parle de l'écologie comme d'une religion, « inaccessible à la raison scientifique » précise t-il. Si religion il y a, c'est bien celle de l'économie, du progrès et du développement. Les thèses transhumanistes qui font discrètement leur apparition ces dernières années sont là pour nous le prouver.
L'écologie n'est pas une fin en soi, comme certains voudraient le faire croire, mais l'aboutissement logique d'une critique du développement. Depuis le rapport du Club de Rome de 1972, nous savons que le développement n'est ni souhaitable ni soutenable. La publication de The Limits to growth ou « rapport Meadows », préparé par une équipe de scientifiques du Massachusetts Institute of Technology, affirme que le système planétaire va s’effondrer sous la pression de la croissance démographique et industrielle, à moins que l’humanité ne décide délibérément de stabiliser sa population et sa production.
Il est à noter que cette année, le 19 août 2014 marque la date à laquelle l'humanité a épuisé le budget écologique annuel de la planète. Chaque année, le jour de dépassement intervient de plus en plus tôt. Ce jour était tombé le 21 octobre en 1993 et le 22 septembre en 2003 (12). Chaque jour qui passe nous rapproche un peu plus du mur.

Le texte de Michel Geoffroy est à l'image d'une droite qui ne comprend pas les mutations qui sont en train de s'opérer au sein de nos sociétés sur-modernes. Les Trente Glorieuses sont derrière nous (et c'est tant mieux compte tenu de leurs effets dévastateurs irrémédiables sur le patrimoine et l'environnement). La croissance s'essouffle et le poids environnemental de notre mode de vie est sans équivalent sur la biosphère.
La vision défendue par Michel Geoffroy d'une « décadence européenne » au sein « du grand hôpital qu'est devenu l'occident » est une vision fantasmée, aveugle et irraisonnée d'un modèle qui n'a plus cours. C'est la France de Giscard d'il y a quarante ans.
Tous les régimes politiques modernes ont été productivistes, y compris le modèle soviétique qui ne fut rien d'autre qu'un capitalisme d'état axé sur le développement de l'industrie lourde.
Il nous faut inventer de nouveaux paradigmes en vue d'élaborer une troisième voie qui devra passer par une sortie du capitalisme, destructeur des cultures au nom d'une folle homogénéité planétaire.
L'objectif sera de retisser du lien social et de construire une société à dimension humaine, conviviale, autonome et économe, dans le respect de la tradition.
Il y a urgence. Car plus nous nous hâterons « et plus il restera de chances pour que le processus de sortie progressive du capitalisme ressemble à un atterrissage en douceur » nous avertit Jean-Claude Michéa.


Guillaume Le Carbonel

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

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1) Dominique Venner, Un samouraï d'occident, Pierre Guillaume de Roux, 2013, p.66
2) Il nous suffira de relever quelques expression pour s'en convaincre : « La liberté d'initiative des Européens », augmentation de « réglementations et de normes », « difficulté croissante d'entreprendre et de conduire de grandes opérations d'aménagement » etc ...
3) Alain de Benoist, in Eléments N°150 janvier-mars 2014, p.46
4) Jean-Claude Michéa, Les mystères de la gauche, Climat, 2013
5) Jean-Claude Michéa, Les mystères de la gauche, Climat, 2013
6) Libération, édition du 14 août 2014
7) Serge Latouche, Petit traité de la décroissance sereine, Mille et Une Nuits, 2007, p.42
8) Dominique Venner, Un samouraï d'occident, Pierre Guillaume de Roux, 2013, p.63
9) Des chercheurs du laboratoire national Lawrence-Berkeley et de l'université du Pacifique (Californie) viennent d'alerter les Etats sur la toxicité de certains additifs utilisés lors de la fracturation hydraulique, notamment les produits biocides qui visent à tuer les bactéries. Le Monde, édition du 14 août 2014. Rappelons qu'il y a quelques mois, l'institut américain des sciences de la santé environnementale avait estimé qu'il y avait « des preuves de risques potentiels pour la santé publique dus au développement du gaz de schiste », Le Monde, édition du 17 avril 2014.
10) Jean-Claude Michéa, Les mystères de la gauche, Climat, 2013
11) Hervé Kempf, Comment les riches détruisent la planète, Le Seuil, 2007, cité par Serge Latouche, Petit traité de la décroissance sereine, p.26
12) Rapport de l'organisation Global Footprint Network, AFP du 19.08.2014

29/08/2014

Nokturnal Mortum - Ukraina - Concert en Lituanie


11:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

28/08/2014

Chronique musicale: Midnight "No mercy for Mayhem"

Midnight "No mercy for Mayhem"

(Hells headbangers, 2014)

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Et revoilà le fameux combo originaire de Cleveland! Après des tonnes de splits et d'EPs divers et variés, Midnight revient en force avec un deuxième album qui ravira les amateurs de Métal "old school" bien couillu!

J'avais déjà parlé ici du groupe américain à l'occasion de la sortie de leur compilation Complete and total hell et je pourrais reprendre presque mot par mot ce que j'avais écrit! Oui, avec ce No mercy for Mayhem, Midnight persiste et signe. Préparez-vous donc à une nouvelle avalanche de riffs assassins au long de ces 11 nouveaux titres pleins de sueur et de sang. Car, Midnight, c'est un mélange de tout de qui est jouissif dans le rock: un aspect punk que l'on retrouve tant dans la musique que dans l'attitude; un côté rock'n roll puissance 10 et une musique bourrée d'énergie, héritière de ce que nos bonhommes ont dû consommer à outrance (outre les litres d'alcool!) depuis leur adolescence, à commencer par Motorhead et Venom !



On qualifie souvent des groupes tels que Midnight de Black'n roll et je trouve ce terme fort adapté car les aspects Black Métal sont finalement restreints: on ne trouvera ici que l'imagerie satanique propre au Métal et les parties vocales qui accompagnent à merveille un speed/thrash énervé et sans fioritures! En somme, mélangez alcool, sexe et dirty Métal et vous aurez de quoi définir la musique de nos Américains  cagoulés qui risquent fort, avec "No mercy for Mayhem" d'animer vos soirées les plus folles pendant longtemps!

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Notez pour finir que l'album, en plus d'un pressage vinyl de qualité, est livré dans sa version CD avec un second CD présentant le très rare live Alive on the streets of Cleveland qui vous donnera encore plus envie de voir ces furieux de Midnight en concert!

Rüdiger / C.N.C.

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27/08/2014

Deuxième grande journée familiale et militante (Nieppe - 27/09/14)

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Réservation: Weezevent